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14.La nouvelle de Adila Katia El ghorba 14eme partie

23 octobre 2011

1.Extraits

RÉSUMÉ : Krimo réfléchissait à comment “éliminer” son rival. Il pensait qu’une fois seule, sa bien-aimée lui reviendrait. Mais s’il était prouvé qu’il était le meurtrier, il la perdrait une seconde fois. Elle ne lui pardonnera pas d’avoir tué son ami. Lui ne se voyait pas en criminel mais victime de son amour.

Il souffrait et il se sentait à bout…Il ne put s’endormir qu’à l’aube. Il avait fini par retrouver son calme et était parvenu à chasser de son esprit toute idée meurtrière. Ce n’était pas digne d’un homme. Surtout comme lui. Quelqu’un qui travaillait pour deux avocats, qui avait repris ses études pour réaliser ce rêve d’adolescence, celui aussi de sa défunte mère. Elle se serait retournée dans sa tombe s’il avait commis un acte lâche qui eut compromis sa liberté.
Au matin, en se rendant à son travail, il avait eu le courage de prendre une importante décision. A partir de ce jour, il n’irait plus voir Ferroudja. Puisqu’elle avait fait son choix et qu’il n’avait rien à espérer, autant être courageux pour une fois et les laisser tranquilles.
Le printemps passa. Les jeunes feuilles des arbres des avenues étaient plus drues. Les enfants qui jouaient souvent au ballon soulevaient une poussière fine et blanche. Les gardiens des entrées de certaines petites entreprises et autres sommeillaient à l’ombre, dans les coins calmes. Le soleil de ce début de juin déversait ses flammes sur Alger dont les habitants se préparaient à partir vers les villes côtières, le temps de l’été.
Krimo aurait voulu lui aussi aller à la mer, mais comme il était nouveau venu, il n’avait pas le droit aux vacances. Il pensait souvent à Ferroudja. Elle allait bientôt prendre son congé. Il ne restait que trois semaines avant la fin de l’année scolaire. Elle allait sûrement partir chercher sa fille à Annaba si son ex-mari acceptait de la lui laisser. Elle allait se consacrer à elle, le temps des vacances. Elle devait l’avoir oublié, lui.
Rabah avait comblé tous ses vides. Il en avait de la chance. Krimo le crut, jusqu’au jour où en sortant du cabinet de travail, il tomba sur Ferroudja.
De surprise, il lâcha les documents qu’il devait vérifier. C’était chanceux qu’il n’y eut pas de vent sinon les feuillets se seraient retrouvés éparpillés sur le trottoir.
Il s’abaissa et s’empressa de les ramasser. Ferroudja aussi se baissa et l’aida à les récupérer. Quand ce fut fait, ils se redressèrent. Il la remercia chaleureusement.
- J’ignore comment j’aurais fait sans toi, dit-il.
Dans un coup d’œil, il nota qu’elle semblait fatiguée. Ses  traits étaient tirés. Ses yeux ne brillaient pas. Le cœur serré, il devina qu’elle avait beaucoup pleuré.
Il en était convaincu. Ferroudja avait pleuré. Cela le réjouit. Elle souffrait elle aussi. Il avait beau l’aimer plus que tout, il voulait qu’elle souffre un peu comme lui…
Plus que jamais, elle lui parut vulnérable. Mais il s’efforça de ne rien laisser paraître de ses sentiments.
- On dirait que tu as pleuré.
- C’est vrai, reconnut-elle. Des amis que j’aimais bien sont partis en vacances en Italie… Je les envie. Moi aussi, je voudrais sortir, aller à la mer, m’amuser un peu…
Krimo se dit que ces “amis” partis en Italie n’étaient autres que Rabah Si Djemaa. Sans doute n’avait-il pas trouvé le moyen de l’imposer à sa femme, à sa famille ? Il fut très surpris quand elle lui proposa :
- Pourquoi n’irions-nous pas passer ce vendredi à la plage ? Je suis libre maintenant le vendredi… Si le cœur t’en dit…
- Tu ne vois pas ta fille durant les vacances ?
- S’il te plaît, murmura-t-elle en se détournant. Ne me parle pas d’elle…
- D’accord… d’accord… Pour la plage, pourquoi ne pas y aller durant le week-end ?… Je connais un copain. Il loue des chambres… Je vais lui téléphoner si tu es d’accord ?
- Oui… Quelle plage ?
- Il y a beaucoup de plages sur la baie d’Alger, il te suffit de choisir… Je me débrouillerais une voiture…
- Fais comme tu veux… sinon le car pourra très bien faire l’affaire !

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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