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La fille des Aurès 51eme partie Par : Hanane Yasmine

17 octobre 2011

1.Extraits

 Lundi, 17 Octobre 2011

Résumé : Nawel déjeune au restaurant indien. Elle découvre des mets qu’elle ne connaissait pas, et Ammir l’invite encore une fois à une soirée artistique. Il lui promet de la présenter à sa famille, et lui demande à son tour de lui présenter Hakima. Devant tant d’insistance, Nawel ne put reculer.
Elle relut la date sur la carte :
- C’est dans trois jours.


- Exact. J’attendrais avec impatience ton arrivée.
Nawel met les deux cartes dans son sac et Ammir lance :
- J’espère qu’elles n’auront pas le même sort que ma carte de visite.
- Non. Oh ! non. Je te promets d’en parler dès ce soir à Hakima.
Elle jette un coup d’œil à sa montre :
- Déjà 16h !
Ammir se lève et s’empare des clés de son véhicule :
- Je suis désolé Nawel. Je t’ai retenue. À vrai dire, je n’ai pas vu le temps passer.
Nawel sourit :
- Eh bien pour être quitte, moi non plus.
Ils rirent, et s’empressèrent de quitter les lieux.

UNE VIE…UN RÊVE
Hakima éteint son ordinateur et ramasse ses affaires. Elle avait travaillé d’arrache-pied depuis la matinée, et estima qu’il était grand temps pour elle de rentrer. Ses recherches s’étaient avérées fructueuses, et elle avait maintenant assez de matière pour préparer un long exposé sur le cinéma universelle. Le festival de Cannes se tiendrait bientôt, et elle espérait décrocher un billet pour la couverture de cet évènement mondial.  Elle tente de se détendre et de ne penser qu’à son travail… Mais  elle ne put s’empêcher de penser à Faouzi et elle sentit renaître en elle toute la tension de la matinée. Elle ferme ses yeux comme pour effacer une amère réalité. L’oubli ne viendra pas de si tôt. Elle se rappelle d’un poème qu’elle avait écrit alors qu’elle était encore adolescente et se met à le réécrire sur une feuille qui traînait sur son bureau. Sans trop savoir pourquoi, elle termine le poème et le relit, avant de froisser la feuille. Elle s’apprêtait à la jeter dans la corbeille à papier qui trônait à ses pieds, lorsqu’elle sentit une main se poser sur son épaule. Elle sursaute et se retourne vivement. Faouzi se tenait juste derrière elle.  Il prit la feuille qu’elle venait de froisser, la déplie puis se met à lire :

UNE VIE… UN RÊVE
Le vent a heurté ma cabane
Et le secret d’une nuit s’envola
Une parole à peine prononcée
Battit des ailes, et s’en alla.
Que de larmes versées
Sur cette feuille ensommeillée.
Le bruit des vagues
Mouilla mon rêve
Et le cri d’une mouette
Se perdit au loin
Peine perdue
Plage perdue
Mais d’où vient cet inconnu ?
Le vent a heurté ma vie
Et je suis ce destin qui me suit.
Faouzi tire une chaise et se met à côté d’elle :
- Il est très beau ce poème Hakima… C’est de qui ?
Elle hausse les épaules :
- Oh ! c’était juste des fadaises que j’écrivais quand j’étais au lycée…
- Il est de toi ! Tu m’impressionnes de plus en plus. Je ne savais pas que tu étais poète aussi.
Elle baisse les yeux :
- Un ancien passe-temps.
- Tu devrais écrire davantage.  Je t’aiderais à éditer un recueil…
Elle relève les yeux et lance :
- Non. Je…  J’écris des poèmes de temps à autre juste pour me…
- Oui ?
- Juste pour oublier les aléas de la vie… Pour me déstresser. Je n’ai pas l’intention de publier. Enfin, du moins pour le moment.
Faouzi la contemple un moment puis lance :
- Aussi ambitieuse que tu es, je crois qu’il est temps pour toi de penser à publier. J’ai lu quelques-unes de tes nouvelles. Un vrai régal. Tu as lu les messages de tes lecteurs au moins ?
Elle hausse les épaules encore une fois :
-  J’essaye de faire de mon mieux pour ne pas les décevoir. Mais je ne suis pas un ange. Je ne suis qu’un être humain doté d’une intelligence limitée.
Faouzi ébauche un sourire :
- J’aimerais bien te croire. Mais vois-tu, il se trouve que tu es extrêmement intelligente. Tu as un bel avenir devant toi Hakima.
- Je me contente de mes couvertures quotidiennes et de mon salaire Faouzi. Grâce à Dieu. Je peux vivre à l’abri du besoin. Je n’en demande pas plus.
- Qui te dis le contraire ? Mais cela ne t’empêchera pas d’avancer dans ton travail et d’aspirer à un meilleur poste. Je sens que tu vas grimper allègrement tous les échelons. Tu es jeune, ambitieuse et très douée dans ton domaine.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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