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Noir et blanc Hassi Ameur Par : Mustapha Mohammedi

16 octobre 2011

Contributions

Il fait partie de cette enfilade de vieux puits devenus aujourd hui des hameaux et que les colons ont plantés entre Oran et Arzew. C’est au milieu de ce couloir champêtre, le long de la côte que vit le paisible village de Hassi Ameur.

Sur les 5 000 âmes qui peuplent le bourg, 90% tirent leur subsistance de l’agriculture, de l élevage et souvent pour boucler les fins de mois de petits commerces.
Il faut bien vivre. Mais qu’est-ce qui pourrait bien attirer un visiteur dans ce trou perdu de la cambrousse sinon une affaire urgente ?  À  la mairie par exemple, on ne fait pas la queue, dans les cafés les tables sont presque vides et l’unique station de lavage pour véhicules chôme un jour sur deux. Alors quel centre d’intérêt pourrait capter les villageois et les étrangers ? Le bureau de poste, le bureau de poste pardi… Le 22 de chaque mois quand la caisse de retraites régale. Et lorsque ce jour arrive, tous les sexagénaires pointent à la soupe une carte nationale et un chèque à la main. La peur au ventre, la peur de ne rien trouver sur leur compte. Il n’y a pas de bousculade. L’établissement n’a que 5 mètres carrés de surface. Les documents sont confiés à un volontaire qui les étale sur le guichet par ordre d’arrivée. Et comme tout le monde connaît tout le monde, les pensionnaires ne tardent pas à  s’agglutiner sur le trottoir par petits groupes, les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. L’écrivain public est aussi là. Il sera tout à l heure très sollicite. Certains futés, las de faire le pied de grue, préfèrent siroter quelque chose au café d’en face. L appel des noms commence alors. Je ne peux pas m empêcher de raconter cette scène, elle est savoureuse, digne de Marcel Pagnol. — Si Mohamed annonce l agent payeur, silence dans le foule. — si Mohamed reprend quelqu’ un dans la foule sur un ton légèrement plus fort. —J’arrive répond Mohamed attablé à la terrasse, dans un moment, mettez-la de côté.
Entendez sa pension…
M. M.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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