C’est à se demander si les jeunes croient encore au militantisme partisan. S’ils pensent que par le biais d’un parti politique se former, véhiculer des idées, les faire passer et prendre le pouvoir communal, wilayal ou national.
S’ils pensent d’abord que la politique et son exercice permettent de changer l’ordre des choses. S’ils croient en l’alternance au pouvoir sans passer par la violence. En réalité, nous n’avons aucune donnée crédible pour le constater faute d’enquêtes sur le sujet. Il serait bon de savoir par exemple le nombre de militants de chaque parti agréé ou non par sexe et tranche d’âge, par niveau d’instruction et par région. Savoir quelles sont les particularités de chaque parti et le situer dans le paysage politique. Il est facile de baver sur la démocratie des autres et de suivre comme viennent de le faire les Algériens face à leurs téléviseurs, les débats des primaires au sein du PS français et parfois considérer qu’ils ont un avis à donner Le FLN a mal vieilli sur un candidat ou un autre. Nous oublions qu’il s’agissait là de confrontation d’idées à l’intérieur d’une même formation politique où on peut être d’accord sur le fond idéologique, mais par forcément sur la manière de conduire la vie publique. Pendant ce temps, nos redresseurs et nos conservateurs dans un parti vieilli par ses querelles au sommet dans la pure tradition de l’ex « politbureau » soviétique, offrait un spectacle ring qui n’est en réalité qu’une lutte d’un clan contre un autre clan. La nouveauté au FLN car s’agissant de ce parti, c’est que l’équipe Goudgil qui compte renverser celle de Belkhadem, apporte des propositions pour la mise en oeuvre des réformes et se positionne comme meilleur défenseur du programme du président. Entre autres, elle plaide pour un mandat présidentiel de quatre ans reconductible une seule fois. Mais le fond du problème qui sépare les deux clans n’a rien à avoir avec la politique telle qu’on se l’imagine. Ce n’est pas une question idéologique ni une façon différente de gérer le pays qui creuse le fossé, mais des intérêts non déclarés. Depuis quand certaines têtes de pont du FLN sont-elles démocrates ?
Vu de l’extérieur, ce parti devrait rejoindre le musée du djihad parce que considéré comme patrimoine national de la guerre de libération. Vu de l’intérieur et selon ses propres militants, il n’y a plus d’avenir dans l’union. La Djabha comme on l’appelle, était née par le rassemblement de toutes les tendances qui se sont engagées pour l’indépendance. Cela fait tout de même 50 ans que nous sommes indépendants et le FLN a survécu à toutes les perturbations dont certaines lui sont attribuées. Par ailleurs, depuis 89, chacun est revenu à sa chaumière. Ce qu’en pensent les jeunes ? On n’en sait trop rien. Pour le moment. Et si certains veulent redresser le parti historique devenu parti à histoires, c’est qu’il s’est un peu trop courbé avec le temps et ne peut donc voir plus loin que ses pieds

































15 octobre 2011
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