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MESSALI HADJ, LA GUERRE DE LIBÉRATION, LES ASSASSINATS, LE FLN, BOUMEDIENE… Cette histoire qui tourmente tant…

12 octobre 2011

Histoire

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Cette histoire qui tourmente tant...

Les Algériens veulent-ils solder les comptes avec leur propre Histoire à la veille du 50e anniversaire de l’indépendance du pays?

Depuis quelques jours, les colonnes de la presse nationale foisonnent de déclarations, de propos et de témoignages qui, en d’autres circonstances, auraient pris des allures de scandale national, d’offense à la mémoire collective. Messali Hadj, le parti du FLN, le colonel Boumediene reçoivent de plein fouet ces décharges telles des rafales qui sortent tout droit d’une mémoire qui explose sous la pression du refoulement. Le premier à subir ces salves a été celui que des livres d’histoire avaient présenté comme étant le père du nationalisme algérien, le Zaïm Messali Hadj. «Faux!», rectifie-t-on.
«Messali est un traître. Les Messalistes sont des collaborateurs. Ils ont aidé l’armée coloniale à mâter le Front de libération nationale (FLN)», a tranché avant-hier, le secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), Saïd Abadou, en marge d’une conférence célébrant le 55e anniversaire de Ali Khodja. «La guerre de Libération nationale a été conduite uniquement par le FLN et son bras armé l’ALN. Le MNA est un appoint pour la France. Nous, nous ne reconnaissons que le FLN, rien que le FLN», a-t-il appuyé. Avant lui, c’était le leader du parti Ahd 54, Ali Fawzi Rebaïne. Le 3 octobre dernier, M. Rebaïne a estimé que les militants de l’ancien PPA/Mtld restés fidèles à Messali El Hadj, après le déclenchement de la Révolution, sont des traîtres. Les Messalistes sont des «traîtres qui ont travaillé avec la France et qui ne peuvent pas être nos responsables», a déclaré hier, le président de Ahd54 lors d’une conférence de presse tenue au siège de son parti à Alger. M. Rebaïne a même accusé le FLN d’avoir ouvert ses portes à ces éléments.
M. Rebaïne s’est opposé au retour des Messalistes à la vie politique du fait qu’«ils ont trahi». Le FLN, l’ex-parti unique, qui s’est recyclé depuis 1988, en a eu pour son compte également.
Saïd Abadou, encore lui, a soulevé, avant-hier, le couvercle d’un chaudron bouillonnant laissant échapper les effluves d’une bataille rangée au coeur de la famille révolutionnaire. «Le FLN aurait pu passer à un autre sigle plus proche de la réalité post-Indépendance afin de rester dans le sillage du respect de la mémoire de la Révolution» a déclaré, sans sourciller, M. Abadou.
«Malheureusement, ce n’est pas le cas pour ce dernier», a-t-il regretté ajoutant en marge de son intervention au Club du moudjahid: «Le flambeau de l’Armée de libération nationale (ALN) est passé à l’Armée nationale populaire (ANP), pour continuer dignement le combat des martyrs de la Révolution algérienne.» Saisie au vol, cette déclaration trouve un écho dans une initiative qui vient d’être lancée par le député de Bouira, Ali Brahimi, et signée par 22 députés. L’initiative est une proposition de loi visant à faire du sigle FLN un patrimoine appartenant à tous les Algériens. Cette revendication selon laquelle il fallait mettre le FLN au musée ne date pas d’aujourd’hui. Le défunt président Mohamed Boudiaf en avait fait son credo. Le colonel Houari Boumediene, qui a régné sans partage sur le pays de 1965 à 1978, n’est pas épargné par les retrouvailles de l’Histoire. Actuellement, dans les colonnes du confrère Le Soir d’Algérie, c’est la chronique de l’une des plus sombres pages de notre histoire post-indépendance qui se décline. Le coup d’Etat manqué par Tahar Zbiri contre Boumediene. Ce feuilleton met en lumière le conflit entre l’EMG (état-major général) et le Gpra (Gouvernement provisoire de la République algérienne) et tout remonte en surface. Les coups tordus, les égoïsmes, les trahisons, les liquidations et tout le reste au moment où le peuple, épuisé par la guerre, manifestait dans les rues sous le slogan: «Sept ans barakat!» Les Algériens veulent-ils solder les comptes avec leur propre Histoire à la veille du 50e anniversaire de l’indépendance du pays? C’est peu dire qu’ils sont tourmentés par ces réminiscences aux enjeux brûlants. Certes, les retrouvailles avec la mémoire permettent de regarder l’histoire en face, de pouvoir l’écrire, mais elles comportent d’énormes risques. Du fait qu’elle est révélatrice de sérieux problèmes, l’histoire risque de se rejouer. Qui aurait dit qu’un livre sur le colonel Amirouche, écrit par Saïd Sadi, pouvait soulever autant de réactions violentes? D’autres l’avaient écrit bien avant nous: l’Histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l’intellect ait élaboré. Ses effets sont identifiés et dangereux. Elle donne des ailes et enivre les peuples, elle les fait rêver, conduit au délire, met en relief de faux souvenirs, aiguise le complexe de supériorité et titille le sentiment de persécution et entretient les plaies.

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À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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