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Culture : Le coup de bill’art du Soir Chassé d’Alger, le duc d’Orléans gagne «la bataille» de Paris Par Kader Bakou

11 octobre 2011

Contributions

Une des deux statues équestres jumelles du duc d’Orléans se dressait à Alger et l’autre à Paris. Au sujet de la parisienne, Chopin écrivait de Nohan à sa famille polonaise : «On l’élève sur la place du Louvre, elle est en bronze algérien, de même que les bas-reliefs. C’est une œuvre de Marochetti, un des meilleurs sculpteurs de Paris.»


Le 28 octobre 1845, les deux œuvres réalisées toutes les deux en France par Marochetti furent inaugurées. A Alger, la statue du duc d’Orléans est dressée sur la place Royale qui sera ensuite baptisée Place du gouvernement. Comme s’il débarquait de la mer, le duc d’Orléans à cheval semblait menacer la Casbah de son épée. Les Algériens «indigènes» appelaient cette place, «placette el-aoud» (place du cheval). C’était comme s’ils voulaient faire comprendre que le cheval est plus important que son cavalier qui avait combattu l’Emir Abdelkader. A l’indépendance de l’Algérie, en 1962, la statue est «rapatriée» en France. On dit que les jumeaux vivent parfois les mêmes aventures. C’est un peu le cas des deux statues du duc d’Orléans. Au lendemain de la révolution de 1848 en France, le gouvernement provisoire adressait au nouveau gouverneur général (de l’Algérie) Louis-Eugène Cavaignac un ordre d’enlèvement de la statue de la Place du gouvernement. Mais à peine avait-on dressé les charpentes devant servir à soutenir la masse de bronze que les colons se ruèrent sur les échafaudages et les jetèrent à la mer. La milice organisa spontanément un service de faction autour du monument pour empêcher l’application de l’ordre d’enlèvement. La statue resta ainsi en place jusqu’à juillet 1962. Il était en revanche inconcevable pour le pouvoir républicain de laisser au cœur de Paris un monument à la gloire de la dynastie déchue. Dans la nuit du 26 au 27 février, les entrepreneurs du Louvre enlevaient la statue. Elle sera expédiée en 1850 au château de Versailles pour être érigée sans socle dans la cour de la petite Orangerie. Le 18 octobre 1971, un arrêté ministériel décida son transport au château d’Eu en Normandie. Sa jumelle algérienne se dresse aujourd’hui sur une petite place de Neuilly-sur-Seine, rebaptisée place du Duc d’Orléans. Ainsi, après sa retraite historique d’Algérie, le duc d’Orléans a pu reconquérir Paris, d’où avait été chassé son jumeau en bronze.
K. B.
bakoukader@yahoo.fr

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/10/11/article.php?sid=124229&cid=16

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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