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Le temps conte par El-Guellil

8 octobre 2011

Contributions

Dans une communauté de tortues, appelée «fast rabbits», (lapins rapides), une famille, voulant déjeuner, envoya leur jeune rejeton au marché, acheter un peu de laitue. Calculant le temps de l’aller et du retour, le père de famille estima que son fils,

dénommé «Carapaçon», mettra trois années pour l’aller et trois autres années pour revenir du marché. Il s’organisa donc en conséquence et demanda à son épouse «Goumbria», oui c’est son nom, de dresser la table et de «prendre tout son temps».  Enfin, c’est une façon de parler. Six ans après, le fils prodigue revint de son marché l’air triomphant, un peu vieilli, mais tenant fièrement sous le bras, pardon sous la carapace, la fameuse laitue, un peu défraîchie, mais néanmoins encore comestible. La table était dressée et n’attendait plus que la nourriture. Mauvaise surprise ! Il n’y avait plus de sel, et manger de la salade sans sel reviendrait à mastiquer du carton, c’est tout comme. On décida alors d’envoyer de nouveau le cher rejeton au marché pour ramener le fameux produit qui donnera du goût à leur salade (sans jeu de mots).

Cependant, craignant que la laitue soit mangée sans lui, et sans sel, maâliche, Carapaçon décida de ne pas aller au marché, mais d’épier ses parents. Il se cacha alors dans un coin de la modeste demeure et attendit. En fait, il décida d’attendre le temps théorique qu’il devait mettre pour aller chercher le sel, c’est-à-dire six années. Chose dite chose faite. Les six années sont enfin écoulées. Carapaçon avait encore pris de l’âge.       Il avait donné douze années de sa vie pour une laitue.

Celle-ci n’était plus comestible, et n’a pas été mangée par les parents, mais par les vers. Il décida alors de se montrer. «Mais où est le sel ?» tonna le père. «Mais où est le sel ?» renchérit la mère. «Je ne suis pas parti au marché», répondit Carapaçon, l’oeil scintillant de malice. «J’avais peur que vous ne mangiez la salade sans moi, j’avais trop faim !»

Comme quoi, le temps quand il manque de sel, c’est de la salade.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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