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“LE CAFÉ DE L’IMAM” DE FADÉLA M’RABET La magie de l’instant

6 octobre 2011

1.LECTURE

On peut à présent jurer que Fadéla M’rabet est une grande fan de café. Et en plus l’écrit, noir sur blanc, dans son récit, de la manière la plus sympathique.
Mais en réalité, le café n’est qu’un prétexte pour Fadéla M’rabet qui nous entraîne, avec le Café de l’Imam, dans un univers peuplé de souvenirs, d’ombres et de fantômes. Elle retrouve ses vingt ans dans une Algérie qui se construit, qui espère et qui rêve à de meilleurs lendemains dans les années 1960.


L’auteure se retrouve également dans la maison familiale, autour d’une “meïda” installée dans le patio où s’élèvent les voix et les rires des femmes. Des femmes qui oublient la monotonie de leur existence autour d’un café parfumé à la fleur d’oranger. Elles s’adonnent avec bonheur à l’inévitable séance de commérages, et ne pensent à rien d’autre qu’à vivre l’instant présent. Cette image de femmes partageant un moment de bonheur et d’insouciance accompagnera Fadéla M’rabet toute sa vie, à tel point que le café deviendra un témoignage de la sympathie, sinon de gratitude envers quelqu’un.
Partager un café est un acte de générosité qu’on savoure dans le partage et la bonne humeur, qui sort son consommateur de sa propre réalité, pour le placer dans le présent, dans la magie de l’instant. Dans le Café de l’Imam, Fadéla M’rabet a rehaussé le café au rang de catalyseur de souvenirs.
Au fil des pages, l’auteure fait plusieurs haltes dans son passé et nous raconte des historiettes et des anecdotes récoltées par-ci, par-là, tout au long de sa vie riche en voyages, en découvertes… et en consommation de café.
L’auteure d’Alger, un théâtre de revenants retrouve également les fantômes de son passé et parle de la condition féminine. Fadéla M’rabet ne lit pas dans le marc de café, mais raconte quand même l’Algérie d’autrefois. Sans aigreur et avec lucidité, l’auteure pose un regard plein de tendresse sur le passé, précisément son passé, et se confie à son lecteur, en lui parlant de tolérance, d’engagement, de rêves et d’espoirs.
Ce lecteur devient l’ami qu’on inviterait à “papoter” autour d’un café bien chaud. Ce lecteur devient le confident qui oublie toutes ses occupations pour vivre l’instant… sans aucune modération, et avec beaucoup de cœur.

Le Café de l’Imam de Fadéla M’rabet. Récit. 122 pages.
Editions Dalimen. 350 DA.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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