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13.Une faute de jeunesse (13e partie) Par K. Yerbi

26 septembre 2011

1.Extraits

Ainsi va la vie

Résumé de la 12e partie : Fatma est maintenant sûre que son nouveau voisin est son fils. Celui-ci, curieusement, se sent proche d’elle.

A partir de ce jour, Fatma se rendra tous les jours chez ses voisins. Elle a toujours quelque chose à offrir au couple ou aux enfants : un plat, un petit objet, un jouet…
Youcef, au début très timide, se rapproche d’elle. Elle le traite avec tendresse, s’inquiète quand il est souffrant et, quand il est triste ou chagrin, elle fait tout pour le décrisper…
— Ta mère ne s’occuperait pas ainsi de toi ! lui dit souvent sa femme.
— Et moi, répond-il, je la considère comme ma mère.
Un jour, elle entend le couple discuter de l’opportunité de l’achat d’une voiture.
— ça devient nécessaire pour se déplacer, dit Youcef.
— Mais tu sais à quel prix sont les véhicules… même ceux d’occasion ! Nous sommes loin d’avoir la somme. Il faudra attendre encore une année ou
deux !
Le soir même, Fatma vient trouver Youcef et son épouse, avec un petit sachet.
— Venez, leur dit-elle.
En grand secret, elle les rapproche d’elle, ouvre son sachet et leur met sous les yeux un paquet de billets de banque.
— Qu’est-ce que cela ? s’exclame Youcef.
— Que veux-tu faire de tout cet argent ? demande Mériem.
— Ce sont mes économies… Je vous les donne pour l’achat de la voiture !
— Non ! dit Youcef.
— On ne peut pas emprunter une telle somme, dit Mériem.
— Je ne vous prête pas cet argent, dit Fatma, je vous le donne !
Le couple est encore plus surpris.
— Tu nous le donnes… Mais pourquoi ?
— Parce que vous en avez besoin et que je n’en ai que faire. Et puis, parce que je vous aime et que je vous considère un peu comme mes enfants !
Cette fois-ci, Youcef et Mériem éclatent en larmes. Fatma leur ouvre les bras, ils s’y jettent.
— Soyez heureux, mes enfants !
— Cet argent, dit Youcef, nous te le rendrons !
— Non, il est à vous !
— Et ‘ammi Athmane, qu’est-ce qu’il en pense ?
— C’est mon argent, il n’a rien à dire…
Elle regarde Youcef.
— Je sais que tu n’as pas connu tes parents, alors, considère-moi comme ta mère ! Tu veux bien, n’est-ce pas me considérer comme ta mère ?
— Tu es ma mère ! Si tu permets, je t’appellerai Yemma !
— Oui, dit Fatma, appelle-moi ainsi.
Elle ferme les yeux. Yemma, ma mère… Voilà un mot qu’elle a tant de fois rêvé entendre. Et c’est son propre fils qui le lui dit. Ce soir-là, elle s’endort avec la pensée qu’elle a un peu réparé le tort qu’elle a fait autrefois à son fils. (A suivre…)

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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