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Traces d’écrits littéraires sur Saïda par R. Yahia *

11 septembre 2011

Contributions

                 Cette succincte analyse prend en charge des écrits d’écrivains, classiques et maghrébins qui évoquent Saïda dans leur espace scriptural.

De Jules Verne à Habib Sayah en passant par Guy de Maupassant, Isabelle Eberhardt, Nadia Ghalem, Arezki Mellal, Danièle Djamila, Aïcha Bouabaci, Achir Kerroum et Abdelkader Khelil. Saïda vénérée, étalant sa beauté et résistant aux convoitises. Une impression commune se dégage à travers ces extraits, celle d’un émerveillement, d’une forte nostalgie mais aussi d’un amour sans ambages.


Introduction

L’inscription dans l’espace romanesque de lieux connus obéit selon la critique littéraire à des objectifs esthétiques et poétiques précis. Leurs représentations nous renvoient à un contexte socio-historique déterminé afin d’assurer la pérennité de la trame dans l’Histoire mais aussi une manière implicite de rendre hommage à ces lieux à travers l’écriture. Les illustres oeuvres qui font référence à Saïda regorgent de qualificatifs dans la description de cette prestigieuse cité. La prolifération des extraits qui caractérisent Saïda dans les oeuvres citées nous presse à en choisir les plus expressifs. Commençant par les sommités classiques qui ont marqué leur siècle de leur plume. Ces derniers, fascinés par les paysages pittoresques d’Algérie durant leur voyage, ils ont tenu à les dépeindre dans leurs oeuvres. Saïda est parmi celles qui ont enchanté ces célèbres plumes.

Jules Verne (1828-1905)

Dans son roman «Clovis Dardentor» (1896), l’auteur nous invite à un voyage touristique effectué par son personnage principal Dardentor à travers l’Algérie. Saïda figure en bonne place dans l’itinéraire du groupe de touristes qui accompagne le personnage principal.

«[...] C’est parfait, déclara M. Dardentor, et l’organisation fait honneur au directeur des Chemins de fer algériens. Nous n’avons qu’à le féliciter des mesures prises. Demain à neuf heures, rendez-vous à la gare, et puisque nous avons une journée à nous déambuler, en route, mes amis, et visitons Saïda la Belle [...]» [1]

Le narrateur entame une description du paysage:

«[...] Les environs de Saïda, heureusement, offrent de jolis aspects, des paysages disposés pour l’enchantement des yeux, des points de vue pittoresques à tenter la palette d’un peintre. Là, aussi, se développent d’opulents vignobles, de riches pépinières où s’épanouissent toutes les variétés de la flore algérienne.

En somme, comme dans les trois provinces de la colonie française, la campagne saïdéenne révélait ses qualités productrices. On y compte cinq cent mille hectares consacrés à la culture de l’alfa. Les terres y sont de premier ordre, et le barrage de l’oued Méniarin leur prodigue l’eau nécessaire. Ainsi sont assurés des résultats superbes à ce sol que la nature a, d’autre part, gratifié de riches carrières de marbre à veines jaunâtres.

La promenade fut poursuivie jusqu’à deux kilomètres au nord-ouest de Saïda. Là, sur un talus, à la base duquel le Méniarin coule à trois cents pieds de profondeur, s’élevait l’ancienne ville. Rien que des ruines de la forteresse du fameux conquérant arabe [...]» [2]

Guy de Maupassant (1850-1893)

Dans son recueil de voyage «Au soleil» 1888, Maupassant excède dans ses écrits par un ethnocentrisme avéré dans sa description du colonisé, des propos discriminatoires, ceux de la culture coloniale d’alors. Cependant certains passages descriptifs méritent d’être soulignés.

«[...] Saïda… c’est une petite ville à la française [...] Elle est, cette côte, en pierre de pourpre et entaillée par places par des brèches où tombent les pluies d’hiver. Dans le ravin coule la rivière au milieu d’un bois de lauriers-roses. D’en haut, on dirait un tapis d’orient étendu dans un corridor. La nappe de fleurs paraît ininterrompue, tachetée seulement par le feuillage vert qui la perce par endroits.

On descend en ce vallon par un sentier bon pour des chèvres. La rivière, l’oued Saïda, fleuve là-bas, ruisseau pour nous, s’agite dans les pierres sous les grands arbustes épanouis, saute des roches, écume, ondoie, et murmure. L’eau est chaude, presque brûlante. D’énormes crabes courent sur les bords avec une singulière rapidité, les pinces levées en me voyant. De gros lézards verts disparaissent dans les feuillages. Parfois un reptile glisse entre les cailloux.

[...] Le ravin se rétrécit comme s’il allait se refermer. Un grand bruit sur ma tête me fait tressaillir. Un aigle surpris s’envole de son repaire, s’élève vers le ciel bleu, monte à coups d’aile lents et forts, si large qu’il semble toucher aux deux murailles. Au bout d’une heure, on rejoint la route qui va vers Aïn-el-Hadjar [...].» [3]

On retrouve Saïda dans son célèbre roman «Bel-Ami» (1885)

Georges Duroy est chargé par son patron de faire un article sur l’Algérie ; ce dernier rend visite à Mme Forestier pour lui demander son aide.

«[...] Puis, s’étant assise, elle interrogea Duroy sur la topographie de l’Algérie qu’elle ignorait absolument. En dix minutes, elle en sut autant que lui, et elle fit un petit chapitre de géographie politique et coloniale pour mettre le lecteur au courant et le bien préparer à comprendre les questions sérieuses qui seraient soulevées dans les articles suivants. Elle termina par un séjour à Saïda, au pied des hauts plateaux, et par une jolie intrigue à la manufacture d’alfa de Aïn-el-Hadjar [...]» [4]

Isabelle Eberhardt (1872-1904)

Auteure féconde d’une dizaine d’oeuvres parmi lesquelles : Nouvelles algériennes, Dans l’ombre chaude de l’Islam, Mes journaliers, Trimardeur.

Dans la préface de «Trimardeur» 1922, à la page 9, Victor Barrucand raconte le séjour d’Isabelle Eberhardt à Saïda (29 janvier 1904) où elle fit halte. Saïda connaissait une vague de froid avec d’abondantes chutes de neige ; ce qui confirme que cet hiver fut particulièrement rude.

Voici ce que Barrucand écrivit à propos de ce voyage :

«[...] en février 1904, partis avant le jour d’Aïn Séfra avec notre amie, par une affreuse tourmente des hauts plateaux, nous n’arrivâmes, que dans la nuit à Saïda. Le petit train du Sud avait dû stopper pendant de longues heures entre Kreider et Mecheria. [...] Isabelle, nullement déconcerté, plaisanta en réclamant le soleil [...] celle qui avait affronté à cheval les nuits glaciales des hauts plateaux ; ce qui n’était pas le cas du journaliste, citadin que j’étais, habitué au confort douillet.» [5]

Dans «Trimardeur» Isabelle raconte les pérégrinations de son demi-frère Augustin, de Saïda, de ses différents lieux pittoresques mais aussi de ses habitants simples, hospitaliers et braves. Ecrits repris dans l’enrichissante oeuvre de Mohammed Rochd «Isabelle, une Maghrébine d’adoption» 1992.

Les plumes algériennes ne sont pas en reste. On y retrouve d’entre les lignes de leurs écrits, les traces d’émerveillement de «Saïda la bienheureuse» et de ses occupants.

Nadia Ghalem

Les textes de Nadia Ghalem demeurent encore inexploités malgré le talent de cette auteure. Née à Oran et établie au Canada depuis plus d’une trentaine d’années, Nadia Ghalem est d’une grande richesse littéraire, auteure de romans, de livres pour jeunesse, de poésies, de scénarios. Lauréate de plusieurs prix et membre actif dans plusieurs associations.

Saïda et les Saïdéennes font partie de ses personnages romanesques. Dans l’une de ses oeuvres en l’occurrence «La villa Désir», elle écrit:

«[...] le bras tiré parfois par un panier débordant de fruits et de légumes aux couleurs et aux odeurs sensuelles. Par-dessus les murs des villas, elle peut voir des branches portant des plaquemines oranges et rouges comme des boules de Noël.

Le raisin a la peau presque aussi fine que celui de l’Algérie et le soleil couchant qui trace dans le ciel des effilochures roses et mauves comme là-bas, sur les hauts plateaux près de Saïda quand le vent se lève et que l’on se sent protégé par la montagne bleue. ‘Sidi Abd El-Kader El-Djilali.’ Et les femmes qui chantent en montant vers le sommet par de petits chemins abrupts. Elles psalmodient des mots anciens en souvenir de Ibn Rostom, le Persan qui investit le royaume de Tiaret [...].

Les mots de la chanson ont basculé dans la mémoire… Mais l’Algérie est là, au coeur et dans la tête. L’Algérie turbulente et passionnelle curieusement assagie [...]» [6]

Arezki Mellal

Né en 1949 à Alger, Arezki Mellal est un homme du livre, c’est une voix littéraire incontournable. Son oeuvre-phare : «Maintenant ils peuvent venir» (2002).

Saïda figure dans l’une de ses pièces intitulée:

«La délégation officielle» qui caricature un directeur de théâtre qui tente de mobiliser sa troupe en inventant la visite d’une délégation officielle. Comme Godot, la délégation ne viendra pas, mais l’annonce permettra de faire remonter à la surface toutes les frustrations accumulées ainsi que des interrogations sur le sens et la portée du théâtre dans un pays en développement.

«Meriem, il n’y a pas de délégation officielle, elle ne viendra pas, je l’ai inventée. Vous aviez besoin de croire au miracle. Vous aviez tellement pris l’habitude d’attendre des solutions de là-haut. Souviens-toi de Saïda, la bienheureuse, cette ville qui s’est remis à vivre, ce président qui n’est jamais venu [...]» [7]

Danièle Djamila

Amrane-Minne

Djamila Danièle Amrane-Minne enseigne l’histoire de la décolonisation à l’université du Mirail de Toulouse. Ancienne militante active du FLN pendant la guerre d’Algérie, fille de Jacqueline Guerroudj, condamnée à mort, en octobre 1957, lors du procès des «Combattants de la liberté», communistes qui participaient à la lutte armée.

Paysannes, poétesses et combattantes, un triptyque dans lequel se reconnaîtrait Kateb Yacine, C’est le cas de ces Saïdéennes anonymes qui ont tant sacrifié pour la liberté et que décrit Danièle Djamila aux côtés d’autres femmes dans «Des femmes dans la guerre d’Algérie» (1994).

Un chant féminin saïdéen, cri de guerre, illustre la description de ces femmes saïdéennes au courage exemplaire dans l’Annexe 3 de l’oeuvre de Danièle.

«Il n’y a de dieu que Dieu (bis)

Le doux Ô Dieu le Seigneur mon Maître

Ô mon ventre, Ô mon ventre

Tu ne m’en as pas donné deux

Tu m’en as donné un unique

Tu m’en as donné un seul

Il est sorti à la montagne

Il dort sur l’alfa avec une pierre comme oreiller

Le convoi qui est venu les moudjahidine nos enfants l’ont attaqué

Hommes libres ils l’ont fait flamber

Le convoi qui est venu

Les moudjahidine l’ont attaqué, ils l’ont enflammé avec des balles

Ils sont sortis les moudjahidine, de l’armée nationale

Quand est venu le capitaine qui parle en français

Mon fils le téméraire

Tout seul a attaqué, lui l’Arabe libre

Ô ma mère ne pleure pas je monte à la montagne

Décidé à ne pas revenir

Pour l’indépendance je mourrai soldat mais je ne me rendrai pas.

Il n’y a de dieu que Dieu.» [8]

Nous terminerons cette brève analyse par un retour aux sources saïdéennes. La pléiade d’auteurs qui suivent consacrent le berceau de leur enfance, expriment entre les lignes de leurs productions littéraires un attachement indéniable au passé, au présent et à l’avenir de Saïda. Le rayonnement de ce que fut leur ville est repris dans une forte émotion nostalgique mais aussi empreint d’une espérance et d’un espoir à chaque fois renouvelés.

Aïcha Bouabaci

Aïcha Bouabaci est née en 1945 à Saïda. Normalienne, elle a suivi des études littéraires et des études de droit à l’université d’Alger, puis des études de droit international (public et humanitaire) aux Pays-Bas. Professeur de français puis cadre supérieur dans une administration centrale, en Algérie, elle a enseigné en Allemagne, à l’université de Heidelberg et de Giessen où elle s’est attachée à faire connaître la littérature et la culture algériennes et par ricochet portant ainsi, aussi loin la voix féminine saïdéenne. L’oeuvre de Aïcha Bouabaci propose une approche où l’écriture devient courroie entre la modernité universelle et les anachronismes. Son credo «L’émotion est ma seule muse».

Soutenant cette dignité humaine face au désordre et aussi face à un certain ordre «où la parole de la femme ne vaut que la moitié de celle de l’homme quand celle de l’homme ne vaut elle-même parfois rien «. L’écriture devient tantôt beauté lyrique, tantôt héroïque. Frondeuse, après tant de rancoeurs et de colères, elle devient conscience de l’histoire. La victoire de cette voix nous délivre son message. L’espoir est au bout, il est dans «cette humanité noble et douce «qui existe encore où «la moisson serait féconde». De nombreux poèmes, nouvelles, essais, romans et pièces de théâtre édités tant en Algérie qu’en Allemagne. Ses principales oeuvres : L’aube est né sur tes lèvres, Peau d’exil, Le Désordre humain conté à mon petit-fils.

A travers les proses de «Darna», l’auteure, dans un fort élan de réminiscences nostalgiques, nous dépeint les forts moments de liesse vécus dans la chaleur familiale. D’abord Saïda et ses traditions sont revisitées :

«[...] le plat de couscous servi traditionnellement à la wâada, pour honorer Sidi Abd El Kader était décoré de quartiers d’oeufs et de ces bonbons en forme de haricots enrobés de couleurs vives : rouge, vert, bleu, jaune… A l’image sereine de cette wâada se superposaient celle des Ghezaoui et celle des Djebarate dans cette ample clairière où plusieurs tentes étaient dressées, agitées par les allées et venues d’hommes transportant des plateaux de thé à la menthe et de grands plats creux débordant de couscous à la viande, aux vapeurs alléchantes ; le moment favori était sûrement le spectacle des cavaliers, à la gandoura et au turban de blancheur étincelante, vêtus de leurs guêtres élégantes, sur leurs coursiers arabes, piaffant d’allégresse partagée. Les tourbillons de poussière se mêlaient à la poudre et les fusils fougueusement brandis paraphaient avec éclat le spectacle. La fantasia ! Fantaisie des mots à la couleur du passé, bruissant, parfumé, généreux …» [9]

Puis c’est au tour du cours de l’Histoire de cette ville d’être remémoré

«Le canal coule et ma mémoire se déroule. Visages et paysages se confondent. Darna… Le cimetière européen et le Vieux-Saïda dont les grottes gardent jalousement l’empreinte guerrière de l’Emir Abd El-Kader. Darna baignait dans l’encens de cette noble proximité.

Le tocsin à peine sonné, les bras se sont levés pour barrer définitivement le chemin à l’humiliation consommée.» [10]

Achir Kerroum

Né à Saïda, en 1948 ; diplômé de l’Ecole nationale d’administration d’Alger. Après avoir exercé des postes de responsabilité dans les régions du sud et de l’ouest du pays. Il décide de s’établir en 1987 en France (Le Creusot) où il se consacre à l’écriture.

Ses principales oeuvres: Nassima, Fazo, Les Kaffars.

L’humanisme qui se dégage des personnages de son recueil de nouvelles «Les Kaffars «(2006) est frappant. Les différents portraits de ces femmes saïdéennes qui défilent dans la trame dénotent un vécu social fort édifiant. Le personnage féminin campé par la soeur de Mimoun est hilarant. La beauté des femmes saïdéennes tonne entre les lignes où Dalila en est le symbole. La simplicité de ces mères confrontées aux vicissitudes d’un quotidien déroutant ayant comme toile de fond Saïda qui déroule son décor envoûtant. Le sentiment de la nostalgie des lieux-souvenirs de la cité est si présent et si pressant à chaque détour de page.

Abdelkader Khelil

Abdelkader Khelil dit «Zerouilou» fut la voix pure et fidèle à la poésie qui chante les louanges de cette ville tant aimée. Il représente avec Belahrèche, K. Guerroudj et d’illustres virtuoses de la poésie el-malhoun, ceux qui ont vécu et vivent au rythme des rimes de leurs vers dédiés sans relâche à l’amour d’une ville.

«Oui, Saïda je t’aime, j’aime tes quartiers.

La Redoute, ses vieux murs, le joli Boudia

Amrous, le coquet Bon Marché, village Dalia

La Marine et sa foule, la cité de la gare

Doui Thabet, son fouillis et ses rues qui s’égarent» [11]

Habib Sayah

Habib Sayah demeure l’auteur saïdéen d’expression arabe le plus prolifique. Celui qui porte encore l’étendard d’une gloire saïdéenne à chaque fois réinventée. Nous pourrons citer : Tilk el mahabba, Moudniboun, Amour de Papillons, Tamassikht (les deux derniers titres traduits de l’arabe par B. Ouardi et A. Mansouri) et tant d’autres oeuvres «de la nostalgie d’un coeur de pierre et d’une pierre qui abrite un coeur égaré dans la consternation et la douleur.» [12]

L’auteur nous invite à brandir à la face du revers de l’histoire de cette ville, l’amplitude de sa mémoire et de son passé glorieux. «Saïda était et demeure encore un réservoir d’intelligence et de richesse artistique et culturelle. L’histoire témoignera un jour que Saïda n’est pas seulement la résonance du raï, ni l’écho d’elle-même, parce qu’elle sera cette ville bâtie dans la mémoire collective par le savoir-faire de ses enfants et de ses intellectuels, comme la Cité heureuse.» [13]

D’autres écrivains illustres saïdéens portent Saïda dans le coeur et le corps. Cette cité vénérée imprègne les lignes de leurs oeuvres, on citera Zitouni Ahmed, Aoued Djillali, Merzoug Omar, Gacem Mohamed.

Conclusion

Entrevoir la vision de l’Autre sur notre ville Saïda à travers ces espaces scripturaux ne peut être que féconde. La dimension qui en résulte en prenant comme points d’ancrage des auteurs de littérature classique pour aboutir à des auteurs de littérature maghrébine démontre on ne peut plus clair la gloire d’une ville et la richesse de son passé dans la prestigieuse histoire de ce pays. Saïda fut la ville-phare, «le pays des relégués» comme on aimait la surnommer, point de convergence de tous ces intellectuels exilés et persécutés. Les années-lumière de l’apogée culturelle de notre ville nous sont remémorées à travers ces écrits littéraires comme pour nous susurrer implicitement que ce passé pas si lointain pourrait être ressuscité. L’espoir est permis, il suffit de croire fortement au rêve heureux, celui des enfants de cette citadelle de toutes les convoitises. «L’histoire de toutes les villes est une histoire d’élite, de conception avant-gardiste, de gestion dans le temps et le lieu, de communication et de rapprochement des uns des autres, pour la même cause : construire ensemble nos rêves collectifs.» [14]

* Universitaire – Saïda

Notes

[1] Jules Verne «Clovis Dardentor». Collection Serpent rouge Edition Hetzel 1896, p.239.

[2] Ibid., pp 241-242

[3] Guy de Maupassant «Au soleil». Recueil de notes de voyage, 1988.

[4] Guy de Maupassant «Bel-ami». Collection poche, réédition, 1999, p.76.

[5] Isabelle Eberhardt «Trimardeur». Fasquelle, Paris, 1922, p.9.

[6] Nadia Ghalem «La villa Désir». Guérin, 1998, p.15.

[7] Arezki Mellal «La délégation officielle suivi de SIssao». Edition Actes Sud 2004, Scène douze (monologue du directeur seul sur scène).

[8] Danièle Djamila Amrane-Minne «Des femmes dans la guerre d’Algérie». Karthala 1994, annexes III, Anonymes. Traduit de l’arabe dialectal par l’auteure.

[9] Aïcha Bouabaci «Darna…/» In: Estuaires. – n° 42 (2001), p. 42-46.

[10] Ibid.

[11] Abdelkader Khelil «Douleur enchantée». Collection «La poésie la vie «Editions Saint-Germain des Prés, 1990, p.20.

[12] Habib Sayah «Un amour de papillon». Editions Casbah 2004.

[13] Habib Sayah «Saïda – ville de culture, d’opposition et de gloire perdue».

El Watan du 06-08-2009.

[14] Ibid

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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