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El privi par El-Guellil

28 août 2011

Contributions

             Magique le mot «privé». A la mode chez nous. Privé de toute ressource, le jeune, on lui offre un crédit dans le cadre de l’emploi des jeunes. Pour en faire quoi ? De chômeur, il devient privé.



Le gros mot : privé. Il rappelle aux pays émergents que l’économie peut être faite par d’autres que l’Etat. En autorisant le développement du privé, l’Etat a réveillé l’inconscient collectif. Il a découvert que le ghachi pouvait être créatif et générateur de richesse. Etre acteur de sa rémunération. Quelle découverte ! On s’aperçoit que les Algériens peuvent se donner du travail à eux-mêmes. Maîtriser leur avenir. Créer. Innover. Exister. Grandir. Vivre. Enfin ! – disent certains – être libres même. Pas vraiment. Quelles sont les sociétés qui naissent dans le privé, en majorité : la restauration, la bouffe et la mangeaille… la petite entreprise du coin. Pourquoi ? Parce que créer une véritable entreprise en Algérie ce n’est pas une mince affaire. Si le privé est privé de ktef, son enthousiasme est vite refroidi. Alors il opte, avec toute la technologie et les bagages qu’il a, il opte à se mettre au niveau de l’estomac. Du ched-med. De l’intérêt primitif, ou tout simplement de la survie. Pourquoi prendre des risques quand un petit agent de rien du tout peut bloquer toute une machine.

Le privé, le nôtre, n’est pas privé de réflexion. Il contribue aux systèmes économiques déjà bien rodés à l’étranger. Là toutes les donnes sont claires. Des entrepreneurs nés chez nous et qui ont fait leurs preuves à l’étranger expliquent que le modèle économique algérien manque de maturité. Choquant.

Nous sommes oualou car on s’émerveille encore de l’insignifiant. La consommation. Mais quid de la qualité, de l’organisation, de nos villes, de nos quartiers, des équipements hospitaliers, de la recherche. On s’émerveille car notre pays est capable de produire pour nos besoins de première nécessité. L’homme de Cro-Magnon avait en son temps déjà ce savoir. Depuis, qu’avons-nous inventé ? Rien. L’Avenir se construit avec la capacité de se projeter dans un monde moderne et performant. Chez nous, on ne parle pas encore de performance ni d’évaluation. Ce sont des mots étranges. Maîtrisés par l’étranger. Comme s’ils étaient seuls capables de nous juger et de nous élever. Le « made in extérieur » est encore le must pour l’Algérien. Le pays ne naît pas avec une technologie ou un savoir-faire. Il le cultive. Ce ne sont pas des denrées naturelles comme le pétrole. Allons cueillir la rose !

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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2 Réponses à “El privi par El-Guellil”

  1. http://www.bonjourdesougueur.unblog.fr Dit :

    Réflexion pendant une file d’attente
    par Kamel Daoud
    « L’amour est inexplicable pour moi. Je regarde avec étonnement le Couple, sa cadence toujours lente, son tâtonnement qui semble perpétuel, la distance qui sépare ses deux corps, sa nourriture qui devient un amalgame, sa façon de se saisir par tous les bords pour mieux s’absorber et se confondre, par la paume et le regard à la fois : je n’arrive pas à comprendre la nécessité de cette main qui en tient une autre, ne veut pas la lâcher, en tâte la température et le muscle pour donner un visage au cœur d’autrui. Comment font les gens qui s’aiment ? Comment se supportent-ils ? Qu’en cueillent-ils qui semble leur faire oublier qu’ils sont nés seuls et mourront séparés ? En quoi est-ce nécessaire de se serrer deux par deux ? Je te jure que j’ai lu beaucoup de livres et l’amour me paraît comme accommodement et pas comme un mystère. Et de tout ce que j’ai appris, il me semble que j’éprouve par la mort ce que d’autres éprouvent par l’amour : la sensation de la précarité et de l’absolu de toute vie, la clarté qui donne au monde la précision d’un ouvrage, le battement du cœur, l’envie d’avoir un chant ou de le chercher ou la détresse de savoir qu’on ne peut pas enjamber le corps aveugle vers l’entrebâillement lumineux. La mort, quand je l’ai reçue et la nuit où je l’ai donnée a été pour moi le seul mystère à côté duquel tout le reste est rites, habitudes, cohabitations douteuses complicités. En vérité, le Couple est comme une bête céleste qui me fait peur : je le vois dévorer les gens deux par deux, les fasciner par l’appât de l’éternité, les enfermer dans une sorte de cocon puis les aspirer vers le ciel pour en rejeter la carcasse vers le sol comme une écorce. Vois-tu ce que deviennent les gens séparés ou les couples quand ils se désunissent ? Des griffures sur une porte fermée. Toute l’humanité s’essaye à restituer le couple, sans cesse, sans jamais renoncer malgré les milliards d’échecs. Pourquoi je t’en parle maintenant et aujourd’hui ? Parce que j’ai épuisé toutes les autres explications pour trouver un sens au drame de ce pays. Dans mon drame de refus d’aimer, j’ai compris que j’incarnais la récolte la plus amère de longues guerres pour être nous-mêmes. Je suis ce pays. Je comprends que l’on puisse tuer et mourir mais je ne comprends pas ce que veut dire aimer. D’ailleurs, le but de l’indépendance n’était pas le bonheur mais la décolonisation. Depuis, on s’ennuie. Entre mari et femme, Pouvoir et paysans, terre et vents, livres et bancs publics. Des gens en sont arrivés à surseoir à leurs vies en attendant le jugement dernier et le Paradis. Qu’est-ce qui se passera au Paradis pour nous ? Je ne sais pas. Depuis mon enfance, cela me fascine : comment perdre du temps quand on devient éternel ? Je m’égare».

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Les 7 profils d’apprentissage

  2. http://www.bonjourdesougueur.unblog.fr Dit :

    Or
    hydrocarbure Par El-Guellil
    Les générations à venir
    peuvent dormir tranquilles, comme leurs
    pères. Elles n’ont pas
    de souci à se faire. Tegdi ila
    bghatt tegdi.
    Les réserves de pétrole
    peuvent se tarir, il n’y aura pas
    le feu en la demeure. D’abord
    parce que les dernières gouttes
    ont atteint des prix inespérés
    qui permettent de faire
    des économies ; et quand
    bien même toute la recette
    des hydrocarbures serait
    bouffée, bi fadl Allah et le génie
    de nous autres, une autre
    richesse pointe à l’horizon.
    Elle va être exportée par
    tonnes vers les pays européens
    : le tchimbo, le beau
    karmouss n’sara. El handiya !
    C’est au choix.
    C’est donc la figue de Barbarie.Fruit du figuier de Barbarie,
    un cactus qui pousse chez nous sans grande difficulté et qui ne demande pas
    trop d’entretien. Le rêve quoi
    ! La figue de Barbarie aromatise
    sorbets, yaourts, salades
    de fruits et divers autres desserts.
    Elle ajoute une note
    insolite aux salades. On transforme la figue de Barbarie
    en jus ou en ôtée. On la
    cuit en confiture.
    Le vinaigre de figue de Barbarie
    est une lotion très efficace contre la chute des cheveux.
    L’huile de figue de Barbarie,
    elle, prévient les rides et le
    vieillissement de la peau.
    C’est dire l’importance du
    tchimbo et la bonne idée
    qu’avait eu trois opérateurs économiques,
    deux Français et un
    Algérien, qui examinent la possibilité
    d’exportation de la figue
    de Barbarie vers les marchés de
    l’Union européenne. Ces opérateurs
    spécialisés ont même visité
    des plantations de ce fruit
    d’été à l’est de notre cher pays,
    exportateur d’or noir et futur exportateur
    d’or mchaouek. 300
    tonnes de figues de Barbarie
    pourront être exportées à la faveur
    de cette opération, dans
    une première phase. Cette
    quantité sera augmentée si les
    producteurs locaux parvenaient
    à adapter leurs récoltes aux
    standards européens, croit-on
    savoir. C’est la condition sine
    qua non ! Ils nous commandent
    des tonnes et des tonnes de figues
    et la Barbarie on la garde
    pour nous. Ils veulent donc le karmouss
    sans n’sara. C’était en 2004,
    au jour d’aujourd’hui on ne sait si
    on a pu exporter du karmous ou
    importer des n’sara.

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