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«La citoyenneté dans la ville» par Henni Merouane *

25 août 2011

Contributions

               La gestion d’une grande ville nécessite une prise de conscience des hiérarchies dans les priorités. De nos jours la citoyenneté dans la ville est prioritaire.



En effet, il n’échappe à personne que les grandes villes, vecteurs de culture, de dynamisme économique et de changements sociaux, jouent un rôle prééminent dans la réalisation de modèle de vie en commun et de relations de bon voisinage.



C’est là où se forgent les états d’opinion et les attitudes des citoyens qui provoquent parfois des conflits dus aux préoccupations nombreuses et complexes des gens qui ne trouvent pas, la plupart du temps, d’interlocuteurs crédibles parmi les gestionnaires de la ville pour les rassurer.

Cette responsabilité incombe aux institutions locales et aux élus qui doivent concevoir l’habitant, non plus seulement en simple usager mais aussi en citoyen et acteur.

C’est pourquoi il faut opérer une véritable reconversion des services publics. Cette reconversion des services publics loin de se limiter à une modernisation en terme technique doit se traduire par la présence physique sur le terrain au contact des réalités les plus dures afin de faire bouger le citoyen. L’exemple nous vient du wali d’Oran actuel, qui, en tant que meneur d’hommes et homme de terrain, a su réquisitionner sur le terrain tous les effectifs avec leurs staffs et impliquer la société civile à travers les comités de quartiers et de cités au niveau de tous les secteurs urbains de la ville avec le concours du président de l’Assemblée communale.

Aussi l’amélioration des conditions de vie dans une ville exige une collaboration étroite avec les forces qui représentent la société civile. Cette collaboration crée le cadre de rapprochement et de compréhension entre le citoyen et les élus, elle augmentera davantage la confiance dans l’administration locale.

Il est donc indispensable pour une bonne gouvernance de faire participer la société civile afin de l’impliquer dans la gestion de la ville en tant que force de concertation et de proposition.

Il faut entendre par société civile non pas les mouvements associatifs, dont la plupart, ne se manifestent que lors des cérémonies et les réceptions en attendant des subventions, mais les comités de quartiers et des cités au niveau des secteurs urbains qui ne cherchent que l’amélioration de leur cadre de vie, ainsi que les personnalités désintéressées jalouses de leur ville, qui se trouvent ignorées par suite de leur forte personnalité et leur autonomie de jugement. Cette élite composée de citoyens conscients et agissants, est disponible pour contribuer à sauver sa ville de ce marasme, qui a envahi tous les grands centres urbains pour peu qu’elle soit sollicitée et avoir devant elle des interlocuteurs crédibles, c’est-à-dire ouvert au dialogue et à l’écoute. Son rôle dans le cadre de conseil consultatif est d’intervenir librement, de donner des avis et le cas échéant interpeller les gestionnaires sur les insuffisances ou les carences constatées dans les prestations de service. Ce qui permettra et par voie de conséquence aux élus de mieux connaître l’opinion et les désirs du citoyen et en même temps de procéder à une réorganisation plus rationnelle et efficace dans les services administratifs.

Cependant une gestion plus efficace ne peut se concevoir sans la qualité des ressources humaines. Or le potentiel humain actuel des collectivités locales se caractérise par une sous-qualification et une dévalorisation des emplois.

En effet, les fonctionnaires communaux appelés quel que soit leur grade et leur formation professionnelle, agents municipaux se trouvent réduits à de simples scribouillards dépourvus de qualités professionnelles se contentant d’expédier tant bien que mal, les affaires courantes sans mesurer leur portée à l’égard du résident.

Aussi il appartient à l’autorité de tutelle de réhabiliter les institutions locales en leur restituant leurs prérogatives et en prenant en charge la formation ou le recyclage de ce potentiel humain dont la majorité ignore les traditions administratives : « conscience, assiduité, dévouement et respect de la hiérarchie ».

« Une institution qui perd ses traditions est vouée à la clochardisation ».

*Avocat

- Membre de l’exécutif communal

- Ancien membre du Conseil national économique et social 1994/2004

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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