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Je ne suis pas sûr d’être capable d’aimer

17 août 2011

Contributions

Bonjour à toute l’équipe de mon journal préféré. Je voudrais partager mon souci avec vous et j’aimerais que vous m’aidiez pour m’en sortir. Je n’ai jamais aimé, j’ai peur d’aimer, je ne sais même plus si j’en suis capable. Je me dis qu’il faut se lancer, oser, quitte à accepter de courir le risque d’en souffrir. Mais je me sens tellement enfermée en moi-même, comme prisonnière, dans un sens, que je ne sais même pas comment m’y prendre. Oser, mais oser quoi ? Se lancer, mais vers quoi ? Si j’attends d’avoir réglé tous mes problèmes de confiance en moi et autres banalités douloureuses, j’y serais encore à 50 ans. H. (25 ans)

Réponse :

Effectivement, nous ne pouvons pas attendre d’avoir réglé tous nos problèmes pour nous décider à agir. D’ailleurs, ça n’existe pas, « avoir réglé tous ses problèmes » ! Ce qui existe, c’est d’agir malgré eux, de les laisser à leur place, sans renoncer à les résoudre, mais sans renoncer à exister malgré eux. Ils sont comme des invités indésirables à une fête : on annule la fête, ou on s’amuse malgré tout, même s’ils sont là dans un coin ? Lorsqu’on ne sait plus très bien vers quoi tourner ses efforts, comme cela semble être votre cas, ce n’est pas qu’il n’y a plus d’efforts à faire ni d’objectifs à atteindre, mais c’est qu’on est trop isolé dans sa réflexion : pourquoi ne pas parler de ces questions avec quelques proches, en leur demandant de vous aider à réfléchir ? Que vous conseilleraient-ils, quelles erreurs vous voient-ils faire sans oser vous en parler ? Et si cela ne suffit pas, c’est un travail qu’il est possible de faire avec un thérapeute qui accepte cette dimension interactive (pas seulement vous écouter et vous aider à voir clair, mais aussi vous questionner, suggérer, bousculer). En matière de difficultés avec l’amour, je vous recommande d’élargir le champ, comme disent les photographes : ne pas seulement se focaliser sur le lien amoureux, mais repenser tous nos autres liens. Voir comment nous nous engageons dans l’amitié, le bénévolat, les liens superficiels (voisins, collègues de travail, commerçants), quel regard nous portons sur le genre humain en général. Sommes-nous capables de ne rien attendre d’immédiat que le plaisir de l’échange ? De donner sans attente de retour immédiat ? Quant au risque de souffrir, il paraît impossible à éviter. Vivre et agir, c’est s’exposer à souffrir, nous le savons tous. Bon courage !

Mme N. Amel

L’AUTHENTIQUE Quotidien national d’information — N° 5116 – Mercredi 17 Août 2011 — Prix : 10 DA

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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