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FLN : DÉCLARATION DU MOUVEMENT DU REDRESSEMENT ET DE L’AUTHENTICITÉ Les dix réponses à Belkhadem

15 août 2011

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Au cours de la dernière session extraordinaire du comité central du FLN, M. Abdelaziz Belkhadem n’a pas hésité à s’attaquer au Mouvement du redressement et de l’authenticité qui a refusé, malgré son insistance, d’assister aux travaux de la session, déjouant ainsi la manœuvre qu’il a planifiée et mettant en échec son objectif, à savoir discréditer publiquement le mouvement.


Le refus de participer est dû, tout simplement, à des raisons connues de tous depuis la déclaration générale du mouvement en date du 29/01/2011, déclaration que nous considérons comme notre document de référence pour son analyse complète et précise de la crise multiple dont souffre le parti et pour les propositions concrètes faites pour la surmonter avec les étapes et les modalités devant conduire notre formation politique à la terre ferme. Cependant, depuis cette époque, les choses n’ont pas évolué. La situation s’est aggravée et les contestations se sont multipliées n’épargnant ni kasmas ni mouhafadhas en débouchant souvent sur des actes de violence et des affrontements, avec des blessés dans les hôpitaux et l’intervention des forces de l’ordre pour éteindre les feux de la discorde, chose que, malheureusement, M. Belkhadem qualifie, et à maintes reprises, de «signes de bonne santé du parti», comme si la dégradation de l’état de santé d’un corps prouve son rétablissement ! Ce comportement, qui n’est plus étranger à l’homme, prouve, si besoin est, l’absence de réelle volonté à affronter la situation et son incapacité à assumer pleinement ses responsabilités pour résoudre la crise, se contentant de ruses, de manœuvres dilatoires et de fuite en avant, en usant d’intox, de menaces et de promesses pour occulter la réalité, convaincu que tout cela finira, avec le temps, par résoudre les problèmes. Aucun responsable avant lui ne s’est distingué par un comportement aussi intempestif et irresponsable, des déclarations improvisées et hasardeuses, une violation des limites de l’éthique enracinée dans les textes fondamentaux du FLN qui expriment les aspirations légitimes de la population à la liberté, la démocratie et la justice sociale. Avant lui, aucun responsable du parti n’a osé qualifier le peuple «d’inapte à l’exercice de la démocratie » ou que les autre formations politiques sont «des structures sans âme» bien qu’elles soient élues par le peuple et officiellement représentées au sein des institutions de l’Etat ! C’est ainsi que le mouvement, tout en s’appliquant à continuer sa tâche sur le terrain conformément à la feuille de route tracée, ne peut s’empêcher, malgré son désir de ne pas fermer la porte du dialogue en aggravant la situation, de répondre aux attaques et accusations proférées par le secrétaire général à son encontre lors de la dernière session du comité central.
1- Lorsqu’il dit que «rien ne peut se faire en dehors des structures du parti», il fait semblant d’oublier que les structures actuelles du parti, notamment au niveau de la direction, vu les anomalies dont elles sont entachées, ne jouissent pas de la pleine légitimité. Il sait très bien que la composition du comité central a été déterminée et décidée par lui, secondé par quatre personnes, et ce, en dehors de la commission de candidatures officielle issue du 9e congrès qui ne s’est point réunie après son installation et qui n’a eu à étudier aucun dossier de candidature !
2- Le secrétaire général déclare qu’il a demandé à notre frère Salah Goudjil, lors de l’entretien de leur deuxième rencontre, la liste des membres contestés mais que ce dernier n’a pu satisfaire à la demande. Par cette attitude, le secrétaire général confirme, encore une fois, sa fuite permanente à assumer ses responsabilités ; car le rôle du mouvement se limite à alerter pour ce qui risque d’arriver comme dépassements graves aux statuts du parti, considérés comme dénominateur commun de tous les militants et les militantes ; tandis que son rôle à lui, en tant que secrétaire général, consiste à faire usage des moyens et prérogatives que lui confèrent les mêmes statuts, pour mettre un terme aux dérapages et prémunir le parti des déviations et des dérives.
3- Selon la presse, il a été dit que notre frère Salah Goudjil a refusé la proposition du secrétaire général de se charger personnellement de la formation d’un groupe de travail qui aura pour mission de se pencher sur la légitimité des membres du comité central. Cela ne reflète pas totalement la réalité et nous le regrettons, bien que nous savons le peu d’intérêt que M. Belkhadem accorde aux promesses et engagements qu’il tient dans le cadre de rencontres privées et qu’il s’empresse de nier en public. C’est pour cela d’ailleurs que, sciemment, les grandes lignes du dialogue ont fait l’objet d’une correspondance qui lui a été d’abord adressée avant d’être publiée ensuite dans les journaux afin de permettre aux militants et à l’opinion publique d’en prendre connaissance et pour que tout le monde découvre son double langage, son revirement et son reniement des promesses tenues en privé, chose à laquelle nous sommes habitués et que nous avons déjà dénoncée auparavant, notamment dans la déclaration générale du mouvement.
4- Lors de la rencontre, le secrétaire général a entendu les revendications du mouvement et ses suggestions pour redresser la situation. Il faut dire, pour être honnête, qu’il était a priori d’accord (ou feignait de l’être) sur toutes les analyses qui lui ont été soumises. Il a donc suggéré au frère Goudjil de se charger personnellement de la constitution du groupe devant statuer sur la légitimité des membres du comité central, avis non partagé par le coordinateur du mouvement estimant qu’une telle opération doit être menée conjointement avec lui. Toujours pour l’honnêteté, il y a lieu de souligner que le seul point de divergence s’est rapporté à l’insistance du secrétaire général sur la nécessité de la participation des membres du redressement à la session du comité central et le refus du mouvement au motif que cette instance n’est pas encore assainie. En fait, tout ce que voulait M. Belkhadem c’était la présence des redresseurs à la session pour les mettre en difficulté et sceller leur sort dans une salle préchauffée et le tour sera joué ! Il a même tenté en vain de convaincre son interlocuteur en lui disant : «Pourquoi refuses-tu d’assister alors que toi et moi nous jouissons de la majorité au sein du comité central ?» Cela constitue, en fait, un aveu de sa part que la direction du parti est partagée entre membres légitimes et illégitimes !
5- M. Belkhadem sait, en son for intérieur, que les applaudissements qui accueillent son discours dans une salle qui lui est acquise ne constituent qu’une mise en scène conçue par des agitateurs de son entourage qui vivent dans les rêveries en voulant transformer le vrai parti par un parti virtuel qui n’a rien à voir avec le FLN qui, lui, ne les reconnaît pas. Il sait, avant de pénétrer dans la salle, que la majorité écrasante de l’assistance ne jouit pas de la légitimité de parler au nom des vrais militants qui ne les ont ni élus ni cooptés. De plus, il n’ignore pas que la plupart des «applaudisseurs» sont ramenés du dehors des structures pour accomplir la mission qui leur est fixée afin que les médias voient une salle pleine et transmettent l’image au public avec un commentaire favorable.
6- Le secrétaire général reproche au mouvement de ne pas avoir un projet de société ni un programme politique. Ce reproche n’a pas lieu d’être car il sait bien que notre projet et notre programme ne sont autres que le projet et le programme du FLN authentique, comme déjà affirmé dans notre déclaration principale. Les référents du mouvement diffèrent des siens puisés eux dans la doctrine du parti qui dirigeait, avec ses hommes d’affaires véreux, l’Égypte et inspirés du slogan du parti au pouvoir soudanais, avec tout notre respect pour les deux peuples frères. Notre référent à nous c’est la déclaration du 1er Novembre et les textes fondamentaux du parti du FLN dont le dernier en date est constitué par la résolution approuvée par le 9e congrès et intitulée : «Le parti du FLN et le message de Novembre». Cette même résolution qui a été négligée par lui et qui n’est toujours pas communiquée à la base malgré son importance dans la formation politique et idéologique destinée aux militants et militantes !
7- En plus de ce qui a été avancé et contrairement à ses déclarations destinées à tromper la famille révolutionnaire en glorifiant ses actes de bravoure, il a écarté, à l’occasion du 9e congrès des moudjahidine et des enfants de chouhada, des membres influents de la direction politique au dernier conseil national, éléments connus pour leur intégrité, compétence et dévouement. (Nous aurons l’occasion de publier ultérieurement la liste nominative de ces cadres). L’objectif recherché par cet acte c’est d’exclure les garants de l’identité du FLN capables d’empêcher d’attenter à la ligne nationaliste du parti et les remplacer par des gens dont il aura besoin pour la mise en œuvre de sa stratégie d’avenir qui est désormais de notoriété publique consistant pour lui à n’utiliser le parti que pour se présenter en son nom, aux prochaines élections présidentielles. Quant à l’organisation, le financement et la gestion de la campagne électorale ainsi que la mobilisation des électeurs potentiels, il compte sur autrui pour le faire. Il œuvre et manœuvre dans ce sens et n’aura plus besoin alors ni du parti ni de ses militants. En parallèle, il vient accuser le mouvement d’être manipulé par des mains occultes en vue d’atteindre des objectifs politiques futurs ; faisant ainsi allusion à des personnalités nationales de la famille révolutionnaire, reconnues pour leur militantisme dans le passé au sein du parti et qui se sont retirées de la vie politique pour des raisons connues. Il y a lieu de préciser ici, à nouveau, que le mouvement n’a aucune relation, ni de près ni de loin, avec ceux-ci ou avec d’autres. A l’évocation de personnalités nationales, le mouvement exprime ses profonds regrets pour les propos que M. Belkhadem a tenus à l’égard d’une autre personnalité nationale, décédée en martyr du devoir national, à savoir le défunt Kasdi Merbah ; ce moudjahed victime d’un attentat terroriste alors qu’il se donnait à fond, vu son poids sur la scène nationale, en vue d’arriver à une solution et une réconciliation entre les antagonistes et obtenir l’instauration de la paix et la sérénité sur tout le territoire de notre cher pays qui en avait impérieusement besoin. Non ! M. Belkhadem ! feu Kasdi Merbah n’a pas échoué comme vous le prétendez. L’Algérie a retrouvé la paix et la stabilité grâce à son sacrifice et à ceux de sa famille, la petite et la grande, et grâce aux sacrifices de ses semblables, les patriotes loyaux. On se demande, par ailleurs, pourquoi citer les morts, qui n’ont pas la capacité de répondre et éviter de citer des personnalités éminentes qui avaient eu un rôle important au sein du parti qu’elles ont quitté pour former d’autres partis politiques et qui sont toujours en vie ?
8- M. Belkhadem accuse le mouvement de vouloir présenter pour les prochaines élections législatives des candidats sur les listes d’autres partis politiques. L’objectif de cette manœuvre c’est de déstabiliser les rangs du mouvement et semer le doute au sein de ses militants et ses sympathisants. Nous tenons à réaffirmer, comme nous l’avons fait à plusieurs reprises, à son intention et à celle des autres, que la priorité nous revient dans l’appartenance au parti du FLN. C’est le parti dans lequel nous avons grandi et de son idéologie nous nous sommes nourris. C’est le parti pour lequel nous avons affronté tous les défis et tous les obstacles, et nous lui resterons fidèles à jamais. Nous sommes l’authenticité et les autres les intrus. Bien que nous sommes fiers de notre formation politique, nous n’oserons jamais prétendre, comme lui, que «rien ne se fait dans le pays sans l’aval du FLN», à croire que nous sommes seuls à maîtriser la scène nationale à l’exclusion de tous les autres et comme si les réformes politiques à venir ne sont pas de la seule initiative de Monsieur le président de la République !
9- Au sujet des propositions du parti relatives à ces réformes précisément, le secrétaire général a agi d’une manière qui semble bizarre, mais en réalité elle illustre sa grande capacité à feinter suivant les buts qu’il s’est fixés. En effet, il feint de présenter une partie des propositions à la commission du président du Conseil de la nation et garde le reste pour un rendez-vous ultérieur au motif de «consulter les bases militantes» et «l’obligation de déterminer la position du comité central», vu l’importance des points concernés relatifs essentiellement à la nature du système de gouvernance et au mandat présidentiel. Le comité central s’est réuni à l’occasion de la dernière session «extraordinaire » sans qu’il y ait des rapports de la base et sans débattre du sujet. La direction n’a donc pas tranché sur les propositions restant à faire. Entre-temps, le secrétaire général décide de statuer seul sur la question et l’affaire est classée ! C’est là le genre de «direction collégiale» que préfère M. Belkhadem !
10- Le secrétaire général exprime, à l’occasion ou sans, sa volonté de promouvoir la femme et la jeunesse en leur ouvrant le champ pour briguer les postes de responsabilité à tous les niveaux. En vérité, il tient ce discours juste pour la consommation, très loin de la réalité. La preuve en est dans la réduction flagrante du nombre de femmes au sein de l’actuel comité central par rapport à ce qu’il était dans le dernier conseil national. Quant aux jeunes, on peut en parler sans gêne. Ils doivent d’abord s’entraîner à la rhétorique, ou l’art de discourir, ou à défaut se mobiliser pour encadrer l’opération de sondage en vue de connaître «les orientations sociologiques des électeurs» comme si le FLN, après plus d’un demi-siècle, découvre qu’il ne connaît pas son peuple !! Par contre, le mouvement revendique, lui, le rajeunissement effectif des cadres du parti en commençant par déterminer et imposer une moyenne d’âge ne dépassant pas les 40 ans pour les candidats aux futures législatives tout en accordant les mêmes chances à égalité entre les femmes et les hommes. Conclusion : le mouvement aurait souhaité que le secrétaire général s’élève à la hauteur des militants nourris de l’idéologie du FLN qui porte dans ses replis les germes de la sincérité et de la fidélité, rejetant le mensonge et l’escroquerie et bannissant la discorde entre les frères. Le mouvement pensait que sa démarche sincère tendant à assainir les rangs du parti sera jugée à sa juste valeur et sera saisie pour trouver des solutions adéquates aux divers problèmes dans lesquels ont été impliquées les bases militantes qui souffrent quotidiennement, avec les sympathisants, de ce qui est devenu leur formation politique qui, malgré tous les éléments de réussite qu’elle détient, se débat dans une crise voulue qu’alimente une direction qui lui est imposée. Le rejet par M. Belkhadem des propositions du mouvement porteuses d’un début de solutions et de réformes constitue une erreur qui vient s’ajouter à ses nombreuses erreurs précédentes qui ont fait du parti du FLN l’objet de moquerie dans certains milieux qui ne sont pas tous forcément contre nous. En dépit de tout cela, le mouvement ne ferme pas définitivement les portes du dialogue et renouvelle son appel aux militants et militantes pour faire entendre leurs voix retentissantes sur tout le territoire du pays pour revendiquer l’assainissement des rangs et rendre le parti à ses enfants nourris de son idéologie et aux masses populaires qui croient toujours en ses principes et sur lequel elles fondent leurs espoirs pour un avenir meilleur. Parallèlement, le Mouvement du redressement et de l’authenticité s’adresse à toutes les bases militantes et les appelle à la vigilance tout en faisant preuve de sérieux, d’abnégation, d’une grande patience et d’une conduite honorable sachant que toutes les causes justes finissent toujours par triompher. Il leur confirme sa détermination à poursuivre ses démarches sur tous les plans et à tous les niveaux pour concrétiser leurs revendications légitimes .
Pour le mouvement : le Coordinateur national Salah Goudjil

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/08/15/article.php?sid=121515&cid=41

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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