Bonsoir, Saha Ramdankoum. Notre société traverse des étapes critiques et le taux de divorce augmente, tandis que celui du mariage est en considérable recul. J’ai connu une femme que j’aime beaucoup, nous allons nous marier en septembre et j’ai vraiment peur de l’échec. Comme tout le monde le sait, les couples qui divorcent sont de plus en plus nombreux. Selon vous, quelle en est la cause ? Auriez-vous des conseils à formuler ? Je vous remercie. Kader, 35 ans
Réponse : Le divorce a longtemps été l’objet d’une réprobation générale, il signait l’échec et le déshonneur des époux et de leurs alliés. Actuellement, divorcer est devenu une solution raisonnable et honorable puisque pour rester marié, il faut s’aimer. Alors, s’il n’y a pas ou plus d’amour, divorcer est un moindre mal. Le divorce est une maladie héréditaire, probablement parce que pour les enfants de divorcés, ce genre de comportement est «normal», «naturel». Il y a donc une évolution exponentielle, génération après génération du nombre de divorces, chaque divorce engendrant plein de bébés divorces. Les repères anthropologiques ont disparu : avant, les entremetteuses sélectionnaient les fiancés selon des critères assez précis, présentaient les jeunes gens et le tour était joué puisque chaque clan familial était d’accord. L’amour était subsidiaire, la reproduction était l’objectif. Si l’on s’aimait, tant mieux, sinon, on pouvait «s’amuser ailleurs» (surtout le mari), à partir du moment où le contrat (faire des enfants) était rempli. Quant aux conseils, il y en a autant que de couples, chacun ayant sa propre problématique. Dire aux «fiancés» (espèce en voie de disparition), ayez d’autres paramètres (sociologiques, caractérologiques, culturels) que l’amour est voué à l’échec. Dédramatiser, introduire le rire et ne pas hésiter à demander des conseils aux amis, aux ainés, aux psys restent des valeurs sûres. Bonne réussite dans votre couple ! Mme N. Amel

































11 août 2011
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