RSS

DROIT DES AFFAIRES DE MAHFOUD LACHEB

11 août 2011

1.LECTURE

LE TEMPS DE LIRE
DROIT DES AFFAIRES DE MAHFOUD LACHEB

Une discipline du droit moderne

Une discipline du droit moderne

Par


L’économie algérienne a connu «bon an mal an» des fortunes diverses.

Ayant pris des chemins tracés par des politiques différentes, tantôt incertaines, tantôt approximatives, parfois ambiguës, et mesurées au seul arpent longtemps défini par le système du monopole de l´État, l´économie a fini par perdre son souffle de marche imposée, par s´affaiblir, par être presque sans âme.


Les temps ont changé. Y aurait-il un clair espoir d´une relance? L´économie du pays doit s´inscrire dans l´histoire de l´économie mondiale, certes en toute souveraineté, mais en toute audace politique au service de l´audace populaire et nationale. Sans doute, le problème n´est pas simple. Pourtant, il faut l´aborder à la manière du naturaliste, par étape, par petit bout, et l´expliquer par des ouvrages simples, clairs, à la portée de ceux qui, dans la vie quotidienne, auraient à entreprendre des affaires qui relèvent peu ou prou du droit économique. Aussi, l´ouvrage Droit des affaires (*) de Mahfoud Lacheb, me semble-t-il arriver bien à-propos. Sans doute, conditionné par le format et les objectifs de la publication, il ne donne pas la solution à tout, mais il explique avec pédagogie l´essentiel de ce que devrait connaître «tout commerçant» précisément dans ses activités de commerce et les rapports fondamentaux à établir dans un contexte juridique et économique que fixe le droit des affaires dans l´Algérie d´aujourd´hui. Le bon sens réclame évidemment l´application stricte de règles partagées (ou même imposées) à tous. C´est le droit et le début du droit, le bon esprit dirait: «Quand le droit n´est pas la force, il est le mal.»
Justement, professeur de droit économique, et fort de son expérience en qualité d´ancien recteur de l´université d´Alger et d´ancien secrétaire général du Gouvernement, Mahfoud Lacheb rappelle cette double vérité pratique incontournable : «C´est à travers la production, le commerce et l´industrie que se développe un pays» et le droit, dans ce domaine complexe de l´économie, «est à la fois une science et un art». Et il en donne une explication : «C´est une science, car la connaissance des hommes est nécessaire pour élaborer la règle de droit et ensuite l´appliquer. C´est un art, car il s´agit d´élaborer la règle de droit en se rapprochant, le plus possible, d´un idéal de justice auquel aspire la société.»
Lacheb explique également que, pas seulement au niveau de la terminologie, «le droit des affaires est beaucoup plus disciplinaire que le droit commercial», tout en faisant remarquer que «selon l´opinion dominante, le droit des affaires a un domaine plus vaste que le droit commercial qui était entendu traditionnellement comme le droit privé du commerce.» Toutefois, le fond du problème serait plutôt d´en arriver à une analyse capable d´écarter toute «confusion» qui n´autoriserait pas «les fondements juridiques d´une définition». L´ouvrage aborde alors la définition du droit des affaires, les structures commerciales (les commerçants en général, les groupements d´affaires, les sociétés commerciales) et s´étend comme il se doit sur les règles et les applications que tout prétendant aux affaires est tenu de savoir: conditions relatives à la personne et au type d´activité ainsi que celles consacrant les sociétés commerciales.
Au moment où l´économie algérienne est confrontée à la réalité d´une mutation vers l´économie de marché, dont les raisons sont présentées par Mahfoud Lacheb, cette étude Droit des affaires serait bien utile à tous ceux que l´économie nationale, par quelque côté, intéresse.

S'abonner

Abonnez vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par mail .

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Académie Renée Vivien |
faffoo |
little voice |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | alacroiseedesarts
| Sud
| éditer livre, agent littéra...