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4 août 2011

Contributions

Se bousculer

par Ali Brahimi

              Rien ne sert de courir, il faut partir à point. (devise)

Ces derniers temps, des chefs de famille ne cessent de se bousculer a l’intérieur les bazars, vendant différentes victuailles, et auprès des gares routières grouillantes de gens manifestement énervés au cours de la matinée et, après la rupture du jeûne,

se retrouvent épuisés et résignés voire regrettent, pour une partie d’entre eux , les dépenses et disputes du jour; tandis que les autres peuples, en particulier les jeunes gens, affichent ave force leur volonté, depuis le début de l’année 2011, de changer l’état des choses en vue d’aller vers plus de vitalité et liberté, sérénité et progrès. Chez-nous, une frange importante de la population Algérienne ne semble nullement s’intéresser, malgré les louables efforts déployés dans ce sens, a son présent encore moins au devenir des générations d’avenir du fait, nous semble-t-il, des nombreux tracas existentiels durant tout le temps et notamment pendant le mois du carême aux innombrables achats d’aliments de plus en plus insupportables malgré les récentes augmentations des salaires et la réglementation commerciale. En effet, les choses ne cessent de se bousculer dans le domaine du commerce. Donc, la majorité de la population rencontre des difficultés et, de ce fait, ne puisse s’informer d’une façon concise et adéquate autour de ce qui est en train de se passer, actuellement, au plan interne mise a part les actes de la gouvernance et ceux terroristes, encore moins pouvoir apporter des commentaires judicieux et analyser, en profondeur, ce qui se passe dans le voisinage et, a partir de la, dans l’ensemble du monde arabe en train de se bousculer autour d’autres raisons existentielles, comme par exemple en Syrie, dont nous avons d’anciens liens intimes , a la merci d’une dictature sanguinaire, unique en son genre, en train de décimer la population syrienne.

Pourtant, nous semble-t-il, cette indigence informative voire culturelle, sournoisement initiée auprès de la majorité des pays arabes, n’est pas due uniquement au manque du temps encore moins aux informations terrorisantes escamotant celles de fond. Elle serait plus profonde que nous ne l’imaginions. En effet, a titre illustratif, comment expliquer ces bousculades et les empoignades entre des militants d’un parti politique qui s’est autoproclamé dévolutaire des principes de celui qui a libéré le pays ? Qu’on ne nous dise surtout pas que c’est de la démocratie responsable. En aucun cas. En revanche, une bonne partie de la jeunesse Algérienne exprime autrement ses aspirations et ce, par le biais, entre autres, des sous-entendus exemplaires intelligemment formulés en chansons tantôt larmoyantes et révoltées, tantôt extasiées et béates, tandis que d’autres jeunes sont plutôt attirés, par les multiples jeux instructifs et virils tels ceux fournis grâce aux nouvelles technologies de l’information et communication, et, bien entendu, les plaisirs du football associant violence physique et la hargne de vaincre et ,donc, de réussir, leur semblent-ils, a surmonter toutes les adversités de la vie qui se dressent devant eux et leurs parents de plus en plis déprimés

A propos de soucis, la hausse des prix au cours de la première semaine de chaque mois du carême, dénote clairement l’impuissance des pouvoirs publics d’avoir des idées en vue de réguler, dans les faits et la durée, le marché dans son ensemble et, surtout, de savoir localiser les causes qui, a la longue, pourraient se transformer en effets désastreux. La petite étincelle est la mère des grands incendies ! En outre, l’oubli est le poison de la vitalité de la mémoire des peuples en voie de reconstitution identitaire et de développement. En notre époque, les événements se succèdent et se bousculent rapidement, autour de nous, paralysants quelques peuples devenus oublieux voire hagards et perdus devant les innombrables enjeux et défis de l’heure Samedi passé, coïncidant avec le XII é anniversaire de l’intronisation du roi Mohamed VI, des signes encourageants ont été enregistrés, sous forme d’amabilités, antre le président Algérien et le roi du Maroc se félicitant mutuellement du niveau des relations entretenues ces derniers temps. L’acte concret de la semaine, dans ce sens, est défini à l’accort gazier entre l’Algérie et le Maroc. L’essentiel, s’est de ne pas confondre les idées généreuses aux sentiments nostalgiques. En tout cas, heureux carême et bonne Hrira, chauffée au gaz Algérien, a nos frères marocains Décidemment, les révolutions en cours, dans le monde arabe, donnent des idées aux actuels gouvernants maghrébins pour qu’ils puissent se presser, d’une manière sereine et réfléchie, espère-t-on, afin de resserrer les rangs dans une ambiance qui nous fait rappeler les bons souvenir de jeunesse

L’UNION DU MAGHREB ENTRE LES BOUSCULADES D’HIER ET LES ASPIRAtIONS DES JEUNES GENERATIONS D’AUJOURD’HUI

A ce propos, nous rappelons l’extrait de notre article, intitulé « ça sent le brûlé », paru au Quotidien d’Oran du 24 février 2011, anticipant le rapprochement, entre le Maroc et l’Algérie, à la lumière des bouleversements en cours dans le monde arabe et notamment au sein du Maghreb. Nous mentionnons ce qui suit : « Il serait utile de noter que la création, depuis plus de 20 ans, de l’Union pour le Maghreb Arabe, entre autres machins alibis des pouvoirs dictatoriaux, est intervenue dans un contexte particulier. Chaque dirigeant avait ses visées. Celui du Maroc pour son affaire au Sahara occidental, entraînant dans son sillage l’Algérie victime des manigances, internes et externes, et les luttes claniques qui ont abouti au 5 octobre 1988, la Tunisie avec son nouveau président maffiosi gagnant sur tous les plans dans cette entreprise, la Libye dont son président avait d’autres visées du genre Néron, et enfin la Mauritanie en instabilité cyclique. Cette union aurait servie au moins a une chose : L’inter communicabilité des espoirs révolutionnaires. Brièvement, le Maghreb se dirige dorénavant en deux axes.

Le premier est : Tunisie-Lybie-Egypte. Le second : Algérie-Maroc-Mauritanie. Le premier, pour réussir, serait en face des impacts de la situation générée par la révolution sanglante en Libye et qui pourrait durer longtemps. Le second moins « remuant », néanmoins il a un abcès en son centre névralgique susceptible de provoquer les incontrôlables démangeaisons. Il s’agit du Sahara occidental.

Cependant, les dernières manifestations de la jeunesse, au Maroc et en Algérie, revendiquent de nouvelles approches de gouvernance. Cela est notable pour la jeunesse marocaine, aiguillonnée sciemment par les stratèges du Maghzen rajeuni, aspirant instaurer une nouvelle monarchie du genre parlementaire ou le roi ne représenterait que des symboles et que le pouvoir réel appartiendrait aux forces politiques élues par le peuple. Aux premiers signes clignotants dans ce sens, nous y reviendrons plus en détail. En attendons, prions pour le salut de la jeunesse Libyenne » Fin de citations.

Le temps a démontré, nos craintes en qui concerne la jeunesse Libyenne d’une part et, d’autre part, les plausibles visées unionistes se dessinant subrepticement du fait des calculs des uns et des autres sans pour autant qu’elles aillent plus loin du fait des respectives priorités et les suprématies géostratégiques ainsi que les craintes des lendemains comme, justement, ce qui est arrivé en Tunisie, Libye,… crayonnant dés a présent les futurs bouleversements au prix d’une scission territoriale en deux parties est et ouest. En attendant, d’après le fils du guide, le combat se poursuivra notamment après le départ… du NATO jusqu’à la libération totale de la Libye. Pourquoi pas maintenant ?

En politique, notamment en temps de guerre, il est impératif d’avoir une mémoire d’éléphant. A ce propos, la mort controversée de l’ancien compagnon du guide libyen depuis plus de 40 ans, devenu (par quel subterfuge ?) le commandant en chef parachutiste (il aimait s’accoutrer comme un officier supérieur italien des années 1930) des forces militaires de la révolution libyenne, s’inscrit d’après notre point de vue dans la nouvelle stratégie du NATO notamment la France et ses services secrets. En milieu de semaine, elle a remis la somme de prés 160 millions de dollars, déposés dans ses banques par le régime d’El jamahitia, au Conseil de la révolution libyenne

A propos de mémoire, dés le début des bombardements du NATO, le défunt Abdel Fatah Younés, a vivement et vertement critiqué publiquement, via les grandes chaînes télévisuelles mondiales, ledit NATO qu’il avait comparé, selon les propos de ce rallié, a un tedj (une couronne) installée au dessus la tété de la révolution sans que celle-ci n’en ressent le moindre apport des bombardements aériens.

En effet, les jeunes révolutionnaires libyens recevaient constamment des instructions, de ce Abdel Fatah Younés, à ce qu’ils progressent d’un mètre puis une autre injonction les obliger à reculer de deux mètres (kar oua far). Une stratégie autodestructive !

En d’autres termes, une chasse aux pigeons domestiqués à la merci des redoutables brigades de la mort du guide libyen. Cela a duré prés de six mois et, donc, donner des idées et espoirs au guide de Tripoli ainsi qu’a ses supporters. Jusqu’à que le pot aux roses soit découvert la semaine passée .Ce peut-être le pot de la ciguë (plante toxique) pour la famille régnante en Libye. Comme du temps des intrigues de Cléopâtre (61-30 Av J.C.) ; et Messaline (25-40 Ap JC.), avec les chefs des virils et redoutables centurions légionnaires romains qui ont éliminé, en silence, des tribus entières et dévasté la terre en Algérie, Maroc, Tunisie, Libye, Egypte, Syrie, etc.

NOS SILENCES NOUS ONT PLACE AU RANG DE LA CONNIVENCE

A la veille du premier jour du ramadan, un carnage a été commis dans le village de Hama en Syrie. En un jour, plus de 100 assassinés et autant de mutilés et emprisonnés voire plus Vendredi, des jeunes manifestants dans toute la Syrie meurtrie ont crié leur colère a l’intention des pays arabes frères et du Monde : « vos silences nous assassinent » ont-ils adjuré les jeunes révoltés contre un régime, le plus infect du monde arabe, digne héritier des coupeurs de têtes du genre Hadjadj Ben Youssef entouré de ses semblables le louant avec leurs poésies macabres. En effet, le parti Baath puise son arrogance d’une culture d’impunité (a l’image de celle d’Israël) qui avait divisé les peuples arabes en tribus rivales et sectes assassines.

A ce propos, les premiers jours du carême, perçu par la religion musulmane comme celui de la miséricorde, n’a pas empêché le régime syrien de tuer ! Il n’est pas exagéré de dire que la réussite de la révolution, du peuple Syrien, grossissant chaque jour, aurait un impact considérable chez tous les pays arabes et musulmans. Plus que celles de Tunisie, Egypte…

Israël et ses officines externes le savent et surveillent de prés et, peut-être, qu’elles prévoient déjà les retombées en Iran et, donc, le, Hezbollah. C’est dans ce sens que ses stratégies souhaitent : « il vaut mieux avoir affaire au diable (le régime Syrien) qu’a une inconnue (la révolution). C’est tout dit en une seule phrase.

En d’autres termes, le Baath est un diablotin qui amuse Israël durant un demi-siècle. Le Golan en témoigne ! Ensuite, l’ensemble du monde arabe notamment l’Arabie Saoudite profondément inquiétée par tant de chamboulements autour d’elle, l’Europe de l’ouest et la Russie, la Chine…, et surtout les USA.

Le régime syrien le sait. Il est en train d’en profiter au maximum. A moins qu’il ne soit fragilisé, petit à petit, sans qu’il sache, par la volonté du peuple Syrien et ses élites, interne et externe, les plus éveillées du monde arabe certes mais dispersées sciemment par le régime syrien. Entre-temps, les silences des gouvernants arabes se cachent derrière le peuple syrien frère (comprendre la soi-disant solidarité fraternelle avec le régime syrien) d’exprimer librement sa volonté. Il est en train de le faire depuis six mois. Alors ? Alors il crie : Votre silence nous tue. Ecoutons-le enfin ! L’Histoire, en marche, l’a déjà fait. C’est ça l’essentiel. Le reste suivra petit à petit, d’une manière ou d’une autre. Forcément !!!

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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