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89.Si l’Algérie m’était contée (89e partie) Par K. Noubi

31 juillet 2011

1.Extraits, K. Noubi

Une ville, une histoire
Si l’Algérie m’était contée (89e partie)
Par K. Noubi

Indécision : La mère recule devant le déluge de protestations, en espérant que son époux et ses fils, changeront d’avis plus tard.

Autrefois, il y a de cela longtemps, vivait un roi. Il était comblé puisqu’il avait sept garçons et une fille. Cette dernière, la cadette, s’appelle Hind. Elle était très jolie et ses parents, comme ses frères, l’aimaient profondément. Il n’y avait rien qu’elle désire qu’il ne le lui apporte et, bien sûr, ils la protégeaient de tout danger. Quand elle sortait, il y avait toujours des soldats pour l’accompagner, au palais, une myriade de serviteurs étaient attachés à son service.
«Obéissez-lui au doigt et à l’œil !», ordonnait le roi.
Comme Hind est une fille, sa mère pense déjà à la marier, alors qu’elle est encore une enfant. Mais le père comme les frères refusent cette perspective :
— La marier ? Jamais !
La mère tente de les raisonner :
— Aujourd’hui, elle est encore jeune, mais il faudra penser au jour où elle deviendra une jeune fille… Il faut bien la marier !
— Non, non, on ne la livrera pas à un étranger !
La mère recule devant le déluge de protestations, en espérant que son époux et ses fils, changeront d’avis plus tard. Cependant, la jeune princesse grandit en force et en beauté. A peine arrive-t-elle à l’adolescence que les prétendants frappent à la porte du palais. On a entendu parler de la beauté de la princesse et on vient demander sa main.
— Nous serions très honorés, Majesté, de nous allier à vous !
Mais le roi répond, à chaque fois, que sa fille est encore jeune et qu’il ne peut la marier. Mais cet argument ne tient pas très longtemps la route. Hind devient une femme et ses parents ne peuvent la laisser longtemps célibataire. Surtout que les prétendants sont de bonne famille, souvent des princes puissants qui peuvent s’irriter de l’attitude du roi. Les frères se concertent et ils trouvent que leur comportement n’est pas très logique.
— Il faudra qu’elle se marie, on ne peut la condamner au célibat !
— C’est vrai, le tout est de lui choisir un bon époux !
Mais le père, lui, résiste.
— Pas question qu’elle quitte le palais !
Et il répète son argument habituel :
— Elle est encore jeune !
Cette fois-ci, les fils contestent la volonté de leur père.
— Mon père, on ne peut plus dire que notre sœur est encore jeune, on ne peut continuer à refouler les prétendants !
Le roi se renfrogne.
— Que voulez-vous que je fasse ? Que je la marie ? Que je la laisse partir ?
— Ce n’est pas notre souhait !
— Je ne vois que ces deux solutions : ou refouler les prétendants ou la marier !
— Nous ne voulons ni l’une ni l’autre !
Le roi est impuissant.
— Je ne peux rien faire d’autre ! (A suivre…)

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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