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85.Si l’Algérie m’était contée (85e partie) Par K. Noubi

26 juillet 2011

1.Extraits, K. Noubi

Une ville, une histoire
Si l’Algérie m’était contée (85e partie)
Par K. Noubi

Résumé de la 84e partie : Mimoun découvre que le vieillard à qui il a donné une poignée de dattes est un djinn qui veut récompenser sa générosité.

Quand il arrive à la maison et que sa femme le voit sans son sac de dattes, elle sourit, car elle pense qu’il a vendu sa marchandise.
— Combien as-tu gagné ?
— Moi ? dit-il, rien !
Elle fronce les sourcils.
— Comment rien ?
Il hoche la tête.
— Tu ne comprends pas ? Rien !
— Tu as bien vendu tes dattes ?
— Non !
— Je ne comprends pas…
Mimoun sourit.
— Je les ai données !
Elle s’emporte.
— Tu les as données ! quoi, si ce que tu dis est vrai, c’est nous qui allons bientôt tendre la main pour nourrir nos enfants ! Tu perds la raison !
Mimoun la calme.
— Laisse-moi t’expliquer…
Elle fulmine.
— Tu n’as rien à m’expliquer, si tu as vraiment donné nos dattes en guise d’aumône !
— Quand tu m’écouteras, tu me remercieras de m’être montré généreux !
Et il lui raconte l’histoire du vieillard. Elle éclate de rire.
— Et tu le crois, ce vieux fou ?
— Il semblait sincère…
— Il t’a eu, oui ! c’est pour te dépouiller de tes dattes qu’il t’a raconté cette histoire !
— C’est après que je lui ai donné les dattes qu’il a parlé de pièces d’or !
— Qu’importe, avant où après, l’essentiel est qu’il t’a eu ! Mais pourquoi as-tu distribué le reste des dattes ? Tu aurais dû penser à tes enfants !
— C’est le vieillard qui m’a recommandé de les donner !
— Et tu l’as cru ?
— Pourquoi pas ? si je récupère autant de pièces d’or que je lui ai donné de dattes, nous serons riches pour le restant de nos jours !
La femme éclate de rire.
— Comme tu es naïf !
Mimoun est embarrassé.
— Je vais aller à la palmeraie.
— C’est ça, va travailler, va peiner, et ensuite donne tes dattes ! Pauvre fou ! Je me serais bien amusée si tu ne nous mettais pas, tes enfants et moi, sur la paille !
Mimoun préfère ne pas répondre. Elle le poursuit de ses sarcasmes :
— Pauvre fou, pauvre fou ! (A suivre…)

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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