RSS

Pipelettes !

23 juillet 2011

Contributions

Le Carrefour D’algérie

Pipelettes ! dans Contributions chemin_16 Samedi 23 Juillet 2011

Soug ennsa

Par Farida T.

Pipelettes !

Les hommes nous reprochent souvent d’être trop bavardes. A tort ou à raison, cela dépend de l’objet du reproche. Si on nous reproche d’être bavardes, dans le sens où nous sommes incapables de garder un secret, alors le reproche est légitime. Mais si l’on nous reproche d’être des pipelettes, n’y voyez rien d’injuste ni d’insultant, car c’est la vérité, nous sommes de véritables distributeurs de paroles.

Si, au-delà du reproche d’être un moulin à parole, on a osé vous dire que vous parlez pour ne rien dire, là encore, c’est vrai. Car on ne parle pas toujours pour dire quelque chose, parfois on réfléchit, à voix haute. On met concrètement des mots sur nos pensées et réflexions, au sujet de nos tourments, mais aussi de nos joies, qui en s’extériorisant, deviennent plus claires, et donc, mieux gérables. Contrairement aux hommes qui, face à leurs soucis, se renferment sur eux-mêmes, pour mieux se concentrer sur les solutions envisageables, nous les femmes, déversons tous nos tracas sur qui veut bien entendre. Ce n’est pas un appel au secours, juste un besoin irrépressible de sortir ses tracas face à quelqu’un, et de les observer dans la réaction de son interlocuteur. Contrairement aux hommes qui, savourant la joie de se remémorer un bon souvenir, gardent égoïstement ce plaisir pour soit, nous les femmes, éprouvons le besoin de nous confier à nos amies, non pas pour se vanter, peut-être un peu parfois, mais surtout parce que les femmes ont cette générosité innée du partage. Pensant sans doute que la joie et le bonheur sont plus grands quand on a avec qui les partager.

Parfois, on ne parle même pas pour se confier. Observons-nous lors de l’accomplissement d’une tâche quotidienne qui demande une mécanique multiple, cérébrale ou physique, au bureau ou dans la cuisine, les hommes prennent cet air un peu enfantin, en sortant légèrement la langue, pour mieux se concentrer dans leur besogne, mais en silence. Essayer de leur parler, ils ne vous répondront que lorsqu’ils auront fini ce qu’ils sont absorbés à faire. Les femmes, au contraire, peuvent faire beaucoup de choses à la fois, mais en parlant. Même s’il n’y a personne qui écoute, même s’il n’y a personne tout court, on travaille en se racontant tout ce qu’on est en train de faire, comme si on lisait une liste de choses à faire que nous sommes seules à voir. «Alors, je commence par là, je prends ci pour mettre ça là..» parfois on s’adresse même aux objets, par exemple au moment de sortir de la maison, on aperçoit la poubelle «toi, tu descends avec moi…». Les femmes peuvent aussi entretenir une conversation courtoise en relatant des généralités, «je trouve que c’est une très bonne chose de surveiller son alimentation» et une autre qui répond «absolument, mais il faut faire de l’exercice en parallèle, c’est excellent pour la santé». La platitude du sujet ne dénote rien de stupide, c’est comme chanter machinalement quand on n’est pas chanteur. On le fait pour son propre fun sans réfléchir et sans se soucier d’être écoutée ou non. C’est le côté égoïste des femmes, elles se soucient rarement de déranger. D’ailleurs ça ne dérange que les hommes, car entre femmes, on se comprend et se supporte. Mais surtout le plus impressionnant chez les femmes, c’est cette capacité de se comprendre mutuellement lors d’un dialogue entre elles, constitué de plusieurs monologues parallèles, en d’autres termes, elles parlent toutes en même temps, aucune n’écoutent l’autre, mais se comprennent quand même puis qu’elles résument le sujet par la même conclusion et qui les met toutes d’accord.  Bref, nous l’avons compris, étant donné que les hommes et les femmes combinent leurs données différemment, à nous les femmes de modérer notre bavardage vis-à-vis des hommes, en leur épargnant nos monologues, et aux hommes de comprendre que quand une femme parle, elle ne s’adresse pas forcément à eux, et quand elle se plaint, ce n’est pas toujours un reproche, elle ne cherche qu’une oreille attentive pour évacuer son stress et canaliser ses craintes. Alors, plus de patience contre un peu de silence, c’est un bon deal non

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

S'abonner

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Les commentaires sont fermés.

Académie Renée Vivien |
faffoo |
little voice |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | alacroiseedesarts
| Sud
| éditer livre, agent littéra...