RSS

55.La mystérieuse affaire de Styles (55e partie)

23 juillet 2011

1.Extraits

Suspense
La mystérieuse affaire de Styles (55e partie)

Résumé de la 54e partie : Mme Cavendish a reconnu avoir entendu parler fort, mais elle n’a pas compris ce qu’on disait…

J’entrevis le scintillement momentané de ses yeux fauves tandis qu’elle les relevait. J’étais certain qu’à ce moment elle eût volontiers mis en pièces le petit avoué avec ses perfides insinuations. Pourtant elle répondit assez tranquillement.
— Non. Je me trouvais fort bien où j’étais. Je fixais mon attention sur mon livre.
— Et c’est tout ce que vous pouvez nous dire ?
— C’est tout.
L’interrogatoire était terminé, mais je me doutais que le coroner n’était pas entièrement satisfait. Je crois qu’il soupçonnait que, si elle l’avait voulu, Mary Cavendish aurait pu lui donner de plus amples renseignements.
Amy Hill, vendeuse, fut ensuite appelée ; elle déclara avoir vendu une feuille de papier timbré, l’après-midi du 17 juillet, à William Earl, aide-jardinier de Styles court.
William Earl et Manning lui succédèrent et déclarèrent avoir apposé leur signature, en tant que témoins, sur un document. Manning fixa l’heure à environ quatre heures et demie. William opina qu’il était un peu plus tôt.
Cynthia Murdoch vint ensuite. Elle avait peu de chose à dire. Elle ne se doutait point de la tragédie, jusqu’au moment où elle fut réveillée par Mrs Cavendish.
— Je dormais à poings fermés !
Le coroner sourit.
— Une bonne conscience fait un profond dormeur, observa-t-iL. Merci mademoiselle Murdoch, c’est tout.
— Mademoiselle Howard, à vous.
Miss Howard produisit la lettre que Mrs Inglethorp lui avait écrite le soir du 17 juillet. Poirot et moi l’avions déjà lue, bien entendu. Elle n’a rien ajouté à ce que nous savions de la tragédie. En voici un fac-similé :
La lettre fut remise au jury qui l’examina attentivement.
— Je ne crois pas qu’elle puisse nous être d’une grande aide, dit le coroner avec un soupir. Elle ne contient aucune allusion aux faits de l’après-midi.
— Pour moi, c’est clair comme le jour, déclara Miss Howard nettement. Cette lettre prouve indubitablement que ma pauvre vieille amie venait de découvrir qu’elle avait été jouée.
— Elle ne dit rien de pareil dans la lettre, remarqua le coroner.
— Parce que Emily ne pouvait supporter d’avoir tort. Mais moi, je la connais. Elle voulait me voir revenir. Mais elle se refusait à reconnaître que j’avais eu raison. Alors elle a biaisé, comme font la plupart des gens. Mais moi, je ne suis pas dupe de cette manière de faire.
Je remarquai que Mr Wells esquissa un sourire, comme du reste plusieurs des jurés. On connaissait évidemment Miss Howard.
— En tout cas, ces bavardages ne sont qu’une grande perte de temps, continua cette femme irascible en jetant un regard chargé de mépris sur le jury. (A suivre…)

D’après Agatha Christie

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

S'abonner

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Les commentaires sont fermés.

Académie Renée Vivien |
faffoo |
little voice |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | alacroiseedesarts
| Sud
| éditer livre, agent littéra...