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Les secrets de Wikileaks

11 juillet 2011

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Les secrets de Wikileaks

publié le 1 déc. 2010 06:03 par lejeune Algérien   [ mis à jour : 17 déc. 2010 11:59 ]

WikiLeaks – l’Algérie : la corruption en cause

La nouvelle vague des révélations de WikiLeaks. Dans des câble diplomatiques publiés  par le quotidien espagnol El Pais sur la corruption en Algérie soulignent combien la corruption s’infiltrent même jusque au sommet de l’Etat.

La lecture de ces documents, remarquablement écrits, est surtout révélatrice de l’état d’esprit de la chancellerie américaine, n’apporte cependant aucun fait nouveau, ni information inédite. Les journalistes en mal de scoop devraient être déçus. Ce que rapportent les deux ambassadeurs est de notoriété publique et bien des diners aussi couteux qu’ennuyeux auraient pu être épargnés au personnel diplomatique s’ils pouvaient fréquenter les cafés de n’importe quelle ville du pays. Les quelques passages qui méritent d’être cités sont rares et consistent pour l’essentiel en des points de vue de sources de différente qualité. Parmi les plus significatives, domine incontestablement celle constituée par l’ex-ambassadeur français à Alger, Bernard Bajolet, aujourd’hui coordinateur des services de renseignement à la Présidence française qui dresse un état des lieux peu enthousiasmant concis mais clair. Au plan économique, Le diplomate français déplore que le climat des affaires est difficile et ne s’améliore pas ; l’investissement et la création d’emplois font défaut ».

Bajolet et le livre blanc des patrons français

L’ambassadeur confie à ses interlocuteurs américains « qu’une association d’hommes d’affaires français a préparé un livre blanc détaillant les problèmes auxquels les entreprises françaises font face en Algérie et la manière de les corriger ». L’ambassadeur informe ses interlocuteurs que « le ministre de l’intérieur Zerhouni et le gouvernement algérien étaient soucieux d’éviter qu’il ne soit pas diffusé publiquement ». Sur le plan de la corruption, le diplomate est incisif, selon lui « elle remonte aux frères de Bouteflika, en atteignant un seuil inédit et affecte le développement économique ». Selon l’Ambassadeur Ford « Bajolet est d’avis que la pression extérieure sur le gouvernement pour l’amener à abandonner l’idée d’un troisième mandat pour Bouteflika » ne sera pas efficace. Précisant sa pensée le diplomate précise que « Cela ….ne ferait que rendre plus difficile le travail avec les Algériens et les Français ressentent que sur les deux questions sécuritaires et socio/économiques, ils doivent travailler avec Alger. Il a admis volontiers que les perspectives à moyen et à long terme ne sont pas bonnes sauf si le gouvernement commence vraiment à redresser l’économie et le système politique. Il n’est pas convaincu que cela puisse se produire, mais il n’a aucune idée précise de ce qu’il faudrait faire dans ce cas. » On peut être plus clair pour exprimer en termes choisis, un état d’esprit qui hésite entre scepticisme et fatalisme…

Une Algérie « fragile et malade… »

Le câble du 19 décembre 2007 est intitulé, de manière éloquente, « Une Algérie fragile et malade dévire vers 2008 » est une synthèse d’entretiens avec des personnalités algériennes d’horizons divers qui déplorent unaniment, sur divers registres, le délitement du pays selon eux et qui émaillent leurs appréciations très négatives d’anecdotes et de confidences diverses. Bien que ces visiteurs du soir se recrutent dans le milieu de l’opposition tolérée (Said Sadi, Abdallah Djaballah), leurs descriptions et commentaires sont d’une rare virulence. Certains n’hésitant pas à mettre en cause le Chef de l’Etat ou le chef d’Etat-major de l’armée dans des affaires de corruption.  Mais c’est bien sur le mémorandum sur l’arrestation des principaux dirigeants de Sonatrach, objet du télégramme du 8 février 2010 qui présente le plus d’intérêt.

L’ambassadeur Pearce et l’affaire Sonatrach

Pour l’Ambassadeur David Pearce,  l’affaire Sonatrach est la plus récente et la plus « spectaculaire » d’une série d’enquêtes qui implique des membres du gouvernement et des dirigeants des entreprises publiques. Le rapport diplomatique est une variante algéroise de la défunte kremlinologie. Pour l’ambassadeur il est « significatif » que les personnalités visées soient considérées comme « proches » du président Bouteflika, au premier chef le ministre Chakib Khelil. « Les spéculations vont bon train sur des conflits internes » pour une bataille de « leadership » entre civils et militaires mais l’ambassade avoue ne pas disposer « de preuves solides ». Après des informations factuelles sur les arrestations des dirigeants de Sonatrach et des deux fils du PDG Mohamed Meziane, les accusations de malversations et d’irrégularités dans l’attribution de contrats, le rapport de l’ambassadeur souligne que Chakib Khelil semble avoir été pris au dépourvu par l’affaire. L’énumération des faits est conforme à ce qu’en a rapporté la presse algérienne. L’ambassadeur a pu néanmoins « enrichir » son rapport grâce à une source qui confirme que seul le PDG Meziane avait autorité pour autoriser les contrats frauduleux. 1600 contrats ont été visés par les enquêtes et certains de ces contrats concernent directement les enfants de l’ex-PDG de Sonatrach. Le câble évoque le contrat Sonatrach-Anadarko et la joint-venture BRC (Brown and Root Condor) pour le développement du champ d’El Merk. BRC a été liquidée en 2008 et le contrat n’a jamais été appliqué. La source anonyme précise que l’affaire BRC ne fait pas l’objet d’enquête. Dans son commentaire l’ambassadeur souligne néanmoins que BRC fait bien partie, selon la presse, de la liste des enquêtes en cours.

Le rôle « principal » du DRS

L’ambassadeur relève le rôle « principal » du DRS  (Département du Renseignement et de la Sécurité) qui n’est plus dans « le cadre du ministère de la défense », dans ses missions d’enquêtes. Seule valeur ajoutée du télégramme, le diplomate précise qu’un analyste américain du risque – un officier de renseignement en d’autres termes – signale que « tout ses contacts croient que les enquêtes du DRS sont « un message à Bouteflika » afin que les familles des hauts gradés bénéficient d’une « plus grande part du gâteau économique » ou que le « clan de l’ouest » doit céder le pouvoir aux militaires « dominés par l’Est » ou encore, « plus simplement » que le pouvoir à prédominance civile devrait redonner une plus grande influence aux militaires en coulisses. L’ambassadeur est prudent face à « cette théorie et d’autres » l’ambassadeur ne voit pas de « preuves tangibles » susceptible de valider une quelconque analyse sérieuse. En revanche, David Pearce est certain que cette affaire de corruption n’est que la « partie immergée de l’iceberg ». Sans le nommer, l’ambassadeur accorde une importance particulière à une lettre de Hocine Malti publiée dans la presse  qui énumère une série d’affaires impliquant Sonatrach, susceptibles d’intéresser le DRS. Selon « l’analyste du risque », ses sources sont « certaines que des agents du DRS ont suggéré cet article comme un « avertissement à l’autorité civile ». L’affirmation totalement incongrue, témoigne d’une méconnaissance réelle des acteurs, ce qui est plutôt surprenant de la part d’un membre distingué de la communauté américaine du renseignement à Alger. Le télégramme témoigne en tout état de cause de la perplexité de l’ambassadeur devant des jeux de pouvoirs à Alger. Le commentaire final observe que l’enquête contre les dirigeants de l’entreprise qui finance la moitié du budget du pays et réalise 98% de ses recettes d’exportations « a choqué » et a donné lieu à d’intenses spéculations sur ses objectifs politiques. L’Ambassadeur a l’humilité de reconnaitre implicitement qu’il ne maitrise apparemment ni les tenants ni les aboutissants de manœuvres qui mettent directement en cause les sommets hiérarchiques de l’Etat.Maghreb Emergent

 

Les câbles diplomatiques: Câble sur la Sonatrach : http://www.elpais.com/articulo/internacional/Cable/destituciones/Sonatrach/elpepuint/20101216elpepuint_13/Tes

Câble sur la situation en Algérie : http://www.elpais.com/articulo/internacional/Cable/situacion/Argelia/elpepuint/20101216elpepuint_11/Tes

Câble sur les remarques du diplomate français sur l’Algérie : http://www.elpais.com/articulo/internacional/Cable/recoge/opinion/embajador/frances/Argelia/elpepuint/20101216elpepuint_12/Tes



Wikileaks – Bouteflika, le Sahara occidental et la malhonnêteté « des socialistes espagnols »

« Les socialistes espagnols n’ont pas été honnêtes avec les Sahraouis », déclare ainsi Abdelaziz Bouteflika en août 2005 au sénateur américain Richard Lugar qui était en visite à Alger, révèle des câbles diplomatiques américains cités par El Pais. Pour l’Algérie, le soutien que l’Espagne accorde au plan d’autonomie marocain a suscité un « malaise » dans les relations entre les deux pays.

Un malaise qui se traduira notamment en 2007 par un bras de fer qui opposera l’Algérie à l’Espagne au sujet de l’augmentation des prix du gaz que Sonatrach livre à la péninsule ibérique, analysent des observateurs américains.

A cette époque, Eduardo Aguirre, l’ambassadeur américain à Madrid, a commenté, dans un mémo, « l’augmentation de 20 % du prix du gaz exporté en Espagne » opérée par l’Algérie, comme une mesure à travers laquelle Bouteflika voulait exprimer sa colère contre les prises de position de Zapatero sur la question Sahraouie, rapporte El Pais.

Pour éviter qu’une crise diplomatique s’installe avec Alger, Moratinos, ministre des Affaires Etrangères de l’Espagne, a même confié à des interlocuteurs américains que son gouvernement cherchait en 2008 à relancer les négociations entre le Maroc et l’Algérie, en associant également la France. Cependant, l’Algérie avait refusé de négocier « au nom des Sahraouis », précise El Pais.

Des mémos américains révèlent également que Moratinos a mis au point un document qui englobe toutes les propositions espagnoles sur le conflit du Sahara Occidental. Ce document sera remis, par la suite, aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité.

Dans ce document, l’Espagne propose carrément « d’abandonner les termes : la décolonisation, la souveraineté et l’indépendance et les remplacer par le vocabulaire de la «mondialisation» avec des mots tels que la régionalisation, l’autonomie et l’autonomie gouvernementale », relève encore El Pais.

Le quotidien espagnol précise encore que le gouvernement de Zapatero défendait pour le Sahara Occidental  « une solution similaire à celle que l’Espagne a donné à la Catalogne ».



Wikileaks – l’économie algérienne, selon les américains
« Bouteflika et son équipe ont une seule approche… »

Les câbles américains diffusés par Wikileaks ont donné leur petit lot de révélations sur l’Algérie. Dans l’une d’elles, destinée au secrétaire d’Etat-adjoint David Welch, l’ancien ambassadeur à Alger, David Ford, livre ses appréciations, très critiques, sur la politique économique et sociale du gouvernement. Un point de vue américain qui semble général… en attendant des câbles, qui ne sortent pas encore, sur le pétrole et la loi avortée de Chakib Khelil sur les hydrocarbures.

Les dépêches diplomatiques américaines « libérées » par le site Wikileaks sont le délice de galaxies de journalistes et de politologues à travers le monde. Et pas seulement pour les « secrets » que certains voudraient naturellement mettre à jour. Le tableau de mœurs politiques et le regard porté sur leur perception de la gestion des pays ou ils sont en poste par les diplomates américains ne manquent ni de saveur ni d’intérêt. Ecrits dans une langue claire et sans pathos – les rédacteurs de ces câbles étaient loin de se douter que leurs écrits finiraient sur la place publique – ces documents reflètent des opinions et des points de vue pratiques. Ces dépêches sont souvent destinées à constituer des fiches de synthèses opérationnelles et sont des documents de travail. C’est très vraisemblablement le cas de la longue missive adressée le 22 février 2008 par l’Ambassadeur Robert Ford, alors en poste à Alger, à  David Welch, Secrétaire d’Etat-adjoint pour le Proche-Orient à la veille d’une visite à Alger.

Un regard acéré

D’une lecture aisée, l’ambassadeur Ford maitrise à l’évidence son sujet, cette dépêche classée « secret » fait le point des relations bilatérales et donne des éclairages sur la situation générale de l’Algérie à l’approche d’une visite – le 26 février 2008 – du haut fonctionnaire américain.  Il n’y a pas d’informations croustillantes ou « people », mais le câble vaut par la franchise de ton et les remarques critiques formulées par le diplomate.

La partie consacrée à l’économie de ce document de mise en situation (« scene setter ») ne s’embarrasse pas de circonvolutions ni de précautions de langage. Le regard américain sur l’économie algérienne, pour distancié qu’il puisse paraitre à la lecture de ce câble, est acéré et sans concession.

L’entame du volet économique est brutale « L’offre de logements est terriblement faible, tandis que le chômage et le sous-emploi sont endémiques (au moins 50 pour cent chez les jeunes). Phénomène relativement nouveau, beaucoup de jeunes tentent de fuir le pays, même au moyen de petites embarcations, quand c’est possible. L’âge moyen auquel les Algériens se marient est maintenant la mi-trentaine, un indicateur frappant de la manière malheureuse dont ils vivent leurs vingt ans. »  Nuls besoin d’oiseux développements, l’impasse dans laquelle cette jeunesse se morfond est exposée lapidairement.

La situation sociale est succinctement  – mais efficacement – dépeinte «  … la majeure partie de la hausse mondiale des prix des produits alimentaires sont répercutées sur les  consommateurs, ce qui provoque des grèves par différents groupes de travailleurs à un rythme quasi-hebdomadaire… » Le diplomate précise que la situation globale est beaucoup moins grave qu’au début des années 90, que le gouvernement est bien assis mais que, selon une « partie de l’élite sociale et politique le pays est à la dérive ».

« Bouteflika et son équipe ont une seule approche… »

Ces éléments plutôt sombres ne masquent pas le fait que l’Algérie est un pays financièrement prospère. Toutefois, cette aisance financière ne permet pas au pays d’affronter les problèmes du logement et du chômage. L’ambassadeur observe que les investissements infrastructurels sont l’unique levier de stimulation économique.

«Bouteflika et son équipe ont une seule approche pour dynamiser l’économie: dépenser des dizaines de milliards de dollars dans les infrastructures ainsi que des projets grandioses pour créer des emplois et aussi créer un héritage Bouteflika. »  L’atonie économique est imputée à «  La  bureaucratie, des réglementations pesantes et la centralisation (qui) ralentissent la mise en œuvre des projets et entravent de nouveaux investissements privés » Constatant que le gouvernement semble impuissant à résoudre ces problèmes systémiques, Robert Ford en attribue la responsabilité au « manque de vision au sommet ».


La conclusion de la partie économique de cette mise en perspective économique de l’Algérie est particulièrement  révélatrice : « Bouteflika et son équipe doivent choisir, soit l’Algérie sera une économie de marché dans laquelle les Algériens seront intégrés dans l’économie mondiale soit une économie dont le gouvernement continue de souscrire au vieux contrat social des années 1960 et 1970. » En ces temps de patriotisme économique revisité, le dilemme représenté par un diplomate qui a quitté l’Algérie en juin 2008, semble toujours actuel.
Maghreb Emergent



Ces journalistes  » collabos » des Américains

Américains et journalistes algériens : Les liaisons dangereuses, WikiLeaks, révèle des câbles US qui démontrent clairement que des journalistes algériens fournissent aux Américains des informations sensibles sur le pays. La presse en danger ?

Les relations qu’entretiennent les diplomates américains en Algérie avec une certaine presse nationale sont intrigantes à plus d’un titre. WikiLeaks, toujours lui, révèle des câbles US qui démontrent clairement que des journalistes algériens fournissent aux Américains des informations sensibles sur le pays.

Le premier télégramme, qui traitait des conditions de l’élection du Président du Sénat, citait déjà Nadia Mellal, une journaliste francophone du quotidien Liberté, comme source. Les Américains y rapportent que cette dernière leur a dit que le résultat (de l’élection du Président du Sénat) était connu à partir du moment où le Président Bouteflika avait annoncé aux sénateurs qu’il voulait que Bensalah conserve son poste.

La journaliste de Liberté précisera aux Américains que les sénateurs s’en étaient plaint. Pourquoi une journaliste algérienne fournisse-t-elle des informations aux

diplomates américains, même si elle ne leur révèle rien de bien secret ?

Pire encore, un autre câble de WikiLeaks nous apprend que le Fondateur du quotidien L’Expression, Ahmed Fattani, avait transmis aux Américains des informations sécuritaires algériennes qu’il aurait lui obtenu des Services de sécurité algériens ! Le cap de la simple discussion de salon est ainsi dépassé puisque il s’agit là d’une divulgation d’informations sensibles.

El Khabar ne s’en sort pas à bon compte. Dans un autre câble, les Américains indiquent à un responsable US qui voulait se rendre en Algérie que le terrain lui a été bien

préparé. «Un grand article a été consacré à votre visite, produit avec l’aide de notre PAO et publié dans El-Khabar, un quotidien arabophone à grand tirage», montre le télégramme révélé par WikiLeaks.

Les Américains faxent-ils des articles à la Rédaction d’El Khabar ? Intriguant !Nina A ( Algerie-focus)

Câble traitant de la journaliste de Liberté

(http://cablegate.wikileaks.org/cable/2007/01/07ALGIERS45.html)

Câble traitant du Fondateur de L’Expression

(http://46.59.1.2/cable/2007/12/07ALGIERS1809.html)

Câble traitant d’El Khabar (http://46.59.1.2/cable/2008/02/08ALGIERS198.html)


Wikileaks : les Américains se demandent où se trouve le cœur du pouvoir en Algérie

Qui détient le pouvoir en Algérie ? Les militaires ou les civils ? Une poignée de généraux qui ont la haute main sur l’armée et les services de renseignements ou le président de la République élu au suffrage universel, Abdelaziz Bouteflika ?

La question continue à diviser les chancelleries étrangères tant le cœur du pouvoir à Alger est impénétrable depuis des décennies. Pour le chef de l’Etat algérien, la réponse est évidente : l’armée algérienne respecte « absolument » l’autorité d’un président qui est un civil et non un militaire. « Ça n’est pas du tout comme en Turquie », assure-t-il lors de  sa première entrevue avec le général William Ward, le chef de l’Africom, la structure de commandement américaine pour l’Afrique, en novembre 2009.


Lorsqu’il revendique devant son interlocuteur d’être au-dessus des militaires, le chef de l’Etat ne s’exprime pas en catimini. Trois généraux de l’Armée nationale populaire (ANP) assistent à l’entretien : celui en charge de la coopération et des relations extérieures, le général Nourredine Mekri, celui qui a le contrôle les transports et la logistique, le général-major Abdehamid Ghriss et, au-dessus d’eux, le ministre de la défense nationale et chef d’état-major, le général Ahmed Gaid-Salah.


« LA MAISON EST MAINTENANT EN ORDRE »

Le président algérien se pose en défenseur de l’armée. S’il admet volontiers qu’elle a pris le pouvoir en janvier 1992 pour empêcher les islamistes d’y accéder par les urnes, il n’y trouve rien à redire, au contraire. Selon le compte-rendu de la rencontre, obtenu par Wikileaks et consulté par Le Monde, « M. Bouteflika a fait valoir que l’armée a été contrainte de prendre des mesures drastiques dans les années 1990 pour sauver le pays. Ce fut une période difficile, mais l’ordre constitutionnel a été restauré ».

« La maison est maintenant en ordre, souligne-t-il. (…) La seule source de légitimité est la Constitution. Tout le monde peut être candidat à l’élection, conformément à la Constitution, même un général. Il marque une pause, sourit et dit: ‘Mais les généraux ont pris la mesure des difficultés et aucun d’entre eux ne s’est encore porté candidat.’ »

Dans son commentaire, le diplomate américain note que les généraux présents à l’entretien n’ont pas bronché lorsque M. Bouteflika a affirmé : « Maintenant les militaires obéissent aux civils. » Mais il se garde bien de dire s’il a été convaincu par le propos du chef de l’Etat algérien.

Jean-Pierre Tuquoi
Le Monde


WikiLeaks : Les imams Algériens indésirables en France

 Selon un câble diplomatique datant de 2006 et provenant de l’ambassade américaine à Paris,  la France a expulsé de nombreux imams Algériens accusés de « prêcher » un « discours religieux » dangereux et « radical ».

« Les autorités françaises demeurent extrêmement préoccupées par la menace du terrorisme sur le sol français et prennent activement des mesures pour combattre les futures menaces actuelle.  Les islamistes radicaux sont toujours la principale menace pour les intérêts français », rapporte ainsi un câble diplomatique émis le 29-11-2006 par l’ambassade américaine de Paris et révélé par Wikileaks.

Ce mémo, classé secret, reprend les analyses et les propos de Christophe Chaboud, commissaire divisionnaire et chef de l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat). Et ce responsable n’a pas hésité à confier aux observateurs de l’ambassade américaine que l’islamisme radical se diffuse en France grâce aux imams étrangers qui prêchent dans les mosquées de l’Hexagone les idées fondamentales de ce courant.

Mais ces imams ont vite été mis sous surveillance et beaucoup d’entre eux ont été expulsés, indique ce mémo qui met l’accent sur la réussite des services de renseignement français à contrecarrer toute menace terroriste. Cette réussite s’expliquerait, selon les observateurs américains, par les expulsions d’un grand nombre de ces imams radicaux qui sont, pour la majorité d’entre eux, des Algériens.

« Christophe Chaboud s’est vanté de l’expulsion de 54 imams de France depuis 2001. Les imams qui ont été expulsés de France sont accusés de prêcher les idées de l’islamisme radicale. Chaboud a noté que la majorité des imams expulsés sont algériens. Une poignée d’entre eux vient de Turquie, Maroc, Tunisie et un ou deux pays du Golfe », note ce mémo.  Par ailleurs, 12 autres imams étaient également en attente d’expulsion, indique encore le câble qui ne précise nullement leur nationalité.

A travers cette politique d’expulsion, Chaboud croit savoir que la France « était très en avance sur les autres Etats de l’UE, en particulier le Royaume-Uni ». « En prenant les mesures nécessaires contre les ressortissants étrangers qui préconise des idéologies radicales », la France se prémunit contre le terrorisme, a relevé Christophe Chaboud.


WikiLeaks – Le président Ben Ali :  » l’Algérie est responsable du Statu quo au Maghreb « 

Les secrets de Wikileaks

« Les Algériens doivent accepter le fait qu’il n’y aura pas un Etat indépendant au Sahara occidental ». La Sentence prononcée par le président Tunisien tombe comme un couperet. Pour Ben Ali, l’Algérie est la principale responsable du blocage au Maghreb.

Les confidences de Zine el-Abidine Ben Ali à David Welch, sous-secrétaire d’Etat américain chargé des affaires du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord, sont troublantes. Selon un câble diplomatique américain classé secret, et qui date du 3 mars 2008, le président Tunisien accuse l’Algérie de bloquer tous les progrès dans la région du Maghreb à cause de sa position sur le conflit du Sahara Occidentale.

Pour Ben Ali, ce conflit délicat ne peut pas « être réglé par le Conseil de sécurité des Nations unies ». D’ailleurs, ce mémo nous fait savoir que « la Tunisie avait essayé de convoquer une réunion des Chefs d’Etats du Maghreb à ce sujet à Tunis ». Et « alors que le Maroc et la Libye avaient accepté de participer, l’Algérie a refusé prétextant qu’il n’y avait rien à discuter », confie Ben Ali à à David Welch lors d’une entrevue organisée le 28 février 2008 à Tunis.

Ben Ali s’est montré également très inquiet sur les évolutions politiques au Maghreb. En effet, selon ce télégramme obtenu par Wikileaks, le président Tunisien a confié aux américains ses angoisses sur la montée de l’islamisme en Egypte et au Maroc. « L’extrémisme est un problème réel et croissant. Et le Maroc est au début de ce problème » confie-t-il. Concernant l’Egypte, Ben Ali croit savoir que les « frères musulmans » prendront tôt ou tard le pouvoir au Caire.

Quant à l’Algérie, le président tunisien a relevé que le pays se porte nettement « mieux » et l’islamisme radical ne représente pas un aussi grand danger comme par le passé.


La face cahée de la coopération sécuritaire entre Alger et Washingto
Aqmi: Alger a autorisé des survols espions

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Selon des notes diplomatiques publiées par WikiLeaks, et reprises par Le Monde mardi, Alger aurait accordé son feu vert en 2010 pour des « survols de surveillance » américains « contre des cibles d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) au Sahel ». Il fallait en revanche que « les missions de survol n’aient pas de lien direct avec des actions au sol ». Les documents qui ont filtré proviennent de l’ambassade des Etats-Unis à Alger. Les appareils de reconnaissance américains, dotés d’appareils photos et de caméras, décolleraient le plus souvent de la base américaine aéronavale de Rota, dans le sud de l’Espagne.

Une note précédente, en date du Décembre 30 de l’an passé et publié sur le site de Wikileaks, décrit les négociations entre responsables américains et hauts responsables algériens  duministère des Affaires étrangères comme officielles.

Les avions, Lockheed Martin avions espion EP-3 exploité par l’US Navy, pour intercepter des communications électroniques. Ces avions ont survolé l’Algérie et  patrouiller le ciel du Mali et de la Mauritanie.

La note Décembre déclaré que les Etats-Unis a demandé à d’autres gouvernements dans la région de l’autorisation de faire des vols et attend leur réponse.



WikiLeaks : selon le journal « Los Angeles Times »
L’Algérie a déjoué une tentative d’assassinat de Condoleezza Rice en 2008

Selon des documents divulguées par le site américain «Wikileaks » Les forces de sécurité algériennes ont déjoué une tentative d’assassinat contre l’ancien secrétaire d ‘Etat américaine Condoleezza Rice lors de sa visite en Algérie en Septembre 2008.Le journal « Los Angeles Times » cite une correspondance confidentielle échangée entre l’ambassade américaine en Algérie et le ministère américain et les félicitations de l’État américain de l’étendue de la coopération entre l’Algérie et les États-Unis dans la lutte contre le terrorisme.


Le document lui-même décrit Algérie comme un proche allié des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme en Afrique du Nord, a déclaré l’ambassadeur  U. S. en Algérie David Pearce  : «aucun pays n’est plus important que l’Algérie dans la lutte contre Al-Qaïda dans la région du Sahel et au Maghreb.

L’ambassadeur a signalé dans sa correspondance le  « profond mécontentement » du président Abdelaziz Bouteflika de voir l’Algérie sur une américaine et l’application des procédures d’inspection strictes dans les aéroports américains pour les citoyens algériens.


WikiLeaks : Une liste de sites que les Etats-Unis veulent protéger
Le pipeline Trans-Med de l’acheminement du gaz algérien vers l’Europe un site sensible

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Suite des révélations de Wikileaks : dans la nuit de dimanche à lundi, le site de Julien Assange a publié une liste de sites que les Etats-Unis veulent protéger à tout prix. Selon le département d’Etat en effet, leur perte « affecterait de manière significative » la sécurité américaine.Parmi les centaines de site révélés, le site cite le pipeline Trans-Med de l’acheminement du gaz algérien vers l’italie et l’Europe .

Le site WikiLeaks a publié une liste secrète de sites industriels et d’infrastructures sensibles de par le monde que les Etats-Unis veulent protéger d’attaques terroristes, car leur perte, selon le département d’Etat, «affecterait de manière significative» la sécurité US. Contenant des centaines de sites et infrastructures sensibles, la liste publiée, dans la nuit de dimanche à lundi, couvre tous les continents.

Outre des infrastructures stratégiques, elle recense entre autres le canal de Panama, une mine de cobalt au Congo, d’autres mines en Afrique du Sud et Amérique latine ainsi que des entreprises pharmaceutiques produisant des vaccins au Danemark, en Italie, en Allemagne en Australie et en France. Le câble du département d’Etat datant de février 2009 demande aux représentations diplomatiques américaines de recenser les «infrastructures sensibles et ressources clés» à l’étranger «dont la perte affecterait de manière significative la santé publique, la sécurité économique et / ou la sécurité nationale des Etats-Unis». La mise à jour de cette liste visait à «prévenir, dissuader et neutraliser ou atténuer les effets d’actes terroristes visant à détruire, bloquer ou exploiter» ces infrastructures, rapporte le même site. Dans cette liste figurent aussi des câbles sous-marins de télécommunications, des ports, des barrages, des oléoducs et gazoducs, des mines et des entreprises fabriquant notamment des produits pharmaceutiques importants pour la santé publique. Cette révélation n’a pas laissé indifférent certains diplomates qui ont vite critiqué WikiLeaks. Pour Malcolm Rifkind, ancien ministre britannique des Affaires étrangères et de la Défense, l’attitude de WikiLeaks est «irresponsable» dans la mesure où cette liste peut aider des groupes terroristes : «C’est une preuve de plus qu’ils (WikiLeaks) ont un comportement irresponsable, presque criminel. C’est le genre d’informations qui intéressent les terroristes», a-t-il expliqué. Les fuites ont provoqué l’émoi dans de nombreux pays, dont les Etats-Unis qui les ont qualifiées de «criminelles» et étudient la possibilité de poursuites contre le créateur de ce site, Julian Assange. Dans une autre note diplomatique mise en ligne par WikiLeaks, l’ancien Premier ministre australien, Kevin Rudd, avait qualifié les dirigeants chinois de «paranoïaques» et demandé aux Etats-Unis de se tenir prêts à recourir à la force en Chine si les choses tournaient mal. Autant de révélations qui devraient mettre Washington encore plus dans l’embarras.


WikiLeaks : nouvelle vague de révélations
Armée et politique en Algérie : M. Bouteflika :« Le pouvoir est entre les mains des civils et les généraux respectent cela »

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La presse anti-Bouteflika en Algérie pense avoir trouvé un nouvel os à ronger. Bouteflika aurait affirmé aux Américains sa suprématie sur les « généraux » ! . Le site WikiLeaks publie l’intégralité de ces révélations, ce qui permet à chacun de se faire une idée réelle de tout cela.

Passons rapidement sur la révélation   » Bouteflika : affirmé aux Américains sa suprématie sur les « généraux » !, qui est totalement bidon. La réalité permet de se rendre compte de l’ambiance entre le président de la république et les militaires et de voir qu’on est en face d’une harmonie totale entre les civils et les militaires. Le président Bouteflika s’exprime sur cette réalité du pouvoir en Algérie. A cette occasion, il fait un peu d’humour. « Ce n’est pas du tout comme la Turquie », a souligné encore Bouteflika qui affirme tout haut que les militaires respectent « absolument » l’autorité civile. « N’importe qui peut être candidat à une élection, conformément à la Constitution, même un général », assure encore Bouteflika qui, selon les descriptions détaillées apportées par ce mémo,  « fit une pause, puis sourit et dit, mais les généraux se rendent compte des difficultés et aucun n’a été un candidat pour le moment ». Je ne vois pas comment on pourrait prendre autrement ses propos.

Les révélations sont très intéressants. Car on ait ainsi à disposition un document, qui nous parle bien du pouvoir et des rapports entre les civils et militaires.

On y trouve M. Bouteflika rappeler aux américains quelques règles élémentaires du pouvoir en Algérie : « Je peux vous dire que l’armée obéit à des civils », a déclaré des lors le Chef de l’Etat qui a tenu à faire savoir à son interlocuteur américain que les « généraux »‘ respectent, désormais, « les dirigeants civils ». La tonalité de ce que les américains pourront écrire sur ce sujet ne peut changer après cet échange informel.

Cela permet de casser un peu le mythe des « tabous », ce moment du « on nous cache tout on nous dit rien » qui fait les choux gras des populistes et complotistes de tout poil.

Parler de suprématie du président Bouteflika sur les « généraux n’a aucun intérêt pour l’information du public.  Ce n’est en lisant ces révélations de WikiLeaks que l’on s’en rend compte et qu’on se dit que finalement, les américains ne font pas si mal leur travail (malgré tout les reproches qu’on peut leur faire et que parfois, ils méritent).

Bouteflika : « Si nous étions dans la position de l’Égypte, nous aurions appliqué la même politique avec Ghaza »

Le Journal El Watan écrit : L’Algérie aurait-elle donc accepté de collaborer avec Israël pour asphyxier le Hamas ? C’est la question que l’on peut, légitimement , se poser à la lecture du câble diplomatique,  publié sur Wikileaks, de l’ambassade américaine à Alger qui révèle des propos troublants de Bouteflika sur cette question si chère à l’opinion publique Algérienne.

La réponse est à lire dans le même cable diplomatique, le président Bouteflika disait : «la proximité de l’Égypte avec Gaza et son environnement politique intérieur lui dictent une telle conduite» !.En lisant ce passage le Président de la République n’affirme pas clairement son soutien au blocus égyptien au moment où des enfants et femmes de Gaza se faisaient massacrer

Relations entre l’Algérie et Égypte

Bouteflika :«l’Algérie n’a pas l’intention de répondre»
Le président Bouteflika a abordé également avec le général William Ward, la question de la tension suscitée par le match de la qualification à la Coupe du Monde qui a opposé l’Algérie à l’Egypte. Et à la campagne haineuse déclenchée par les médias Egyptiens, Bouteflika confiera que  « l’Algérie n’a pas l’intention de répondre » car elle ne pouvait se permettre de mettre en péril « sa relation historique avec l’Egypte ».

Ceci dit, le mémo de l’ambassade américaine a révélé à ce propos que Bouteflika a refusé la médiation du secrétaire général de La Ligue Arabe, Amr Moussa, lequel a été dépêché du Caire pour tenter de calmer la tension avec l’Algérie.




Le Monde, un des cinq grands journaux à s’être associé à WikiLeaks pour la publication des mémos de la diplomatie américaine, a publié d’autres articles sur les relations Algéro-marocaines, le conflit du sahara occidental et la vision du président Sarkozy vis à vis de l’Afrique

Pourquoi Sarkozy a réservé sa première visite au Maghreb à l’Algérie ?

Nicolas Sarkozy tout juste élu président de la République, il réserve au Maghreb son premier déplacement hors d’Europe, comme avant lui Jacques Chirac. Mais l’ordre de visite est inversé. Cette fois, le premier pays visité ne sera pas le Maroc. L’Algérie passera avant le royaume chérifien.

Pourquoi ce changement ? Paris a beau expliquer à ses interlocuteurs marocains que le roi Mohammed VI a tout à gagner à ce que la visite se termine à Rabat, et qu’ainsi il aura « le dernier mot ». Rien n’y fait. Les Marocains s’estiment trahis et annulent la visite à Rabat du président français en avançant des « considérations d’agenda, un prétexte vide à la mesure de l’affront subi », peut-on lire dans un télégramme du département d’Etat américain obtenu par WikiLeaks et révélé par Le Monde.

« MALADROIT »

Pour ajouter à l’insulte, l’annonce de l’annulation de la visite est faite par le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Fassi Fihri, directement à l’Elysée, et non au Quai d’Orsay, comme le voudrait l’usage. Qui plus est, Fassi Fihri a attendu d’avoir quitté Paris où il se trouvait et d’être rentré à Rabat pour informer les autorités françaises de la décision.

Le geste marocain est « maladroit », confie un diplomate français à un collègue américain. Il pourrait « affecter les relations normalement paisibles et très proches entre la France et le Maroc, alors que la politique française vis-à-vis du Maroc, y compris au Sahara [occidental], n’a pas changé avec Sarkozy ». Pour réparer les dommages, poursuit le diplomate français, il faut que la visite du président français au Maroc, finalement annoncée pour le mois d’octobre, ait bien lieu. Ce sera le cas.

Dans son commentaire, le diplomate américain rappelle « la grande surprise » qu’a constituée pour les Etats-Unis le mauvais coup « fait à la France, un ami proche du Maroc ».

Jean-Pierre Tuquoi (Le Monde)


Conflit du Sahara occidental : Bouteflika :  » J’étais un vétéran de la diplomatie quand Mohamed VI était un enfant « 

Le conflit au Sahara occidental, né il y a une quarantaine d’années, n’est pas près de trouver une solution. Les positions sont trop éloignées, les rivalités trop profondes, les procès d’intention trop nombreux entre les deux principaux protagonistes: le Maroc, qui occupe le Sahara occidental en dehors de toute légalité internationale, et l’Algérie sans l’appui de laquelle le Front Polisario, favorable à un référendum pour fixer l’avenir de l’ancienne colonie espagnole (indépendance ou rattachement au Maroc), aurait le plus grand mal à exister.

La position algérienne est clairement exprimée dans le compte-rendu d’une audience (d’une durée de 3 heures 30) accordée en mai 2007 par le président algérien Abdelaziz Bouteflika à Frances Fragos Townsend, la conseillère du président Bush pour les affaires de sécurité, obtenu par Wikileaks et révélé par Le Monde.

« Si je pouvais résoudre le problème je le ferais, affirme le président algérien. Mais je ne peux pas parler à la place des Sahraouis . » Ce qu’il faut c’est que « le Maroc et le Polisario trouvent une solution, et ils peuvent le faire avec l’aide des Américains ».

Les Français, confiera-t-il à une autre occasion, « du fait du poids de leur histoire coloniale au Maghreb, sont incapables de jouer un rôle constructif dans le conflit ». D’ailleurs, ajoute-t-il, « la France n’a jamais vraiment accepté l’indépendance algérienne ». Pour lui, elle tente de régler ses comptes avec l’Algérie « en appuyant le Maroc ».

LE JUGEMENT DE M. BOUTEFLIKA SUR LE ROI DU MAROC

Un an plus tard, en février 2008, recevant un diplomate américain, changement de registre. Le président algérien dénonce « le plan d’autonomie » voulu par Rabat à la place du referendum d’autodétermination. Celui-ci n’offre qu’un semblant d’autonomie. Les provinces algériennes en ont d’avantage vis-à-vis d’Alger, soutient M.Bouteflika.

Puis, au fil de l’entretien, le président algérien se laisse aller: il comprend que les Marocains se sentent menacés par la perspective d’un Sahara occidental indépendant mais, dit-il, ils sont les premiers responsables de la situation. Au lieu de faire preuve d’une approche « élégante » en acceptant une indépendance du Sahara occidental qu’ils auraient pu « contrôler » ou « superviser », ils veulent « un Anschluss, comme Saddam Hussein avec le Koweït ». S’ils n’avaient pas été aussi maladroits, les Marocains « auraient pu obtenir ce qu’ils voulaient », assure le président algérien à son hôte.

L’année suivante, en novembre 2009, devant le chef du commandement américain pour l’Afrique (Africom), le général William Ward, le chef de l’Etat algérien revient à la charge. Selon lui, le projet d’autonomie est à rejeter. « Vous ne pouvez pas défendre l’application d’un principe pour la Palestine et un autre principe pour le Sahara occidental », fait valoir le président algérien.

Le jugement négatif de M. Bouteflika sur le roi du Maroc n’est pas fait pour arranger les choses. Autant le président algérien apprécie Moulay Rachid, le frère du roi (« On a plaisanté et discuté agréablement » à l’occasion d’une rencontre à Séville, en Espagne) autant le courant ne passe pas avec Mohammed VI. « Il n’est pas ouvert, et manque d’expérience », se plaint-il. Pour M. Bouteflika, aucun dialogue n’est possible entre lui et le roi du Maroc.

Bouteflika a rappelé que Mohamed VI était un enfant quand il était déjà un vétéran de la diplomatie.  «Je ne suis pas Jésus, je ne vais pas tendre l’autre joue», at-il déclaré.

LES APPRÉCIATIONS SÉVÈRES DES MAROCAINS

Côté marocain, la suspicion n’est pas moindre. Non pas que Mohammed VI se confie un tant soit peu aux très rares interlocuteurs américains qu’il reçoit. Mais ses proches le font pour lui. Or, ils sont sévères dans leur jugement. Selon leur lecture, la clé du dossier du Sahara occidental se trouve non pas à Tindouf, où siège les indépendantistes du Polisario, mais à Alger. Là-bas, expliquent-ils en juin 2009 au représentant personnel du secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross, le pouvoir est toujours entre les mains de généraux dogmatiques, incapables de bouger et « pétrifiés » à l’idée du plan d’autonomie présenté par Rabat.

Faut-il miser sur le temps et attendre qu’une nouvelle génération soit aux commandes en Algérie pour résoudre le conflit au Sahara occidental ? Certains conseiller du roi en sont convaincus, mais pas le chef des services de renseignements extérieurs, Mohamed Yassine Mansouri. Dans un « mémo » du printemps 2008, il se dit convaincu qu’un changement de génération « pourrait compliquer la situation ». « L’ancienne génération qui a créé le problème est la mieux placée pour le résoudre », dit-il à son interlocuteur américain.

Dans un télégramme de juin 2009, le même Mansouri confie que Rabat a demandé au président français Nicolas Sarkozy de faire en sorte « de n’être pas perçu, comme par le passé comme aussi pro-marocain sur le Sahara occidental ».

C’était aussi le cas de l’administration Bush, « qui apparaissait trop favorable au Maroc ». A l’équipe diplomatique du président Obama, le patron des services d’espionnage fait observer qu’« il ne serait pas très judicieux d’abandonner ses vrais amis au profit du pétrole ».

Jean-Pierre Tuquoi (Le Monde)


La volonté affichée de M. Sarkozy de rompre avec la « Françafrique » a réjoui les Etats-Unis
En affichant sa volonté de « rupture » avec la vieille « Françafrique », Nicolas Sarkozy a aiguisé l’intérêt de Washington à l’égard de la politique de la France en Afrique.
Cette orientation nouvelle réjouit les Américains pour une raison simple que révèlent les télégrammes diplomatiques obtenus par Wikileaks et analysés par Le Monde : la France, en allégeant sa présence et en normalisant ses relations avec le continent, va « donner aux Etats-unis des occasions d’étendre leur influence en Afrique sans rencontrer de résistance » de la part des Français.

Les Américains analysent aussi les ambiguïtés de l’attitude du président français à l’égard des anciennes colonies françaises. Ils constatent que les chefs d’Etat africains qui profitent de la « Françafrique » figurent parmi les obstacles au changement, et que les vieilles habitudes françaises ont aussi la vie dure.

Les télégrammes révèlent aussi les tiraillements suscités par certains propos de Nicolas Sarkozy sur l’Afrique. Ils dévoilent la genèse du discours de Dakar prononcé en juillet 2007. En déclarant que « le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire », le président français avait alors fait scandale

Philippe Bernard (Le Monde)


WikiLeaks : des révélations ou une révolution ?

La publication d’un nombre important de documents diplomatiques américains par le site Wikileaks est assurément une révolution, une déflagration qui part dans plusieurs directions, et où toutes les salves ne sont pas encore parties.

Premier choc, et pas des moindres, un simple soldat a pu, sans la moindre difficulté, récupérer tous ces documents et les sortir. Je serais responsable de la sécurité informatique du département d’État, je pense que je me terrerais au fin fond de la campagne après avoir expédié ma lettre de démission. C’est tout simplement une humiliation. Je pense que tous ses collègues sont en émoi et n’ont pas dû beaucoup dormir depuis cette annonce. Ils étaient déjà mal depuis les premières révélations, mais là, c’est le coup de grâce. L’onde de choc n’a sans doute pas fini de faire ses ravages, car ce n’est pas seulement la politique d’habilitations à consultation qui va être revue, c’est aussi carrément l’usage de l’informatique et d’internet. Si des documents sont ultra-secrets, rien ne vaut le bon vieux papier ! Et cela ne vaut pas que pour les États. Potentiellement, cette onde de choc peut provoquer un autre regard sur internet et sur l’informatique. Certes, c’est génial, c’est plein d’avantages, mais ça a aussi des défauts…

Deuxième choc, le contenu des documents. Ils auraient certainement été publiés, mais dans 50 ans. On anticipe un peu, et ce qui pose problème, c’est que les protagonistes sont tous ou presque encore aux affaires et que les dossiers sont en cours. Ça risque très sérieusement de perturber la diplomatie américaine. Ce ne sont pas les petits commentaires désagréables sur les uns ou les autres qui font souci, chacun sait à quoi s’en tenir sur Chavez ou Sarkozy. Là où ça va coincer, c’est quand certains vont s’apercevoir que les USA ont mené un double jeu, les ont leurrés. Même si on ne donne pas de noms, pour ceux qui sont au courant des dossiers, l’identité de certains informateurs ne sera pas un secret. Je n’aimerais pas être un informateur des USA en Syrie ou en Iran. Dans beaucoup d’endroits, les USA vont ramer pour retrouver une crédibilité et se refaire un réseau d’informateurs. On verra sans doute apparaître les motivations secrètes, les accointances, notamment avec le monde des affaires. Il y a des lettres de démission et des procès qui se préparent aux USA…

Par contre, je ne me fais aucune illusion, la diplomatie continuera comme avant. Cette révélation massive n’est qu’un accident de parcours, car déjà, l’administration Obama pourra se désolidariser sans mal de la politique menée par son prédécesseur. Je fais confiance aux autorités des grands pays pour mettre en place des réponses efficaces aux risques de fuites comme celle-ci. Je leur fais aussi confiance pour régler son compte à Assange. Cela a déjà commencé, et ce n’est pas fini. Il est devenu trop dangereux, il a frappé trop fort. Il y a 2000 ans, on en a crucifié un pour moins que ça.

Mais ce n’est pas une catastrophe pour tout le monde. Pour les chercheurs, c’est une aubaine. On mettra un peu de temps à tout publier, car le matériau brut ne s’édite pas comme cela. Il faut trier, indexer, mais une fois que l’on commencera à exploiter sérieusement cette masse documentaire, ce sera fabuleux. On va pouvoir enquêter réellement, recouper, choses qui sont plus difficiles quand les documents sont publiés 50 ans après. Si maintenant, Wikileaks pouvait s’attaquer aux archives de la presse algérienne…

Les liaisons dangereuses de l’ambassade US avec la presse algérienne

Moi5000

Wikileaks publie le premier câble diplomatique classé confidentiel sur l’Algérie. Daté du 16-01-2007, un mémo de l’ambassade US à Alger revient sur l’Etat de santé du président Bouteflika et le « processus de sa succession ».

Dans cette dépêche, l’ambassade US à Alger reprend des analyses et des témoignages, ou confidences,  d’une « ancienne sénatrice » connue sur la place d’Alger comme étant proche du cercle présidentiel. Dans ce mémo, les américains essaient de collecter plusieurs lectures sur le devenir de la présidence en Algérie dans l’état actuel de la maladie d’Abdelaziz Bouteflika.

Reprenant certaines lectures qui laissent entendre que Bouteflika ne pourra pas continuer jusqu’au bout de son mandat, le mémo de l’ambassade US à Alger remarque également que Abdelkader Bensalah, le président du Sénat, est jugé « capable de gérer le processus de succession à la présidence ».


Néanmoins, ce mémo « confidentiel » n’omet pas de souligner que Bensalah est largement contesté au Sénat où beaucoup de sénateurs auraient aimé, visiblement, selon les analyses des intervenants cités dans cette dépêche, qu’il ne soit pas reconduit à son poste. Mais c’est Bouteflika en personne qui l’aurait imposé à ses opposants.

Ce que dit WikiLeaks (Anglais)

VZCZCXYZ0010
PP RUEHWEB

DE RUEHAS #0045 0161707
ZNY CCCCC ZZH
P 161707Z JAN 07
FM AMEMBASSY ALGIERS
TO RUEHC/SECSTATE WASHDC PRIORITY 2696
INFO RUEHTU/AMEMBASSY TUNIS 6429
RUEHRB/AMEMBASSY RABAT 1573
RUEHLO/AMEMBASSY LONDON 1486
RUEHFR/AMEMBASSY PARIS 2048
RUEHCL/AMCONSUL CASABLANCA 2834
C O N F I D E N T I A L ALGIERS 000045 

SIPDIS 

SIPDIS 

E.O. 12958: DECL: 01/17/2017 
TAGS: PGOV KDEM AG
SUBJECT: SENATE PRESIDENT RE-ELECTED 

REF: A. 2006 ALGIERS 2067 

¶B. ALGIERS 30 

Classified By: DCM Thomas F. Daughton; reasons 1.4 b/d 

¶1. (C) Abdelkader Bensalah was re-elected, 129-0, as the 
President of the Conseil de la Nation (Senate) on January 12. 
Bensalah remains first in line to succeed President 
Bouteflika in the event that he is unable to complete his 
current term. Bensalah's re-election became a foregone 
conclusion when no other senator challenged him for the post. 
A reporter for French-language daily newspaper Liberte, 
Nadia Mellal, who covered all aspects of the election, told 
us the result was predetermined once President Bouteflika 
signaled to the senators that he wanted Bensalah to retain 
his position. Mellal said senators privately complained 
that, out of respect to Bouteflika, no other candidates had 
presented themselves. Many told her the election became a 
formality rather than an exercise in democracy, which was a 
shame in their view. 

BOUTEFLIKA APPOINTS SENATORS OF HIS GENERATION 
--------------------------------------------- - 

¶2. (C) On the day of the election, eight new senators joined 
the Conseil de la Nation as part of the third of the 
membership appointed directly by President Bouteflika (ref 
A). All have one characteristic in common: they are 
"moudjahidine," or veterans (like Bouteflika) of the war of 
independence against France. According to Mellal, these 
newly appointed senators, as members of the "revolutionary 
family" and in a sense "siblings of President Bouteflika," 
will be very loyal to him. Some senators quietly expressed 
to her their frustration that the president did not reach out 
to members of the younger generation who will need to lead 
the country after Bouteflika and his generation pass from the 
scene. 

VACANT SEATS FOR DEPARTING MINISTERS? 
------------------------------------- 

¶3. (C) Bouteflika appointed just eight senators out of the 24 
allotted to him this year. Dalila Helilou, a former senator 
from the presidential tier, told us Bouteflika made a 
conscious decision to leave 16 seats vacant for later 
appointment. While it may be true that Bouteflika had not 
yet made up his mind in some cases, Helilou thought it more 
likely that he wanted to keep some Senate seats in reserve 
for ministers who are expected to be dismissed shortly from 
the cabinet. Helilou said the number of vacant seats was a 
good indicator that a cabinet shuffle was coming soon. 

¶4. (C) COMMENT: Even though Bouteflika's illness is receding 
in the minds of the public (thanks to television pictures of 
an active president), the widely respected Bensalah is 
considered able to manage the presidential succession process 
should Bouteflika not be able to finish his term. Helilou's 
analysis of the vacant Senate seats also strikes us as on the 
mark. 
FORD


TRADUCTION 

VZCZCXYZ0010
PP RUEHWEB PP RUEHWEB

DE RUEHAS #0045 0161707 DE RUEHAS # 0045 0161707
ZNY CCCCC ZZH ZNY ZZH CCCCC
P 161707Z JAN 07 P 161707Z 7 janvier
FM AMEMBASSY ALGIERS ALGER AMEMBASSY FM
TO RUEHC/SECSTATE WASHDC PRIORITY 2696 À RUEHC / SECSTATE PRIORITÉ WASHDC 2696
INFO RUEHTU/AMEMBASSY TUNIS 6429 INFO TUNIS RUEHTU AMEMBASSY / 6429
RUEHRB/AMEMBASSY RABAT 1573 RABAT RUEHRB AMEMBASSY / 1573
RUEHLO/AMEMBASSY LONDON 1486 LONDRES RUEHLO AMEMBASSY / 1486
RUEHFR/AMEMBASSY PARIS 2048 PARIS RUEHFR AMEMBASSY / 2048
RUEHCL/AMCONSUL CASABLANCA 2834 CASABLANCA RUEHCL AMCONSUL / 2834  CONFIDENTIAL ALGIERS 000045 ALGER CONFIDENTIEL 000045

 

Affichage d’un câble 07ALGIERS45, le président du Sénat RÉÉLU

Référence ID Créé Paru le   Classification   Origine
07ALGIERS45 07ALGIERS45 2007-01-16 17:05 2007-01-16 17:05 2010-11-30 16:04 2010-11-30 16:04 CONFIDENTIAL  Embassy Algiers Ambassade à Alger


SIPDIS SIPDIS

EO 12958: DECL: 01/17/2017 EO 12958: DECL: 17/01/2017
TAGS: PGOV KDEM AG TAGS: PGOV KDEM AG
SUBJECT: SENATE PRESIDENT RE-ELECTED RE-président du Sénat élu: OBJET

REF: A. 2006 ALGIERS 2067 REF: A. 2006 ALGER 2067

ALGER 30

Classé par: DCM Thomas F. Daughton; raisons 1,4 b / j
Abdelkader Bensalah a été réélu,  en tant que Président du Conseil de la Nation (Sénat) le 12 Janvier. Bensalah reste en première ligne pour succéder au président Bouteflika dans le cas où il serait incapable de remplir ses fonctions actuelles. La réélection de Bensalah, est devenue une évidence lorsque aucun autre sénateur ne lui a contesté le poste.

Une journaliste du quotidien Liberté, Nadia Mellal, qui a couvert tous les aspects de l’élection, nous a dit que le résultat était connu d’avance, et que le Président Bouteflika désigne les sénateurs qu’il voulait, et il a voulu que Bensalah conserve son poste. Mellal dit que les sénateurs ont admis en privé, que par respect pour Bouteflika, il n’y a pas eu d’autres candidats qui s’étaient présentés. Beaucoup lui ont dit que l’élection est devenue une formalité plutôt qu’un exercice de la démocratie, que ça a été une honte dans leur point de vue.

Bouteflika nomme les sénateurs de sa génération

Le jour de l’élection, huit nouveaux sénateurs ont rejoint le Conseil de la Nation dans le cadre du tiers des membres nommés directement par le président Bouteflika. Tous ont une caractéristique en commun: ils sont anciens «moudjahidine»,  des anciens combattants (comme Bouteflika) de la guerre d’indépendance contre la France. Selon Mellal, ces sénateurs nouvellement nommés, en tant que membres de la «famille révolutionnaire» sont dans un sens «frères et sœurs du président Bouteflika,” et ils lui seront très fidèle. Certains sénateurs ont exprimé leur frustration que le président n’ait pas tendu la main aux membres de la jeune génération qui devra diriger le pays après Bouteflika.

Sièges vacants

Bouteflika a nommé seulement huit sénateurs sur les 24 sièges qui lui sont attribués cette année. Dalila Helilou, une ancienne sénatrice du quota présidentiel, nous a dit Bouteflika a pris une décision consciente de laisser 16 sièges vacants pour les rendez-vous ultérieurs. Bien qu’il soit vrai que Bouteflika n’ait pas encore pris sa décision, Helilou pense qu’il est plus probable qu’il a voulu garder quelques sièges au Sénat en réserve pour les ministres qui devraient être prochainement  rdmis. Helilou dit que le nombre de sièges à pourvoir est un bon indicateur qu’un remaniement ministériel était à venir.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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