RSS

Littérature féminine

9 juillet 2011

Contributions, LITTERATURE

Le Carrefour D’algérie

Littérature féminine dans Contributions chemin_16 Samedi 9 Juillet 2011

Soug ennsa

Par Farida T.

Littérature féminine

En terme de genres littéraires, il existe la Littérature et la littérature féminine, qui est une «sous littérature». Mais il n’existe pas de littérature masculine. Pourquoi? Tout simplement, parce que ce serait un pléonasme. «La littérature» étant d’abord un produit de l’homme. En Algérie, l’émergence de cette littérature féminine fut assez lente, pour des raisons diverses, dont la plus importante après l’analphabétisme féminin, demeure le devoir de réserve. En osant rompre le silence auquel les astreint la tradition,

les femmes qui écrivent se lancent dans une entreprise, pour le moins «périlleuse». Sans le vouloir, elles s’installent dans une position indécente de provocation envers l’homme et la société. Déjà que la prise de parole n’est jamais un acte simple, ni anodin et encore moins naturel, pour la femme, il devient quasiment «audacieux» pour elle d’écrire, non pas par rapport à l’exercice stylistique que cette production narrative impose, mais, d’abord par rapport à la recherche d’une légitimité, un «dédouanement», un refuge qu’elle trouve d’ailleurs généralement derrière un pseudonyme. Ecrire, quand on est une femme, c’est s’attendre à des accusations d’exhibitionnisme, voire d’impudeur. Les pionnières, dans les années 40, celles qui se sont risquées à cet exercice comme Djamila Debêche, Amrouche (mère et fille), ou bien encore, un peu plus tard, Assia Djebbar ont dû sans cesse prouver leur «conformité», attester de leur «orthodoxie», de leur «morale». Car ce sont elles qui devront «parler» au nom de toutes celles qui ne le peuvent pas et qui se taisent. Elles doivent écrire pour témoigner, écrire et laisser libre cours à leur imaginaire, écrire pour fuir, écrire pour rêver, écrire pour échapper à une condition de prisonnière, écrire comme unique et ultime exutoire. Sur la pointe des pieds, ces femmes sont entrées dans un monde jusque- là «masculin», elles prennent ce que veulent bien leur laisser les hommes: des thèmes «conventionnels», les contes, la poésie et un peu d’autobiographie en ces temps de guerre, avec des réserves de bienséance. Evidemment, une deuxième lecture des récits révèle toujours, comme des messages subliminaux, la révolte des femmes, leur claustration, leur désir d’émancipation, de liberté et d’indépendance, qui percute  l’autorité aveugle, féroce et arbitraire de l’homme. Avec les temps, plus d’un demi siècle après, les femmes qui écrivent (il n’existe pas d’adjectif au féminin) prennent plus d’assurance, et plus d’espace. A croire qu’elles lancent et se lancent un défi. Elles sont plus nombreuses et toujours aussi audacieuses. Elles vont oser des thèmes pourtant toujours tabous dans notre société, qui s’est enlisée dans des rapports sournois et insidieux avec la religion. Les femmes, qui écrivent vont s’affranchir. Elles abordent l’amour, le couple, l’adultère, l’enfantement illégitime, la polygamie, l’infanticide, le désir, le viol, la sexualité, et même l’homosexualité. Malika Moqqadem, Maïssa Bey, ou encore Nina Bouraoui… pour ne citer que celles là, sont des femmes qui écrivent, mais qui en réalité «militent» pour que l’écriture lorsqu’elle est féminine cesse d’être un acte subversif.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

S'abonner

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Les commentaires sont fermés.

Académie Renée Vivien |
faffoo |
little voice |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | alacroiseedesarts
| Sud
| éditer livre, agent littéra...