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58.Si l’Algérie m’était contée (58e partie) Par K. Noubi

8 juillet 2011

1.Extraits, K. Noubi

Une ville, une histoire
Si l’Algérie m’était contée (58e partie)
Par K. Noubi

Résumé de la 57e partie : Pour retrouver la résidence de la fille aux cheveux d’or, le voleur tente de faire parler un marchand. La veille, il a glissé dix pièces d’or sous une natte.

Le lendemain, il revient dans la boutique.
— le salut soit sur toi. Je peux rentrer ?
Le marchand l’accueille, en souriant.
— bienvenue, tu n’es pas encore rentré dans ton pays ?
— non, ce pays me plaît, je compte m’y attarder un peu.
— alors, entre, nous allons faire la conversation !
Il prend la natte et la déroule.
— prends place !
Ils discutent encore toute la journée. Le marchand attend, à tout moment que l’étranger lui parle des dix pièces d’or mais il n’en est rien.
A la nuit tombée, il se lève.
— il est temps de fermer !
Le voleur glisse une autre bourse sous la natte, puis il se lève aussi.
— tu as raison, je dois rentrer.
Le marchand le regarde.
— tu n’as rien à me dire ?
— non !
— si tu es encore là demain, passe, nous bavarderons !
— volontiers !
Et il s’en va. Le marchand enlève la natte et la secoue.
— ça alors, s’écrie-t-il.
Une bourse vient de tomber. Il s’en empare et l’ouvre.
— dix autres pièces d’or !
Il réfléchit.
— est-ce qu’il l’a perdu ou l’a-t-il laissé tomber intentionnellement ?
Il met la bourse dans sa poche et rentre chez lui.
— alors, lui demande sa femme, le voyageur est passé dans ta boutique ?
— oui !
— t’a-t-il réclamé les cents réaux ?
— non, il ne l’a pas fait !
— est-ce que tu as fait allusion à l’argent ?
— oui, avant qu’il ne parte, je lui ai demandé s’il avait quelque chose à dire ?
— a-t-il fait allusion à l’argent.
— non, il n’a rien dit !
La femme s’écrie :
— tu vois, c’est un don qu’il t’a fait !
Le marchand hésite, puis dit.
— il a mis dix autres pièces d’or sous la natte !
La femme est surprise, mais elle réfléchit.
— si cet homme se montre aussi généreux avec toi, c’est qu’il a un service à te demander ! Demain, s’il revient, demande-lui ce qu’il veut !
— je le ferai, dit le marchand. (A suivre…)

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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