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L’entre-deux

6 juillet 2011

LITTERATURE

 L’importance de la maison, variable selon les oeuvres, est rendue à la fois par la place qu’elle occupe mais aussi par le soin qui est apporté à sa description, l’écriture, même dans les romans dont la facture reste conventionnelle, prenant le temps, sans presque jamais être tentée par la description ethnographique

ou folklorique, d’installer un univers peint du dedans dans sa complexité ainsi que les valeurs qui lui sont attachées, le rêve de liberté de femmes qui y vivent, leur audace parfois, leur malaise mais très rarement le bonheur qui, s’il existe, est presque toujours brisé par le poids de ce qui le condamne, les contraintes sociales, le blocage de la société si indifférente à l’individu, la mort. Sur ce plan, hommes et femmes se rejoignent, il est peu d’amour heureux, répète la littérature, soit que la relation se place sous le signe de la violence ou d’une méconnaissance de l’autre renforcée par les interdits qui bardent toute éducation, soit que la grande exigence des femmes, qu’elles payent souvent de la solitude, leur fasse refuser tout compromis.

Cet espace est aussi, en bien des endroits, le lieu d’une réussite littéraire, surtout quand l’écriture s’attache à la description de l’entre-deux, celui du clair obscur ou du crépuscule permettant de jouer de toutes les nuances de la lumière comme le fait le texte de Au commencement… dans la description de la maison de la plage, celui à la fois clos et ouvert du patio ou de la cour, ou, dans Glaise rouge, celui des seuils, lieux intermédiaires entre dedans et dehors, frontière poreuse entre l’intérieur et l’extérieur et lieux de vie avant que la violence de l’histoire et la folie des hommes n’en saccagent l’harmonie.

39 L’école coranique qui, pour un certain nombre de raisons liées au statut de la femme, ne débouche pas chez les auteures du corpus sur cette maîtrise et cette pratique est à peine présente comme lemontre l’exemple de L’Amour…L’importance de l’école, la soif d’apprendre comme la libération qu’elle rend possible, tous ces
éléments se retrouvent chez une auteure comme Malika Mokeddem qui publie à partir des années 90 et qui a souvent parlé de ce qu’a représenté pour elle l’école : le savoir qu’elle y acquiert, s’il luisemble “le premier des exils”, est aussi ce qui libère, qui structure, qui arme celle qui a pu yaccéder. Dans un entretien avec Yolande Helm (Le Maghreb Littéraire, Volume III, n° 5, Toronto :
La Source, 1999, p. 86), elle évoque son entrée dans ce monde : “Je me souviendrai toujours de ces premiers crissements de plume sur le papier et de cette langue qui sonnait à mon oreille,moi qui venais de l’oralité. Je l’ai pénétrée et elle m’a pénétrée petit à petit.”

Réalisme romanesque des années 80 dans l’espace algérien

par Bouba Tabti Mohammedi

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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