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La main invisible Par : Omar Ouali

6 juillet 2011

Contributions

Editorial (Mercredi 06 Juillet 2011)


 



L’impact  psychologique de cette attaque est immense et vient épaissir le climat d’insécurité qui sévit dans la région où l’enchaînement d’embuscades, de descentes et autres attaques terroristes fait quasiment partie du train ordinaire
de la vie. 


Lundi, Aïn El-Hammam a été le théâtre d’un attentat spectaculaire qui s’est produit en plein centre-ville. Un policier y a laissé sa vie (hélas !), alors qu’un autre a pu être miraculeusement sauvé par le personnel, admirable, de l’hôpital. Le bilan aurait pu être plus lourd à cette heure où “Michelet”, comme continuent de l’appeler les habitants, regorgeait de monde. En revanche, l’impact psychologique de cette attaque est immense et vient épaissir le climat d’insécurité qui sévit dans la région où l’enchaînement d’embuscades, de descentes et autres attaques terroristes fait  quasiment partie du train ordinaire de la vie.
Il se trouve que la Kabylie, où autrefois il faisait bon vivre, n’a pas seulement maille à partir avec le terrorisme aujourd’hui.  Elle est également confrontée au phénomène, jusque-là inconnu, des enlèvements. Des dizaines de personnes, souvent des hommes d’affaires qui s’entêtent par amour à vouloir développer une économie sur place, sont “rackettées”, “raptées”, voire tuées. Comme c’était le cas pour le défunt entrepreneur Hend Slimana, dont la mort est symbolique du défi des hommes et des femmes de cette région de l’Algérie qui refusent de capituler. Question de nif !
ll y a là, à n’en point douter, une jonction  de fait entre le terrorisme et le grand banditisme, quand bien même il serait difficile de savoir qui est qui et qui fait quoi, tant le flou est de mise pour ne pas dire entretenu quelque part. Mais toujours est-il que ces deux fléaux (terrorisme et banditisme), qui sapent à la fois la quiétude des citoyens et l’économie locale, sont venus se greffer sur une sorte d’humus produit par le dévoiement du “Printemps noir” dont les effets les plus patents sont aujourd’hui la délinquance, la consommation de la drogue et la prostitution à ciel ouvert, un comble pour une région réputée pour sa moralité légendaire.
Autant de malédictions qui se conjuguent au présent en Kabylie nous amènent, en écho à ce que souligne Aït Ahmed dans son dernier entretien et à ce que dénonce le bureau du RCD de Tizi Ouzou, à se poser au moins la question : y a-t-il une main invisible, via les relais clientélistes locaux, qui orchestre tout cela ? Pour justement faire payer à la Kabylie son refus d’entrer dans le moule du politiquement correct.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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