RSS

78.Si l’Algérie m’était contée (78e partie) Par K. Noubi

1 juillet 2011

1.Extraits, K. Noubi

Une ville, une histoire
Si l’Algérie m’était contée (78e partie)
Par K. Noubi

Résumé de la 77e partie : Aïcha s’introduit dans la cabane du sorcier qui la fascine en réalisant devant elle des scènes prodigieuses : un plat plein de couscous et de viande et un grand serpent.

Le sorcier sourit, découvrant ses mauvaises dents.
— Tu as vu, maintenant de quoi je suis capable ?
— Oui, dit Aïcha, tu fais des miracles !
La jeune femme le saisit par les mains.
— Ainsi, on ne m’a pas menti : tu es vraiment capable des plus grands prodiges ! Alors, je te le demande : peux-tu faire venir à moi l’homme que j’aime ?
Il la regarde de travers.
—Tu aimes vraiment cet homme, toi, une misérable ?
— Oui ! alors, veux-tu m’aider ?

Le sorcier lui jette un regard plein de haine.
— Oui, dit-il, j’accepte !
La jeune femme ne savait comment le remercier. En fait, le sorcier, comme les autres, la méprisait, il ne voulait pas l’aider mais voulait la punir, elle, la misérable, d’éprouver un sentiment aussi noble que l’amour !
— Que faut-il que je fasse ? demande Aïcha
— Demain, avant le lever du soleil, va dans la basse-cour de ta maison, et retire sous une poule un œuf… Il faut que ce soit un bel œuf, le plus beau qui soit, tu l’envelopperas et tu me l’apporteras. Fais attention à ce que la lumière du soleil ne le touche pas ! M’as-tu compris ?
— Oui, dit Aïcha. Un œuf que je prendrai sous une poule… le plus bel œuf qui soit… Avant l’aube…
—Et n’oublie pas : il ne faut pas que la lumière du soleil l’atteigne !
Elle rentre chez elle.
— Aïcha, lui demande-t-on, où étais-tu ?
— Je me promenais !
On s’étonne.
— Tu te promènes à la nuit tombée ?
— Oui, c’est à ce moment qu’on ne m’embête plus !
On se moque d’elle.
— Pauvre idiote, tu penses encore à cet homme !
Elle s’emporte.
— Moquez-vous de moi tant que vous voudrez, mais je retrouverai mon homme !
Et elle se met à rêver.
— Il reviendra et il demandera ma main.
— Pauvre idiote, tu ne changeras jamais.
Cette nuit-là, on s’étonne de voir Aïcha s’installer dans le coin de la cour qui fait office de poulailler.
— Que fais-tu ?
— C’est là que je veux dormir !
On se dit :
— Voilà qu’elle fait de nouveau la folle ! (A suivre…)

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

S'abonner

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Les commentaires sont fermés.

Académie Renée Vivien |
faffoo |
little voice |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | alacroiseedesarts
| Sud
| éditer livre, agent littéra...