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76.Si l’Algérie m’était contée (76e partie) Par K. Noubi

1 juillet 2011

1.Extraits, K. Noubi

Une ville, une histoire
Si l’Algérie m’était contée (76e partie)
Par K. Noubi

Résumé de la 75e partie : Aïcha Tabehloult est amoureuse, mais le jeune homme qu’elle convoite est si honteux qu’il préfère quitter le village.

Aïcha est désespérée : le jeune homme qu’elle aime a disparu. Tout le monde sait qu’il a fui, pour échapper aux plaisanteries, mais on fait croire à Aïcha que c’est sa faute.
— Il t’aimait trop, et tu ne lui as pas donné des preuves suffisantes d’amour !
La pauvre fille se met à pleurer.
— C’est vrai, je ne lui ai pas dit que je l’aimais !
C’est ainsi que Aïcha la folle devient Aïcha la malheureuse, celle qui a perdu l’homme qu’elle aimait et qui, croyait-elle, l’aimait également. Elle redouble d’excentricité et devient même violente quand on la taquine. Elle jette des pierres aux gens.
— Mon homme reviendra et il m’épousera !
On lui répond :
— Tu ne reverras plus cet homme !
Elle se met alors à trépigner.
— Il reviendra, il reviendra !
Les jours passent. Aïcha est de plus en plus folle.
Un jour où un étranger arrive. On a reconnu tout de suite qu’il n’était pas du pays, à sa djellaba rayée, à sa barbiche en pointe et au grand turban qui ceignait sa tête. C’était aussi un homme de petite taille, plutôt sec, le regard vif. Ses vêtements étaient élimés et il portait, en bandoulière, une gibecière crasseuse. On s’était dit que c’était quelque marchand venant de l’Ouest à moins qu’il ne s’agisse d’un sorcier en quête, dans le désert, de quelque plante ou ingrédient nécessaire à ses potions.
L’homme a tourné toute une partie de la journée dans le village, puis on l’a vu discuter avec quelques hommes, demandant l’hospitalité..
— J’ai l’intention de m’installer quelque temps ici !
Mais qui allait donner l’hospitalité à un homme aussi douteux et qui pensait de plus s’attarder dans la région ? Mais comme l’hospitalité est un devoir sacré, on ne pouvait y déroger. Les hommes se consultent et on trouve la solution.
— Il y a, à la sortie du village, une cabane abandonnée, on la lui cédera pour son séjour.
Le sorcier accepte la proposition et s’installe dans la cabane. C’est l’occasion, pour les villageois de venir le consulter. Les uns pour soigner des maladies, les autres pour des actes de sorcellerie… Ces derniers, bien sûr, agissent discrètement, parce que la sorcellerie a mauvaise presse.
C’est ainsi que Aïcha apprend l’arrivée du sorcier.
— Que vient-il faire ici ? demande-t-elle.
— Quoi, tu ne sais pas que c’est un sorcier ?
Elle demande naïvement.
— Et que fait un sorcier ?
— Des miracles !
Les yeux de la folle s’illuminent.
— Alors, il peut faire revenir mon homme ?
— Bien sûr, il suffit de le lui demander ! (A suivre…)

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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