RSS

44.Les pendules (44e partie)

1 juillet 2011

1.Extraits

Suspense
Les pendules (44e partie)

Résumé de la 43e partie : Le colonel Beck reçoit Colin qui lui apprend qu’un inconnu a été assassiné à la rue Wilbraham Crescent…

Diana ? Hum, fit le colonel. La déesse de la Lune, pas vrai ? Que fait cette Mrs Hemmings ?
— Rien, elle se consacre à ses chats.
— Du tonnerre comme couverture, apprécia Beck. C’est tout ?
— Non, un type – un dénommé Ramsay – se dit ingénieur des travaux publics et voyage sans arrêt.
— Oh ! que j’aime ça, dit le colonel, que ça me plaît ! Vous voulez qu’on se renseigne sur lui ? D’accord !
— Marié, continuai-je, une gentille femme et deux enfants, assez turbulents, des garçons.
— Et pourquoi pas, après tout, fit le colonel. Il y a des précédents. Vous vous souvenez de Pendleton. Lui aussi avait femme et enfants. La créature la plus bête que j’aie jamais rencontrée ! Elle croyait dur comme fer que son mari n’était qu’un brave homme de libraire, spécialiste de littérature orientale. D’ailleurs, ça me revient, ce Pendleton avait aussi une femme en Allemagne, et deux filles ; et par-dessus le marché, une autre en Suisse. Camouflage ou riche tempérament, je ne l’ai jamais su. Et après ?
— Ensuite, c’est plus aléatoire. Au 63, il
y a bien un vieux couple, le professeur McNaughton, un Ecossais, qui passe son temps à jardiner. Aucune raison de le soupçonner.
— Bien, on vérifiera. Pour plus de sûreté on les passe tous au crible. Mais au fait, pourquoi ces gens-là ?
— Parce que leurs jardins sont tous contigus à celui de la maison du crime.
— On croirait un exercice de grammaire française : où est le corps de mon oncle ? Dans le jardin de ma tante. Et ce numéro 19 ?
— Une aveugle, autrefois institutrice, qui travaille dans une école Braille. Mais la police locale s’est renseignée à fond sur elle.
— Elle vit seule ?
— Oui.
— Et quelle idée avez-vous derrière la tête, à propos de ces gens ?
— Pour moi, si le meurtre a été commis dans l’une de ces maisons, il aura été très facile, bien qu’un peu audacieux, de transporter le cadavre au 19, en choisissant un moment propice dans la journée. C’est une simple possibilité. Mais j’ai là quelque chose à vous montrer. Tenez.
Beck prit la pièce souillée de terre que je lui tendais.
— Une pièce tchèque ? Où avez-vous dégoté ça ?
— Ce n’est pas moi. On l’a trouvée dans le jardin qui se trouve derrière le 19.
— Intéressant. Au fond, vos idées fixes de croissants et vos rêves lunaires vont peut-être malgré tout aboutir à quelque chose. Un cigare ? me proposa-t-il.
— Merci, je n’ai pas le temps aujourd’hui.
— Vous retournez à Crowdean ?
— Oui, je dois aller au tribunal pour l’ouverture de l’instruction, qu’on va certainement ajourner.
— Sûr qu’il n’y a pas une fille dans le coin ?
— Absolument certain, dis-je d’un ton cassant. (A suivre…)

D’après Agatha Christie

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

S'abonner

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Les commentaires sont fermés.

Académie Renée Vivien |
faffoo |
little voice |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | alacroiseedesarts
| Sud
| éditer livre, agent littéra...