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43. Les pendules (43e partie)

1 juillet 2011

1.Extraits

Suspense
Les pendules (43e partie)

Résumé de la 42e partie : Dans la bibliothèque, la vieille dame qui accueille Mr Colin, prend le téléphone pour annoncer son arrivée…

Je pénétrai alors dans une pièce où l’on n’y voyait guère, tant la fumée de cigare était épaisse. Quand je réussis enfin, les yeux cuisants, à discerner quelque chose, j’entrevis les formes massives de mon chef, carré dans une vieille bergère croulante devant un anti-que pupitre à pivot.
Ayant retiré ses lunettes, le colonel Beck repoussa son pupitre sur lequel était posé un gros volume, et me regarda l’œil désapprobateur.
Alors, vous voilà enfin.
— Oui, Monsieur.
— Du nouveau ?
— Non, Monsieur.
— Ah ! ça, ça ne va plus, Colin. M’entendez-vous ? Plus du tout. Des croissants !
Quelle idée saugrenue !
— Je pense toujours…
— Parfait. Pensez, mon vieux. Mais on n’attendra pas indéfiniment le résultat de vos cogitations.
— Ce n’était qu’une hypothèse, je l’admets…
— Pas de mal à ça.
Il avait décidément l’esprit de contradiction.
— Mes plus grands succès sont dus à des hypothèses. Seulement voilà, la vôtre me paraît boiteuse. Finis, vos bistrots ?
— Oui, Monsieur. J’ai attaqué les croissants : les maisons en demi-lune, j’entends.
— Me doute bien que vous n’êtes pas allé chez le boulanger ! D’ailleurs, pourquoi pas au fond ? Terminées, vos recherches ?
— Presque.
— Vous faut encore du temps, oui ?
— Oui. Mais pour l’instant je tiens à rester là où je suis car, ou c’est une coïncidence… ou alors.., il se peut qu’il y ait quelque chose là-dessous.
— Des faits, ne vous égarez pas, s’il vous plaît.
— Centre des recherches : Wilbraham Crescent.
— Où vous avez fait chou blanc, ou quoi ?
— Je n’en sais rien.
Précisez, mon garçon, précisez.
— La coïncidence, c’est qu’on a assassiné quelqu’un dans Wilbraham Crescent.
— Qui ça ?
— Un inconnu, porteur d’une carte de visite avec un faux nom et une fausse adresse.
— Hum. Prometteur. Alors, ça se recoupe ?
— Nulle part, Monsieur, et pourtant..
— Je vois, je vois.., et pourtant !… Le but de votre visite, sans doute : la permission de continuer à fouiner à Wilbraham Crescent, dans ce patelin au nom ridicule. Comment est-ce déjà ?
— Crowdean, à 10 miles de Portlebury. Il y a là deux ou trois types dont les antécédents m’intéressaient.
En soupirant, le colonel Beck ramena son pupitre à lui en tirant un stylo bille de sa poche, souffla dessus, et fixa :
— Alors ?
— La maison s’appelle Diana Lodge, au 20, Wilbraham Crescent. Y habite une Mrs Hemmings avec au moins dix-huit chats. (A suivre…)

D’après Agatha Christie

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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