Ainsi va la vie
Que ta volonté soit faite (9e partie)
Par K. Yerbi
Résumé de la 8e partie : Depuis quelque temps, Nadia a des réactions étranges. elle s’éloigne de sa sœur, qui est pourtant sa seule amie, sa confidente.
quelques jours après, c’est au tour de Nassima d’avoir un comportement bizarre. Elle rentre plus tard que d’habitude et, pour un oui ou pour un non, elle éclate en larmes.
— Mais qu’as-tu ? lui demande sa mère inquiète.
— Je n’ai rien, répond-elle.
Nadia, en revanche, semble avoir retrouvé sa sérénité. Et comme sa sœur le faisait naguère avec elle, elle n’arrête pas de l’interroger.
— Mais qu’as-tu donc ?
— rien, rien…
— tu te comportes de façon bizarre !
— Pas du tout, je suis tout à fait normale !
Un soir, Nadia la surprend en train de pleurer. elle va vers elle et la prend dans ses bras.
— dis-moi ce que tu as !
— rien, rien, dit Nassima.
Mais Nadia insiste. Comme Nassima ne dit rien, elle lui glisse à l’oreille.
— tu es amoureuse !
— Non, non, tu te trompes !
— bien sûr que si, je le lis dans tes yeux ! allez, dis-moi tout !
Nassima baisse les yeux.
— c’est un beau garçon,
— ? petite sœur, si tu savais ce qui m’arrive !
— Tu l’aimes, hein ? Et lui ?
Nassima rougit.
— il veut demander ma main ! Mais je préfère attendre encore… J’ai peur, tu sais !
— Allons, cette fois-ci, je pense que c’est du sérieux. Dis-moi comment tu l’as rencontré ?
— C’est lui qui est venu vers moi… J’ai cru, au début avoir affaire à un dragueur, mais il a insisté… J’ai accepté de sortir avec lui, puis les rendez-vous se sont multipliés… Et voilà !
Nadia sourit.
— Et voilà que tu l’aimes et que tu veux l’épouser ! Ne t’avais-je pas dit qu’il vaut mieux attendre et rencontrer l’amour, plutôt que d’être demandée par une femme qui ne connaît pas toujours les goûts de son fils
— Je ne sais comment le dire à maman, Samir veut envoyer sa mère demander ma main…
— Il s’appelle Samir ? C’est un joli prénom : Samir et Nassima, c’est comme Roméo et Juliette… Je suis très contente pour toi !
— J’espère que toi aussi tu rencontreras le grand amour.
Nadia sourit.
— ?a viendra, ne t’inquiète pas… Je vais apprendre la bonne nouvelle à notre mère !
— J’ai peur, tu sais !
— Mais pourquoi, cette fois-ci, c’est du sérieux !
— tu crois ?
— oui. Tout se passera bien ! (A suivre…)
K.Y
26 juin 2011
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