RSS

LECTURES LITTERAIRES À LA LIBRAIRIE POINT VIRGULE « Des filles parlent de leur père »

Le Soir d’Algérie: 17 – 11 – 2007


«Femmes du livre, filles du père. Elles ont choisi le territoire du livre et du savoir. Le père né et élevé au Maghreb — Tunisie, Algérie, Maroc — dans les cultures musulmane, juive, chrétienne, laïque… a transmis à sa fille son goût des lettres et des sciences, transgressant ainsi l’ordre patriarcal qui, partout, infériorise une fille. Elles racontent dans un cours récit, inédit, cette aventure complexe, singulière qui a fait d’elles des femmes du livre, des femmes libres…».
C’est l’histoire d’une rencontre inattendue, d’un livre surprenant, né dans les chemins de vie teintés du souvenir du père. Une trentaine de femmes du Maghreb ont bien voulu en faire une nouvelle. Le récit d’une vie, la leur. Quelle qu’en soit la souffrance ou la joie, elles ont accepté d’en partager avec les lecteurs le moindre détail. Mon père est une œoeuvre inédite, construite à la faveur de Nora Aceval, Simone Balazard, Rajae Benchemsi, Karima Berger, Behdja Traversac… Et tant d’autres voix féminines qui se sont laissées guider par leurs sentiments du cœur, le sentiment de la fille pour son père. Un lien biologique mais un lien fort d’une éducation ancrée dans la mentalité du père. Mercredi soir, la librairie Point virgule a permis à certaines d’elles de nous lire des extraits de Mon père, — textes recueillis par l’auteur Leïla Sebar — paru aux éditions Chèvre feuille étoilée (2007). Marie Noëlle, comme à son habitude, nous a lu avec sa voix, sa verve, le cœur d’un texte à fleur de mots inédits. A ses côtés, Rajae Benchemsi, Cécile Oumhani et Behdja Traversac ont bien voulu nous révéler le tracé de cette aventure qui a commencé le jour pour se poser un soir sur les pages de l’histoire de Mon père. Pour Behdja Traversac, Mon père n’est autre que «ce livre où une trentaine de femmes et auteurs des pays du Maghreb se racontent et se livrent. Un ouvrage où des femmes et des auteurs ont accepté de nous parler d’une partie intime de leur vie. Evidemment, toutes n’ont pas accepté d’une manière rapide ou spontanée à l’exception de quelques- unes. Mais elles l’ont quand même fait, le résultat a été surprenant et fort. Ça a été vraiment un engagement très important pour montrer quelque chose de cette société du début du XXe siècle. Une fresque sociologique et historique qui est très importante pour nous et pour notre regard du Maghreb. Quant à Rajae Benchemsi, « pour mon père, j’avoue que je n’aurais jamais accepté d’écrire sur mon père, j’ai pensé que c’était une sorte d’appel, et donc une responsabilité. J’ai eu un très très long parcours avec mon père, et pour moi c’était extrêmement important même si au moment où le texte s’est fait les rapports avec mon père étaient totalement réglés. J’ai abordé cette nouvelle avec une grande sérénité quant à la mort de mon père. C’était une très belle expérience d’autant que ce sont toutes des auteures qui, d’une manière ou d’une autre, sont originaires du Maghreb. Même quand elles sont d’une profession différente, elles appartiennent à une certaine culture de ces pays. Même si elles sont juives, chrétiennes ou musulmanes, elles ne réagissent pas de la même manière vis-à-vis du père. Je pense qu’il y a quelque chose de commun à tous ces auteurs. C’est ainsi que se présente Mon père au yeux de ses auteures, beaucoup d’émotions et de souvenirs bouleversants à raconter, à revivre…
Sam H.
lesoirculture@lesoirdalgerie.com

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

S'abonner

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Les commentaires sont fermés.

Académie Renée Vivien |
faffoo |
little voice |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | alacroiseedesarts
| Sud
| éditer livre, agent littéra...