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14.“La prison du silence” Par : Adila Katia

18 juin 2011

1.Extraits

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Edition du Lundi 01 Février 2010

Des gens et des faits

“La prison du silence”

 


Par : Adila Katia


RÉSUMÉ : Maya a beau surveiller son oncle Fateh, les jours et les semaines à venir, elle ne décèlera rien qui peut éveiller sa méfiance et son inquiétude…

14eme partie

Plus que jamais, il était respectueux avec sa belle-sœur, toujours présent au bon moment et au bon endroit pour rendre service. Leïla a commencé à enseigner dans un CEM. En empruntant de l’argent à ses parents, elle a acheté une voiture pour ses déplacements. Aussi Fateh n’aura à s’occuper que de Maya et Hakim.
Une douce ambiance règne maintenant à la maison, faite de rires et de prévenances. Leïla est très heureuse. Cette nouvelle liberté et cette nouvelle vie la rajeunissent. Son mari ne lui manque même pas. Il ne lui a jamais manqué. À aucun moment, elle n’a été chagrinée par le fait qu’il ait pris une seconde épouse, qu’il ne songe plus à ses enfants ni à revenir.
Enfin, elle avait mal parfois, en remarquant la peine de Hakim et de Maya dès que quelqu’un évoque leur père.
Plusieurs semaines ont passé sans qu’il les eut appelés, ne serait ce qu’une fois. Comme le lui avait dit son frère Karim, cette nouvelle moitié très possessive, lui interdisait même d’envoyer de l’argent.
Si bien que Leïla faisait vivre sa famille avec son salaire et parfois aidée par Fateh. Elle avait décidé de ne plus toucher à l’argent laissé par son mari, qui se comptait en millions. Ses enfants en auront besoin plus tard. Autant dépenser modérément pour qu’à l’avenir, ils puissent faire des projets.
Maya finit par ne plus songer à l’internat. Elle ne voulait pas être dépaysée, avoir à fréquenter d’autres gens pour en faire des amis. Maintenant que tout va bien, elle est heureuse de ne pas avoir précipité les choses, de ne pas être partie.
Aux semaines se succèdent les mois. Hakim obtient son bac avec mention et va effectuer des études d’ingénieur en hydraulique à Tizi-Ouzou.
Maya le rejoindra l’année suivante avec le projet de faire une licence en lettres françaises. Elle voudrait enseigner au lycée. Dans sa tête, il n’y a plus cette envie de rejoindre son père qui avait été l’unique solution pour fuir son oncle Fateh.
Ce dernier s’était fiancé avec sa collègue Karima.
Il l’amenait souvent à la maison, les lundis après-midi. Ils passaient leurs temps à se quereller, à se câliner. Leïla fermait les yeux sur certains dépassements. Si elle ne faisait aucune remarque, c’est parce qu’elle était soulagée. Maya avait fini par lui refiler son angoisse. Car, on ne peut pas créer une angoisse sans rien. Sa fille avait senti quelque chose. C’est pourquoi, elle avait été si agressive et sur ses gardes, les premiers mois de l’installation de son oncle à la maison.
Leïla avait craint au fond d’elle-même que Maya ne se confie plus à elle. Elle s’était mise à les surveiller puis ne décelant rien, sa conscience finit par trouver le repos. Surtout quand Maya vient lui parler d’Ayoub, un camarade de groupe, avec qui elle s’entendait très bien.
- Vous devriez y aller doucement, lui recommande sa mère. Pourquoi vous fiancer dès maintenant ?
- C’est lui qui insiste, répond Maya, très heureuse. Il a déjà parlé de moi à ses parents !
- Je trouve que c’est trop tôt, Maya, soupire sa mère. Prenez votre temps pour mieux vous connaître. Il est de quelle région ?
Maya hausse les sourcils.
- Je ne lui ai pas demandé, répond-elle. Mais il parle kabyle.
- S’il n’est pas marabout, cela va poser un gros problème, lâche sa mère. Déjà que cela ne sera pas facile d’imposer un garçon que tu auras choisi. Il faut en parler avec ton oncle, si on ne le gagne pas à ta cause, ils ne te laisseront jamais te marier avec lui !
Leïla attend que Maya soit repartie à Tizi Ouzou pour aborder le sujet avec son beau-frère. Il a une réaction qui la surprend. Heureusement que Maya n’est pas la et Leïla souhaite qu’à sa prochaine visite Ayoub ne l’accompagne pas.

A. K.
(À suivre)

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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