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La plèbe par El-Guellil

16 juin 2011

Contributions

On est en train de parler des états généraux de la société civile, comme on parle d’import-export. On invite les mêmes, toujours la même secte. On a donc décidé que ce sont eux qui sont la société civile. On est si vils nous autres. Pourtant, comme le disait un sociologue, l’histoire montre que c’est la société qui invente ses propres institutions pour résoudre la contradiction gouvernés-gouvernants en fonction des ressources politiques qu’ont les uns et les autres. Mine kherjou tous ces invités conviés à ce rassemblement ?

L’Europe a mis longtemps pour passer d’un Etat privatisé par les dynasties royales à une autorité émanant du suffrage populaire. Cette évolution n’a pas eu pour cause la volonté de dirigeants raisonnables et éclairés; elle est l’œuvre du mouvement social qui, de mobilisations populaires en mobilisations populaires, a arraché les libertés publiques et l’institutionnalisation de l’autorité, rendant illégal l’abus de pouvoir ou son détournement à des fins privées. Cette institutionnalisation est l’expression d’un rapport de force entre gouvernés et gouvernants. Fi l’Algérie, qu’est-ce qui s’oppose à la construction de l’Etat de droit ? Deux facteurs essentiellement : les représentations culturelles d’un ordre politique méta-social et la nature rentière de l’économie. Le premier retarde l’exigence du contrôle institutionnel de l’autorité parce que la population n’a pas pris conscience qu’elle est source de pouvoir et que l’autorité est un bien public qui lui appartient.

Les Européens ont opéré cette révolution intellectuelle il y a seulement deux siècles, et tout indique que le processus est en cours en Algérie. Le second facteur, favorisé par l’existence de revenus financiers externes, donc non produits localement, incite les dirigeants à utiliser l’argent public pour se maintenir à la tête de l’Etat. De ce point de vue, la manne pétrolière est un obstacle quasi-absolu à la démocratisation. Dans un pays pétrolier, le gouvernement ne dépend pas du travail local de la population, c’est plutôt la population qui dépend du gouvernement. Celui qui a écrit cela n’est jamais invité parmi la société civile.
Le Quotidien d’Oran   Jeudi 16 juin 2011

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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