Edition du Mardi 26 Avril 2011
Culture
Yacine Kalouche traduit deux nouvelles d’Adila Katia
SORTIE DU RECUEIL : “La prison du silence”
Par : Hana Menasria
Yacine Kalouche a signé, samedi passé, sa traduction vers l’arabe des nouvelles la Prison du silence” et Lien du cœur, lien du sang, de l’auteure Adila Katia, et ce à la Librairie Générale d’El-Biar.
L’ouvrage est composé de ces deux nouvelles parues en 2010 dans la rubrique “Des gens et des faits” du quotidien Liberté. “Je lis les nouvelles d’Adila Katia depuis longtemps, j’aime énormément ses écrits et ses histoires qui touchent la société d’aujourd’hui”, nous a confié Yacine Kalouche. Étudiant en quatrième année d’interprétariat, Yacine Kalouche a décidé de transcrire ces histoires en langue arabe littéraire pour donner la chance aux arabophones de découvrir ces récits si importants pour lui et qui l’ont énormément inspiré. “J’ai pris contact avec l’auteure, et elle m’a énormément aidé dans mon engagement pour la publication de ses nouvelles, mais surtout pour réussir la traduction”, a-t-il dit. Et d’ajouter : “J’ai rencontré quelques complications dans l’interprétation du français à l’arabe, donc j’ai changé plusieurs passages en gardant le sens.” Objectif accompli pour le jeune interprète, et ce en réussissant à vider les stocks en deux journées de la parution du livre. “Mon père détient une librairie à Tamanrasset, et dès la sortie du recueil, les exemplaires ont fait un tabac. Il faut préciser que les gens du Sud sont arabophones, ce qui privilégie ce succès contrairement aux villes du Nord”, a signalé Yacine Kalouche. Concernant le choix qui s’est porté sur la nouvelle la Prison du silence, l’auteur a expliqué que c’est le titre qui l’a inspiré ainsi que le sujet sensible abordé par Adila Katia. “C’est une jeune fille qui s’est terrée dans un mutisme en se créant autour d’elle un mur de silence après avoir subi un viol. C’est un sujet délicat, et je l’ai choisi pour casser les tabous, comme le souhaitait l’auteure à travers son œuvre”, a-t-il déclaré. Quant à la publication de l’ouvrage, Yacine Kalouche avait frappé à toutes les portes sans obtenir de réponses favorables. “J’ai touché à mes économies et j’ai décidé de le publier à mon compte”, a-t-il dit. D’ailleurs, pour ce premier ouvrage, le jeune interprète a édité deux cents exemplaires vendus 220 DA l’unité, disponibles dans plusieurs librairies d’Alger, notamment la Librairie Générale d’El-Biar, la librairie La maison de la presse et à l’Union générale des écrivains. Très motivé, Yacine Kalouche prépare la sortie d’une série de nouvelles d’Adila Katia. Dans un mois paraîtra un recueil de deux nouvelles : Mafia et “Blessée pour l’éternité”. “Quand j’aurais achevé cette série, je m’attaquerai à d’autres auteurs et, peut-être, qu’un jour j’écrirai ma propre nouvelle”, a-t-il conclu.
15 juin 2011
LITTERATURE