RSS

“De la corruption des grands naîtront certainement les révoltes des humbles” La chronique de Abdelhakim Meziani

15 juin 2011

Contributions

“De la corruption des grands naîtront certainement les révoltes des humbles” La chronique de Abdelhakim Meziani  dans Contributions logo_imp
Edition du Samedi 19 Mars 2011

Culture

“De la corruption des grands naîtront certainement les révoltes des humbles”

La chronique de Abdelhakim Meziani


Par : Abdelhakim Meziani

Mais qui a poussé l’outrecuidance jusqu’à soutenir qu’on ne sortira pas de l’auberge ? Certainement pas l’épicier du coin, suggère timidement ma voyante préférée de Fès, présente à Alger pour assister, belle et zen, à la rencontre devant opposer les Lions de l’Atlas aux Fennecs.

Stupéfaite par un bouillonnement des grands jours, elle n’a d’yeux que pour le spectacle offert par cette jeunesse estudiantine avide d’en découdre avec les dissonances d’un pays qui se doit de ne ménager aucun effort pour faire reculer les incohérences induites par un système éducatif des plus controversés. L’Algérie a de quoi être fière de cette jeunesse qui met à nu les incohérences à l’origine de la délitescence des fondements mêmes de l’avenir de tout un peuple. C’est le grand pôle du soufisme Sidi Aby Mediène Choaïb qui avait déclaré, à Béjaïa, au moment où le roi de Marrakech le manda de le rejoindre, que “de la corruption des grands naîtront certainement les révoltes des humbles”. Notre pays a de quoi être fier de sa jeunesse qui, nonobstant le pacte des loups, réconcilie les Algériens avec eux-mêmes. Le fondu-enchaîné sur le film de Christophe Gans, porté par Monica Bellucci, l’une des 40 merveilles du monde, est loin d’être fortuit. Encore une fois, le monde des ténèbres n’aura pas eu raison de lui, au même titre que la machiavélique mise en scène franco-algérienne d’octobre 1988 qui a failli transformer le pays en une zone interdite, s’il est permis de faire un clin d’œil au film de feu Ahmed Lalem.
Et Abdelhamid Mehri, un des principaux artisans de cette forfaiture et antidémocrate avéré lorsqu’il était président de la Commission ad-hoc chargée du dossier culturel, ose encore revenir sous les feux de la rampe, se présentant comme alternative à un système auquel il demande de partir et dont il profite pourtant de la manne financière ! En attendant que les doléances des futures cadres de ce merveilleux pays soient prises en considération et que l’incompétence et le carriérisme soient bannis du système éducatif national, il convient de se féliciter des mesures idoines et salutaires prises en direction de franges importantes de la jeunesse. Des mesures qui ont su rassurer et convaincre à la fois des citoyens, particulièrement déstabilisés par de faux dévots qui, venus de je ne sais où, veulent nous replonger dans la fitna… Et, tenez-vous bien, dans “la guerre civile”… un mot détestable prononcé par certains ministres maladroits sur des chaînes de télévision étrangères, en attendant de les voir renchérir avec l’horrible et injuste question de savoir “Qui tue qui ?” À chacun son monde, me lance ma voyante préférée de Fès qui ne me donne pas l’impression d’être aussi efficace que celle de Kouba, encore moins du taleb de Biskra dont les talismans permettent à certains de s’accrocher indéfiniment… Il est vrai, mais les décisions prises dernièrement ne laissent subsister aucun doute quant aux capacités des uns et des autres à relever le défi consistant à déminer les mémoires que d’aucuns tentent savamment de maintenir en l’état pour perpétuer leur hégémonisme et imposer à tout un peuple un cul-de-sac alimenté le plus souvent par la mémoire en fuite. Une autre référence cinéphilique que cette mémoire en fuite, une descente aux enfers sinistre et captivante adaptée à l’écran par Gary Nelson, avec Jane Seymour et Omar Sharif.
Oui, les images de jeunes chômeurs et d’étudiants débattant leurs problèmes vues à la télévision algérienne sont loin d’être une vidéo gag. Et leur absence sur les chaînes françaises, plus enclines à donner à voir ce qui divise les Algériens, prouve à l’évidence que les forces patriotiques sont sur la bonne voie. À plus forte raison lorsqu’elles promettent, selon une fille de chahid, professeur en ophtalmologie, d’éradiquer les amateurs de meurtres ordonnés et ceux qui se cachent derrière les refrains de la mémoire pour diluer l’avenir d’un peuple dans la légende de la cité perdue. À un moment où, pourtant, les tenants de la mondialisation consument le monde musulman à petit feu alors que les peuples de la région aspirent à des jours heureux sur les traces de Yamina Benguigui et de son Jardin parfumé.

A. M.
mezianide@djaweb.dz

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

S'abonner

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Les commentaires sont fermés.

Académie Renée Vivien |
faffoo |
little voice |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | alacroiseedesarts
| Sud
| éditer livre, agent littéra...