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“L’art ne fait pas manger son artiste” ILS SONT UNANIMES À LE RECONNAÎTRE Par : Saïd Oussad

5 juin 2011

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“L’art ne fait pas manger son artiste”  ILS SONT UNANIMES À LE RECONNAÎTRE  Par : Saïd Oussad logo_imp
Edition du Lundi 22 Novembre 2010

Culture

“L’art ne fait pas manger son artiste” 

ILS SONT UNANIMES À LE RECONNAÎTRE


Par : Saïd Oussad

Loin d’être un simple constat, la question qui revient sans cesse dans le quotidien des artistes algériens trouve forcément ses premiers éléments de réponse dans

l’inexistence d’un marché de lart structuré, avec des repères  connus et reconnus, à même de réguler un vecteur des arts qui échappe ostensiblement à tout contrôle.

L’art fait-il vivre ses créateurs en Algérie ? Le point d’interrogation ne risque pas de connaître une réponse positive avec l’évolution de la condition socioprofessionnelle des artistes, de tous bords, qui s’essayent à vivre de leurs produits artistiques.
Loin d’être un simple constat, la question qui revient sans cesse dans le quotidien des artistes algériens trouve forcément ses premiers éléments de réponse dans l’inexistence d’un marché de l’art structuré, avec des repères connus et reconnus, à même de réguler un vecteur des arts qui échappe ostensiblement à tout contrôle. Pour Ahmed Hamidi, artiste peintre, l’un des fondateurs de l’École de Maghnia, en compagnie de Mustapha Souadji, Abdelkader Mahboub et Abdelkader Arzazi, l’artiste ne peut pas vivre de ses œuvres en Algérie, “ni ailleurs”, surenchérit Mahboub. Parlant de leurs propres expériences, ils confesseront volontiers l’impossibilité de vivre et faire vivre leurs familles à travers les seuls “cachets” des ventes de leurs toiles, qui restent pour le moment “plus une passion qu’un moyen de vivre”. Hamidi en est convaincu par ailleurs puisque, sans un revenu stable en parallèle, l’artiste ne peut aspirer à une vie décente. Mustapha Souadji abonde dans le même sens en affirmant que “l’art ne fait pas vivre en Algérie”. Les trois sont unanimes à désigner l’absence d’un véritable marché de l’art, seul baromètre qui puisse valoriser le travail de l’artiste et instaurer à la longue une échelle de valeur “commerciale” au sein de la corporation. Pour eux, le premier acheteur de l’œuvre artistique algérienne reste le collectionneur étranger qui lui fait quitter le pays avant de perdre sa trace dans quelques salons privés occidentaux. “L’État doit préserver les œuvres d’arts”, dira encore Hamidi, en guise d’une autre solution pour défendre les artistes algériens dont certains, “pour pouvoir vivre, n’hésitent pas à brader leurs travaux aux premiers venus”.
Concernant justement la “mercuriale” des œuvres artistiques, si barème il y a, nos interlocuteurs s’accordent à affirmer qu’aucun artiste ne peut fixer le prix de sa composition et que ce sont parfois les circonstances de vente qui offrent les meilleures conditions. Les trois artistes peintres évoqueront également le cas de certaines galeries d’art qui cachetonnent l’artiste à la commande. Mahboub parlera ainsi de sa propre expérience avec une galerie d’art française qui l’a invité à exposer ses travaux sans toutefois les signer, une pratique “douteuse” qu’il a poliment déclinée.
Pour Moussa Médiene, gérant de l’Espace Lotus, et malgré l’existence d’un marché de l’art embryonnaire soutenu par de nombreux collectionneurs, nationaux et surtout étrangers, qui n’hésitent pas à faire parfois de véritables razzias d’œuvres de peintres prometteurs, il est nécessaire de le réglementer puisque beaucoup d’œuvres d’artistes algériens passent la frontière. “En France, il est quasiment impossible de sortir une œuvre ou de vendre en dehors d’un cadre réglementé”, dira-t-il pour étayer son argumentaire. Pour contourner les dispositifs de la loi hexagonale, certains artistes algériens préfèrent produire en France pour y vendre leurs œuvres. “Il faut que l’État se penche sur ce problème”, assènera Moussa Médiene qui s’emporte sur la facilité de l’exportation d’œuvres d’Issiakhem, de Baya, entre autres, vers l’étranger. “Combien d’œuvres de nos grands artistes se retrouvent dans des collections privées à l’étranger, alors qu’ils font partie du patrimoine national”, s’interrogera-t-il plus loin. Rappelons que Ahmed Hamidi, Mustapha Souadji, Abdelkader  Mahboub et Abdelkader Arzazi exposeront, à partir du 25 novembre, une quarantaine de toiles à la galerie d’art, l’Espace Lotus.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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