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Révoltes arabes et dividendes turcs par Abdelkader Leklek

12 mai 2011

Contributions

Déluge ici, prospérité ailleurs, dit un adage. Cela demeure valable pour les pluies, et ce dont bénéficient les terres agricoles se trouvant en aval. Quant aux révolutions, et pour paraphraser Napoléon premier, elles y renferment deux sortes de gens. Ceux qui les font et ceux qui en profitent.

Cependant le profit dans le présent cas de figure, concerne la Turquie. Élément externe à ces révolutions arabes, ce pays ambitionne, à travers cette aubaine, reconquérir une position géostratégique régionale. Et quelle région ! La plus convoitée du monde. La méditerranée, le canal de suez et la mer rouge, la route du pétrole. Le détroit de Gibraltar, et le débouchée vers l’Atlantique, vers la mer du nord, et pas seulement.

Il s’agit aussi pour la Turquie, de se repositionner dans la péninsule arabique, dans les Balkans, qui signifient en turc : rochers glissants, et il est particulièrement question d’avoir un œil, sur tout ce qui bouge en pays persan. Le but, c’est ravir cette position tant convoitée par Israël, par l’Iran et illusoirement, avant la révolution de février 2011, par l’Egypte de Moubarak. Et partant la Turquie projette de devenir l’incontournable relais, partenaire des Etats-Unis et de l’Union Européenne, dans cette région du monde qui se reconfigure depuis le début des révolutions Arabes.

Depuis l’homme malade de l’Europe, et le traité de sèvres du 10 Août 1920 conclu, juste après la première guerre mondiale, entre les alliés et l’empire Othoman, qui consacra le démembrement des possessions de la Porte sublime et la fin de la Pax Othmanica.

L’empire des othomans dura 623 ans, de 1299 à 1922. Il engloba l’Anatolie, le plateau Arménien, la Mésopotamie, la Péninsule arabique, la Syrie, la Palestine et toute l’Afrique du Nord, à l’exception de Royaume du Maroc.

Après l’ère des « Tanzimat », c’est-à-dire l’organisation des réformes, d’inspiration occidentale, à partir de 1839 tous azimuts : éducation, justice, égalité, agencement territoriale et institutionnel. Et aussi pour d’autres considérations de politique étrangère. Comme les séditions des peuples non turcs, vivants sous domination othomane, qui voulaient s’émanciper, et d’autres populations, qui subissaient les assauts colonialistes outranciers des pays occidentaux. Ces derniers devenus au siècle des découvertes puissants et forts par la maîtrise de nouvelles technologies régnaient, sur la scène politique internationale. Ces conditions mirent fortement à mal l’empire Othoman, qui pour défendre ses possessions, fut souvent contraint de faire appel, tantôt aux anglais pour contrer les russes dans les Balkans et tantôt, aux français, pour s’assurer de la syrie. La France, quant à elle, occupait déjà l’Algérie, et son administration avait remplacé l’Odjak de la régence d’Alger, depuis le 03 juillet 1830.Ce fut le début de la fin de la Khilafa musulmane, qui durait depuis 632 Ap J/C.

L’érection de la république Turque, et sa proclamation par Mustapha Kamel Atatürk, se fera le 29 octobre 1923, et l’abolition de la Khilafa, intervint le 3 mars 1924. La Turquie nouvelle, république et laïque, s’intéressa à elle-même, et à ses affaires. Elle se focalisa et se polarisa sur sa restructuration sociale. Passer d’une khilafa, où le pouvoir et l’autorité, sont d’essence religieuse, à une république laïque, c’est-à-dire faire gérer les affaires terrestres, par des lois humaines, autres que celles révélées ou sensées l’être. Cela demande du temps et du sacrifice, au sens premier du terme. C’est à dire sanglant. Car faire table rase de relations, de pratiques, de comportements et d’usages, qui auront régi le lien social, des siècles durant, ne peut être aisé, ni instantané. Cela se paye et engendre des cassures, des dislocations et des ruptures, dans la structure sociale. En réaction, et en retour, cela génère des résistances parfois violentes, à toutes les nouveautés, à tous les changements et à toutes les innovations.

Cette situation de désagrégation et de démembrement du système sociétal, occasionna aussi, à tous les turcs, des frustrations au sens psychologique du concept, c’est à dire des sentiments de dépossession et de privation. Il va sans dire que cela laisse des traces dans l’imaginaire collectif, et en conséquence, une envie irrésistible, à tort ou bien à raison, de revenir et de reprendre, ce dont, on a été un jour dépossédé.

Il se raconte que Mustapha Kamel, lors de la réforme du vêtement et du couvre chef, instituée le 25 novembre 1925, s’est vu objecter, par ses concitoyens, à qui désormais il interdisait le port du traditionnel turban, pour leur imposer la casquette à visière sensée être européenne et moderne. Que le turban laissait au moins, aux turcs de l’espace pour voir Dieu, que par contre la visière de la casquette, les en empêchait. Alors par bravade à Attaturc, au moment des prières les turcs retournaient leurs visières vers l’arrière.

La démarche de l’édification de la Turquie laïcisante, se déroula, par la force des vainqueurs de la première guerre mondiale, dans le désengagement et le détachement de toute visée expansionniste ou de reconquête. La Turquie érigée par Atatürk, s’occupait désormais à mettre sur pied les canons de cette nouvelle doctrine gouvernementale. C’est à dire la soustraction de l’autorité et le pouvoir, à la communauté des religieux.

La capitale fut transférée d’Istanbul à Ankara, d’Europe en Asie. La laïcité est inscrite dans la constitution, et la Turquie adopte un code civil d’inspiration fortement suisse, un code pénal à forte suggestion italienne et un code de commerce, d’esprit allemand. Les confréries religieuses sont abolies. Il est dorénavant interdit de porter des vêtements religieux en public. La journée du dimanche remplace celle du vendredi pour le repos hebdomadaire, et le calendrier grégorien et adopté en 1926. Un enseignement moderne et surtout neutre, supplante l’enseignement religieux, et en 1928 l’alphabet latin détrône, l’alphabet arabe. Ce travail de fond, pour instituer un nouveau mode de vie, de penser et d’agir durera, jusqu’à la mort de son auteur, Mustapha Kamel Atatürk, à la veille de la deuxième guerre mondiale, le 10 novembre 1938.Avant cela, et en ultime réforme, il accorda le droit de vote aux femmes turques en 1934, c’est-à-dire dix ans, avant que ce droit, ne soit accordé aux femmes françaises.

La disparition de Mustapha Kamel, entraînera des assouplissements dans la rigueur et la fermeté du kémalisme. Au sortir de la deuxième guerre mondiale, la religion musulmane reconquit, certains espaces qu’elle avait perdus.

Dès les années cinquante, la laïcisation de la vie turque, commençait à être remise en cause. L’enseignement religieux réintégrait les programmes scolaires et beaucoup de mosquées furent construites.

Mais la fin annoncée de la sécularisation, commença avec l’arrivée au pouvoir de partis islamistes turcs, d’obédience frères musulmans. Ce fut la création du parti Rafah -parti de la providence- en 1983 et sa participation aux élections municipales de 1984, où il obtint, 4,8 % des voix. Une première depuis l’avènement de la Turquie laïque : un parti islamiste, prenant part à travers des élections, à la vie politique. Le 24 décembre 1995 ce parti remporta 158 sièges sur les 550 que compte la chambre turque des députés. Et son leader en s’associant au parti de la juste voie de Tansu Ciller en fit le parti majoritaire. Et Necmedin Erbakan son chef, fut désigné premier ministre. Le Rafah fut ensuite interdit en 1998, par décision de la cours constitutionnelle turque sur instigation des militaires, contraints à un bras de fer par les islamistes. Des scissions apparurent alors au sein de la mouvance islamiste partisane, dès cette interdiction. Et une des factions dissidentes, créa l’A K P, ou Parti pour la Justice et le Développement. Son leader l’ancien maire d’Istanbul, Recep Tayyip Erdogan, disciple de Necmedin Erbakan, est depuis le 14 mars 2003 premier ministre de Turquie.

Ce survol et cet effleurement de ce pan de l’histoire contemporaine de la Turquie, où l’empire othoman fut expansionniste, que la Turquie laïque, ne chercha plus à l’être, sauf pour le cas de son intervention militaire à Chypre. Et que de puis 1994, les gouvernements islamistes successifs, convoitent de se repositionner, devait annoncer, mon questionnement. Il est le suivant :

Le retour de la khilafa se réalisera-t-il par les frères musulmans, profitant des révoltes arabes ?

Hasard, coïncidence ou bien, riposte et résistance. Le mouvement des frères musulmans, est né juste après l’abolition de la khilafa.

Hassan el Banna, cet équivalent d’instituteur, puisque l’acception de ce concept, par ses auteurs, étant l’opposition, au percepteur religieux, comme l’était Al Banna, et toute la connotation qui l’entoure, avait fondé son mouvement en 1928.

Dans le programme de l’originelle association des frères musulmans, l’instauration du grand Etat islamique fondé sur l’application de la charia, constituait le but final. Et cela le demeure. Cependant conscients des réalités du monde contemporains, toutes les branches nationales des frères musulmans, adaptent leur manière de procéder aux conditions locales et aux données de l’heure, pour y arriver. Ils participent aux élections, font partie d’alliances gouvernementales, et gouvernent comme en Turquie. Mais ne recourent désormais qu’exceptionnellement aux armes. Le but est de paraître clean, en attendant le moment opportun pour se dévoiler. C’est une stratégie.

Bien que les turcs, ne soient pas arabes ils auront conservé la khilafa 623 années durant. Cela leur donne, estiment-ils, pour des raisons valables ou pas, de l’ascendant sur les autres musulmans, que les islamistes d’entre eux et pas seulement, ne sont pas prêts d’abandonner. Bien au contraire, ils ne ratent aucun évènement, pour exploiter ce filon à la faveur de leur cause.

Les turcs sont quatre-vingts millions d’habitants et leur économie est performante, depuis quelques années déjà. Cette situation et d’autres, ont défavorisé leur intégration dans l’Union Européenne.

Les européens exigent aux turcs de se conformer aux critères de Copenhague de 1993, à savoir :

-1- Avoir des institutions stables garantissant la démocratie, l’Etat de droit, les droits de l’homme, le respect et la protection des minorités.

-2- Avoir une économie de marché viable ainsi que la capacité à faire face à la pression concurrentielle et aux forces du marché à l’intérieur de l‘Union.

-3- Avoir la capacité d’assurer les obligations de la qualité d’Etat membre, notamment le respect des objectifs politiques économiques et monétaire.

En conséquences, et considérant leur incapacité à régler le problème de la minorité kurdes de Turquie, qui constitue le plus grand écueil à cette adhésion les turcs se sont retournés vers la partie arabe du monde, pour se refaire. Pour se donner des chances de réussir dans cette entreprise, ils ont choisi la voie diplomatique, le terme est faible, le point de fixation, la corde sensible, mais aussi, l’une des rares affaires, qui fédère les arabes : la cause palestinienne. Les turcs se redécouvrirent un destin proche oriental, et les révoltes arabes, leur procurèrent l’occasion, pour le retour de la grande Turquie, même si les islamistes gouvernants, promoteurs de ce projet, renardent pour explicitement l’avouer.

Les gouvernants turcs au pouvoir, prônent un soutient populaire, voire populiste, aux palestiniens et aux arabes, mais pas d’appui ni d’aide politiques. Par contre, comme l’Iran, la Turquie avait dès 1949 reconnu Israël et depuis lors, des accords militaires existent entre les deux pays, notamment l’accord de 1996 portant sur la défense et sur les échanges de hautes technologies. La Turquie ravitaille également Israël en eau douce. Cinquante millions de mètres cube/an, sur une durée de vingt années pour la somme de un milliard de dollars U S. Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays avaient en 2002 atteint 1,3 milliards des dollars américains. Tous ces accords et d’autres n’ont jamais été dénoncés par les islamistes turcs au pouvoir.

Cependant aux arabes et aux musulmans, fut servie par les turcs l’opération «flottille de la liberté» pour briser le blocus de Ghaza. Pour le coup, ils engagèrent et réussirent une impressionnante opération de communication, en direction des publics arabes et musulmans, dont l’impact marquera pour longtemps les mémoires. 682 personnes y avaient participé, dont 380 étaient turques. La branche algérienne des frères musulmans, s’était associée à l’action de libération de ghaza, avec une délégation forte de 32 membres, hommes et femmes.

En riposte, 10 juin 2010, très tôt le matin, au cours de cette opération, l’armée israélienne n’attaqua et n’aborda que le navire turc, le Mavi Marmara, pour des raisons demeurées obscures, mais extrêmement douteuses, et pas les sept autres bateaux qui composaient la flottille. Sur les neuf personnes tuées durant l’abordage, huit étaient turques, et la neuvième était américaine. Elle était turque d’origine.

Cette entreprise eut ses morts, et du coût, la Turquie possède désormais, ses martyrs, pour la libération de la Palestine. S’agissait-il d’un deal entre les services turcs et les services israéliens ? Somme toute bingo, le but recherché était atteint. Mais ce n’était que le début de la manœuvre, offerte par les révoltes arabes.

Et si les turcs ont été pris de cours, comme tous les autres de par le monde, par la fulgurance de révolte des tunisiens et la fuite de Ben Ali. Ils avaient été prompts et les premiers, à exiger le départ de Moubarak. Pour ce qui concerne la Libye, ils sont les premiers à commander, que Kadhafi parte, mais également, les seuls, après s’être mis, armes et bagages, à la disposition de l’O T A N, à proposer, le 09 avril 2011, une feuille de route, pour le dénouement de la crise. Les turcs, par la voix de monsieur Erdogan, exigent :

-1- le cessez le feu, et le retrait des forces de Kadhafi des villes qu’elles assiègent.

-2- la création de zones humanitaires pour l’acheminement de l’aide aux victimes des affrontements.

-3- le lancement d’un vaste processus de mutations politiques démocratique.

Rappelons, pour que nul n’oublie. Que Monsieur le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, avait reçu, cinq mois plus tôt, c’est dire le premier décembre 2010 le prix Kadhafi pour les droits de l’homme, pour : «Services éminents rendus à l’humanité».

Tout est bon à prendre pour se repositionner. Un jour une chose et le lendemain son contraire, et au suivant. Dupe celui qui voudrait bien le rester. Néanmoins cette attitude, du grand écart, a le mérite de révéler, pour le moins, la duplicité dans la démarche turque, et son impatience à se replacer. Quitte à s’en mêler les pinceaux.

Cette feuille de route turque, pour son malheur, et pour celui de son initiateur, ne tint pas l’affiche longtemps, puisque le lendemain, le 10 avril 2011, une initiative africaine, lui ravit le devant de l’actualité. Et à Doha le groupe de contact piloté par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, toujours entreprenant, insiste pour l’utilisation de plus de forces, contre Kadhafi, et pour une solution de sortie de crise sans Kadhafi. Par ailleurs, les pays du BRICA, c’est-à-dire, Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, réunis le 13 avril 2011 à Sanya en Chine, persistent à condamner l’usage de la force en Libye en crise. Alors au bout du compte, l’initiative turque, se retrouve, par la force de feu et des économies des actants majeurs, sur l’échiquier géostratégique mondial, reléguée au rang de proposition de second degré. La Turquie n’est pas encore une puissance régionale. Oui mais cela arrêtera-t-il la poussée des islamistes turcs au pouvoir, pour reconquérir leur statut de passage obligé pour tout l’Orient, jusqu’en Chine ?

«Zéro problème avec nos voisins», tel est le credo de la diplomatie turque, justement conduite, par son ministre des affaires étrangères, et non moins professeur de sciences politique, l’auteur de ce slogan, ahmet Davoutoglou, grand diffuseur et héraut du Néo othmanisme.

Empathie ou bien mimétisme, La Turquie et l’Iran pré-révolution islamiste, étaient des éléments constituants -agissants ou subissants- de la théorie des périphéries de David Ben Gourion, premier ministre d’Israël, qui préconisait d’avoir des alliés au-delà des frontières des pays arabes dans la région, pour vivre en paix et contenir, leurs influences, si tant est qu’ils en aient un moment eu. Les turcs aujourd’hui font semblant de faire de la résistance face à Israël, pour se rapprocher des arabes. La flottille de la paix pour ghaza, le navire hôpital turc dirigé vers Benghazi, pour assister et évacuer les blessés et les malades vers la turquie. La vraie fausse indignation d’Erdogan, face au président israélien Pérès au forum de Davos, lors d’une émission de télévision américaine, et sa sortie fracassante du plateau avant la fin du programme, en présence du secrétaire général de l’O N U, Banki Moon. L’initiative turque, visant à apaiser les tensions entre les factions palestiniennes, lors d’une réunion tenue à Damas, le 06 avril 2011, entre Ahmet Davotuglu et Khaled Mechaal, dirigeant du Hamas palestinien, exilé en Syrie. L’organisation de négociations indirectes entre la Syrie et Israël, dont le quatrième tour avait eu lieu à Ankara le 29 juillet 2008, et bien d’autres actions participent de cette subtile reconquête turque de son influence dans la région. Et cela parait lui réussir, puisque les opinions publiques nationales arabes, ne montrent pas d’hostilités particulières à cette nouvelle présence. Mieux encore le modèle politique turc semble susciter une vive attractivité pour les peuples arabes et musulmans. La Turquie est un pays musulman, dont la constitution se proclame laïque, il est membre de l’O T A N, il a édifié une économie performante puisqu’il exporte, et de ce fait frappe à la porte de l’Europe. Et puis, cerise sur le gâteau, même ses interminables séries télévisées, sont diffusées sur les chaînes satellitaires arabes, regardées et assidûment suivies par les peuples arabes et musulmans. Tout cela réuni, fascine l’opinion publique arabe n’en déplaise à ses gouvernants. Bien entendu cela facilite à fortiori, le tant recherché repositionnement turc dans la sphère du monde. Que peuvent les dirigeants et la diplomatie, quand les rues arabes veulent.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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