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Le niveau par El Yazid Dib

16 mars 2011

Contributions

Les grèves avec leurs moult revendications sont devenues, depui le déclenchement des révolutions arabes, monnaie courante. De la quête purement politique à celle d’ordre économique, les sit-in fleurissent les placettes et garnissent les halls urbains. Cependant, chaque sollicitation populaire, patronale, syndicale ou son

contraire vise l’obtention d’une chose, droit ou avantage quelconque. La seule différence qui puisse faire frontière entre l’une et l’autre demeure une question de niveau. Comme celui qu’utilise le maçon pour tenir en droite ligne, horizontale ou verticale, la procession de sa truelle. Dans le bassin d’Alger, un jour récent, l’on a appris que des travailleurs d’une entreprise nationale se trouvant en préparation de grève ont pris le parvis de l’entrée principale du siège de leur entreprise comme une sorte de Mayden Ettahrir. Il n’est pas question, ici, de «dégage» ni «irhal» mais tout juste une augmentation de la grille salariale. Une petite hausse par-ci, par-là, dans un panier à primes ou dans une prime de livraison. Ceci est en toute évidence justifié par les porteurs de la voix collégiale des assiégeants. En face de cette entreprise, d’autres travailleurs, moins enclins à l’esprit ouvrier et prolétaire, car ce sont un peu des fonctionnaires tout à fait ordinaires travaillant le un huit et sans groupe. Leur employeur est un démembrement du gouvernement. Un département à moitié ministériel. Eux aussi sont stationnés sur le parvis du siège de leur administration. Ils prônent une grève, des sit-in et même de coudre momentanément leur bouche. Cette dernière action est leur mission principale. Eux, ce sont des parleurs, des téléviseurs, des radios, des ondes hertziennes, des manchettes et des unes. Sinon, au moins ayant un œil attentif sur toute cette production. Loin d’être des censeurs, ces travailleurs veillent à peaufiner la bonne parole émanant du gouvernement et stériliser les tympans pour polir la communication officielle. Voilà ! Communication. Ce sont en effet les fonctionnaires qui dépendent d’une structure prise pour telle. Donc les deux masses de travailleurs sont face à face. Seulement deux chaussées contre-inversées et un terre-plein les séparent. La revendication est presque identique : Elévation. Augmentation. Hausse.

Ce sera sournois, si l’on apprendra que ceux de l’entreprise visent l’élévation, l’augmentation et la hausse de salaires et des appointements, les autres agents ministériels scandent l’élévation, l’augmentation et la hausse de niveau ! Oui celui du maçon. Presque. Leur chef d’équipe aurait fait dégringoler son rang de manager jusqu’aux bas étages de l’immeuble, enfin de la fonction, s’occupant de feuilles de pointage, de fouille de sacs, de poches et d’autres actes ingestionnels qui rapetissent l’auteur et le secteur.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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