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1.La nouvelle de Adila Katia La déchirure

30 octobre 2010

1.Extraits

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Edition du Mardi 08 Février 2005

La nouvelle de Adila Katia

La déchirure

 


RÉSUMÉ :  La discussion que Salim a eue avec Aïssa a gâché sa joie. Mahfoudh attend la voiture la semaine prochaine. Le lendemain de la fête, Salim emmène Farida à Paris. Il n’est pas près de retourner à Alger, refusant de vivre encore des moments de peur…

-Qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi es-tu aussi soucieux ?
Farida n’a pas cessé d’observer Salim depuis qu’ils ont démarré. Ses sourcils froncés et son regard fuyant l’inquiètent au plus haut point.
Le fait de rester silencieux ou sembler ne pas l’entendre la pousse à insister. Elle ne peut pas ignorer son inquiétude et se taire. Même si ces questions semblent le contrarier, elle continue à les poser.
- Je suis ta femme, lui rappelle-t-elle. Tu devrais te confier à moi… Tu ne me fais pas confiance peut-être ?
- Cesse de dire des bêtises, réplique Salim. J’ai un souci au travail et tu ne peux rien y faire. Alors fiche-moi la paix !
- Mais cela te ferait du bien de me dire ce qu’il y a, insiste-t-elle. Sinon je vais m’imaginer des choses.
- Ne tente pas d’en savoir plus que tu ne devrais. Laisse-moi tranquille, maintenant.
Il y a tant de colère dans sa voix qu’elle n’ose plus dire un mot. La fin du voyage se fait dans le silence. Lorsqu’ils arrivent à la maison, ils ne sont pas surpris de voir des amis tenir compagnie à leur mère. Ils les accueillent avec joie. Mais Salim ne déride pas. Sa mine est trop frappante pour échapper au regard de sa mère et même des amis. Tous croient qu’ils ont eu un accident en route.
- Le plus important est que vous soyez sains et saufs, dit Fatima en serrant Farida dans ses bras. J’espère que les dégâts ne sont pas graves. Enfin… J’espère qu’il n’a blessé personne avec. Dis-moi !
- Rien ne nous est arrivé, répond la jeune mariée. Il est seulement de mauvaise humeur depuis qu’on s’est mis en route, lui confie-t-elle. J’espère que cela va lui passer. Je n’aime pas le voir dans cet état.
Quand elle le rejoint dans leur chambre, elle le trouve en train de compter des billets puis les mettre dans la poche intérieure de sa veste. Et sans un mot, il part. Il ne dit même pas au revoir à ses amis.
Il se rend au garage et attend que Aïssa soit seul, pour lui dire qu’il ne se rendra pas à Alger.
- J’ai pris conscience de mon erreur en m’impliquant dans le trafic de voitures volées et je le regrette. En plus, il y a le haschisch et tout… Non, je ne peux plus.
- Comment ? s’écrie Aïssa, après tout ce que tu as gagné ?
- Je ne veux plus d’argent. Je veux vivre tranquille et en paix, rétorque Salim. Je ne veux plus avoir à trembler quand je vois un policier, un gendarme ou un douanier ! Je ne veux plus être séparé de ma famille. Tiens, l’argent de la dernière mission ; je n’en veux plus.
Aïssa éclate de rire et repousse l’argent, posé devant lui.
- Tu crois que c’est si simple. Tu ne peux pas revenir là-dessus, mon cher ! rétorque-t-il. Tout sauf ça.
- Ne compte pas sur moi pour retourner à Alger, insiste Salim. Je ne reviendrai pas sur ma décision.
- Tu n’es pas maître de la situation, dit son patron. Quand un membre se retire, c’est pour être enterré. Il doit emporter ses secrets avec lui.
- Je ne dirai rien de ce que je sais. Je serai muet comme une tombe.
- Rien ne le prouvera et c’est pour ton bien que je te mets en garde, l’interrompt Aïssa. Si tu ne veux pas avoir à le regretter, fais ce que tu as à faire.
- Tu me menaces ou quoi ?
- Oui, répond Aïssa, en lui retournant l’argent. Tu mets ta vie et celle de ta famille en danger. Si tu n’y vas pas, je te jure que tu le regretteras. Vas-y ! Ainsi, tu ne risqueras rien.
Il est si grave que Salim en a pâli. Cependant, il se demande s’il doit se laisser impressionner…
(À suivre)

A. K.
ADILAKATIA@yahoo.fr

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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