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6.La nouvelle de Adila Katia L’inavouable

29 octobre 2010

1.Extraits

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Edition du Mardi 08 Mars 2005

La nouvelle de Adila Katia

L’inavouable

 

RÉSUMÉ : La maman mariée, Latéfa se retrouva à errer comme une âme en peine. Sa grand-mère la prend sous sa protection et lui promet que, de son vivant, elle ne manquera de rien. Elle ne lui demande rien d’autre que d’étudier et de réussir…

Durant les quatre années qui suivirent le mariage de sa mère, Latéfa ne connaîtra aucun souci. Ses grands-parents prenaient soin d’elle, du mieux qu’ils pouvaient. Le fait de vivre en famille les poussait à redoubler de vigilance. Mais ils laissaient parfois Latéfa aider les femmes de ses oncles. Quand elle n’était pas sollicitée pour aider à la cuisine, c’était pour garder les plus jeunes. Elle avait toujours quelque chose à faire. Hadja Nouara le prenait bien parce que Latéfa avait besoin d’être éduquée. L’instruction à l’école n’est pas suffisante. Il faut qu’elle la prépare pour plus tard, lorsqu’il lui faudra tenir sa propre maison. Ce n’est qu’après avoir aidé qu’elle pouvait ouvrir ses livres et ses cahiers. Sans être brillante, elle était bonne élève.
Sa mère, à qui elle rendait visite durant les fêtes, lui donnait de l’argent pour les frais scolaires. Wahiba lui recommandait d’être obéissante et reconnaissante envers ses grands-parents et ses oncles chez qui elle vivait.
- Qui sait, comment tu aurais vécu chez ton père s’il avait eu l’idée de te récupérer ? ça aurait pu être pire, mais comme tu n’as jamais eu à le revoir, on ne saura jamais comment les choses se seraient passées entre vous ?
Latéfa ne l’a jamais connu, et elle ne le souhaite pas. Elle est bien chez ses grands-parents. Elle voudrait ne pas avoir à les quitter. Seulement, sa grand-mère est très fatiguée. Âgée de quatre-vingt dix ans, ce ne sera pas la maladie qui aura raison de son cœur mais la vieillesse. Sa brusque disparition va bouleverser sa vie. En plus de la perdre, sa vie allait prendre un autre tournant. Son père Mahmoud, en apprenant la mort de sa grand-mère, est venu la chercher. Son grand-père, trop vieux, ne fera rien pour la garder. Quant à ses oncles, ils trouvaient normal qu’elle aille vivre avec son père.
- Tu seras bien avec lui, il n’a pas eu d’autres enfants. Sa femme ne peut pas lui faire de mal. D’après les gens qui la connaissent, elle est très bonne, généreuse… Mais les qualités qu’on énumère ne rassurent pas la jeune fille. Habituée à vivre en famille, elle est bien triste en se retrouvant seule, face à ces étrangers. Voilà ce que sont son père et sa belle-mère. Heureusement pour elle, elle va toujours en classe, même si elle ne se fait pas de nouveaux amis. Elle et sa belle-mère Fathma auraient pu s’entendre. Fathma est une femme très sociable et elle s’efforce à établir une vraie relation avec Latéfa, mais celle-ci se renferme. Elle lui en veut sans raison. L’unique personne à qui elle peut s’ouvrir est sa mère Wahiba, lorsqu’elle va la voir à la fête de l’Aïd.
- Elle aurait dû refuser. Pourquoi a-t-elle accepté qu’il me reprenne chez lui ? Elle n’est rien pour moi. Je ne vois rien de bon en elle.
- Moi, je trouve qu’elle est merveilleuse, réplique sa mère. Une autre aurait refusé que tu viennes chez-elle. Si elle était mauvaise, elle t’aurait interdite de me voir. Fête ou pas fête, à la moindre occasion, elle tenterait de te couper de moi, de tes oncles… Mets- toi en tête que si tu ne l’adoptes pas, elle pourrait te faire des misères.
- Tu me conseilles d’être bien avec elle ! s’écrie Latéfa. Mais c’est la femme de papa. Pourquoi ont-ils attendu aussi longtemps pour me récupérer ?
- Ils ne voulaient pas te faire souffrir. Tu n’étais encore qu’une enfant. Tu n’aurais jamais compris pourquoi. Maintenant, tu as quatorze ans, tu peux comprendre. Avant, il y avait ta grand-mère pour prendre soin de toi. Quand ils ont su qu’elle n’était plus là, ils ont décidé de te reprendre pour s’assurer que rien et personne ne pourraient te faire de mal, poursuit Wahiba. Il faut prendre les choses du bon côté et, surtout, apprendre à les aimer.
Latéfa ne comprend pas sa mère. Elle lui conseille d’apprendre à les aimer, alors qu’elle n’aspire qu’à vivre loin d’eux. L’occasion allait lui être donnée grâce à ses études. Elle décrochera son passage au lycée, et comme celui-ci était situé à plusieurs kilomètres, elle ira à l’internat. Elle se dit avoir de la chance, puisque son vœu a été exaucé…
(À suivre)

A. K.
ADILAKATIA@yahoo.fr

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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