RSS

22.La nouvelle de Adila Katia L’inavouable

29 octobre 2010

1.Extraits

22.La nouvelle de Adila Katia L’inavouable dans 1.Extraits logo_imp v8h6uk dans 1.Extraits
Edition du Mercredi 23 Mars 2005

La nouvelle de Adila Katia

L’inavouable

 


RÉSUMÉ : Latéfa n’a pas quitté sa chambre de toute la journée. Encore une fois, elle entend ses beaux-parents se quereller, puis son mari rentrer du travail. Ouarda s’explique et trouve normal son comportement. Personne n’apprécie…

Latéfa a fini par lui ouvrir et Rachid a eu bien de la peine à la réconforter. La jeune femme est trop déçue et ne parvient pas à dépasser la douleur. Même si sa joue ne portait plus la marque de la gifle, elle souffre encore.
- Je n’ai rien fait de mal, dit-elle à Rachid. Et puis, je n’ai pas fait de grasse matinée. Elle était énervée bien avant que je ne sorte de ma chambre.
- Elle s’emporte vite, mais elle a bon cœur, la défend Rachid. C’est vrai, elle n’aurait pas dû…
- D’après ce que j’ai entendu, elle ne regrette pas. Elle n’a pas cessé de crier après ton père.
- Il a vu qu’elle avait exagéré et il a pris ta défense, dit Rachid. Tu peux être sûre qu’elle ne recommencera pas de si tôt. Malgré son mauvais caractère, elle t’aime bien.
- Si bien qu’au lieu de discuter avec moi et de me dire ce qui ne va pas, elle n’hésite pas à me frapper, réplique Latéfa. Bien sûr, comme c’est ta mère, tu fais tout pour minimiser les choses, mais sache que si elle recommence, je partirai ! Ma vie avec la belle-famille commence très mal. Je suis en droit d’attendre plus d’estime et de respect.
- ça n’arrivera plus, promet Rachid. Papa est en train de la raisonner. Elle ne recommencera plus. Mais tu devras faire un effort. Tu comprends ce que j’attends de toi ?
- Tu veux que je passe l’éponge ?
- Si tu m’aimes vraiment, cela ne devrait pas t’être difficile, insiste son mari. Enfin, il faut que tu dépasses ce problème pour que notre vie soit paisible. Je ne supporterais pas de vivre en pleine tension. Qu’il y ait des querelles pour des futilités…
- Je ne veux pas de problèmes, soupire Latéfa. C’est ta mère la responsable. Je veux bien faire un effort pour toi.
Mais je te préviens, je ne me sens pas la force de supporter des querelles chaque jour.
Rachid est soulagé, conscient que le problème ne peut être résolu que si sa femme accepte de passer l’éponge. Pour lui prouver sa bonne volonté, Latéfa le suit au salon où ses beaux-parents se sont installés. Ouarda se tourne en voyant sa belle-fille. Rachid manque de s’emporter.
- Qu’est-ce que tu lui reproches ? Pourquoi tu fais cette tête ? Tu n’es pas contente qu’elle ait accepté de te pardonner ?
- Me pardonner ? s’écrie Ouarda. Mais je suis ta mère, elle me doit respect et obéissance.
- Et toi aussi, tu dois faire un effort. Si tu ne prends pas soin d’elle, elle ne pourra jamais être à ton aide, poursuit Rachid.
Oui, si tu veux que tout aille bien dans notre maison, il faudra que vous vous entendiez bien. Il n’y a aucune raison à ce qu’il y ait des querelles. Soyez raisonnables. Je ne demande pas grand-chose, juste la paix.
- À t’entendre, je veux la guerre, rétorque Ouarda. Si ta femme consent à m’écouter et à m’obéir, je veux bien mettre cette querelle aux oubliettes. Tout comme elle, Latéfa n’a pas le choix. Elle accepte. Car, il y a tant d’amour dans les yeux de son mari, qu’il méritait qu’elle fasse cet effort. Ce serait la preuve de son amour et de sa volonté à tout arranger…
(À suivre)  

A. K.
ADILAKATIA@yahoo.fr

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

S'abonner

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

3 Réponses à “22.La nouvelle de Adila Katia L’inavouable”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    De la relative utilité des sous

    par Oualid Ammar
    Oran, Alger, Ouargla, Blida et Constantine ont chacune leur centre anti-cancer équipé. Celui de Ouargla vient d’être inauguré par le chef de l’Etat. C’est une excellente nouvelle pour les malades de la région qui avaient de longs et pénibles déplacements à faire lorsqu’ils réussissaient à avoir un rendez-vous pour leur chimiothérapie ou leur radiothérapie dans un centre du Nord. Cinq centres pour traiter environ 28 000 cancéreux, c’est nettement insuffisant, s’accordent à dire les spécialistes. Ils ajoutent sous le sceau de l’anonymat que le centre de Constantine a des problèmes techniques, ce qui perturbe le traitement des malades et que, dans tous les cas de figure, seuls huit mille peuvent être suivis et soignés sérieusement par les centres existants. Ce qui signifie que vingt mille patients doivent prendre leur mal en patience. Atroce constat.

    Rares sont ceux qui pourront se soigner en traversant la Méditerranée car même s’ils en ont les moyens, il n’est pas évident qu’ils puissent obtenir un visa de séjour. Les autres, les plus nombreux, s’en remettent à la Grâce de Dieu.

    A la décharge de l’actuel ministre de la Santé et peut-être même de son prédécesseur, ce n’est pas l’argent qui manque. Qui a manqué de prévention et d’anticipation ? Faut-il laisser ces quelque 20 000 malades mourir à petit feu ? Faut-il leur accorder des prises en charge pour soins à l’étranger ? Peut-on éviter ces dépenses en équipant dans des délais raisonnables les hôpitaux d’ici ? Quelle peut être la contribution des praticiens privés dans la lutte contre cette maladie dite du siècle ? Dans l’immédiat, l’enjeu ce sont les vies de milliers de personnes de tous âges et de toutes conditions sociales. Et puis, on ne peut s’empêcher de constater, tristement, que l’on peut parfaitement avoir les moyens financiers mais ne pas savoir qu’en faire. Alors, directement ou indirectement, sans bouger de son bureau, on peut avoir des morts sur la conscience.

    Toujours à propos d’argent mais sur un autre registre, on annonce que le secteur de la communication va disposer d’une enveloppe d’un milliard de dollars pour le quinquennal 2010-2014. Mais la transformation de ce secteur, en termes de réforme et d’ouverture, est-ce vraiment une question de sous ? Pas évident du tout. Durant toute la décennie écoulée, l’Algérie a vécu dans une aisance financière exceptionnelle. Cela n’a pas permis l’éclosion de communicateurs émérites au sein des institutions publiques ni mis fin au monopole de la télévision ou de la radio. Dans l’intervalle des deux dernières décennies, une partie de «la main-d’œuvre qualifiée» du secteur s’est expatriée pour s’affirmer professionnellement. Souvent avec succès. Comme quoi…l’argent seul ne peut faire une vraie télévision ou radio de service public.

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Mon bébé, Justin, me manque beaucoup

  2. Artisans de l'ombre Dit :

    Change

    par El-Guellil
    Qui a dit que les nôtres, ceux d’ici et qui sont là-bas; ceux que l’on appelle tantôt émigrés felkharij et immigrés felbled qui les a vu naître; ceux que l’on attend avec impatience chaque vacance, qui a dit qu’ils ne participent pas à l’essor de l’économie nationale? Faux de chez faux. C’est vrai qu’ils n’envoient pas de devises à partir de là-bas, ici, mais c’est because il y a eu trop de scandales bancaires dans le douar national.

    En plus, ceux qui ont été tentés d’expédier quelques sous pour l’urgence ou par «euroisme», ils ne sont pas prêts à la même expérience, tant l’opération a duré une éternité. Moi, et «aaoudou billah mine qaoulette moi», je suis convaincu qu’ils sont d’un apport labess pour l’économie nationale. Ils échangent au «parallèle» le peu d’euros chez le serrurier cambiste du coin. Ils sont gagnants. C’est normal, je ne connais pas un seul Algérien qui aime perdre, même en jouant au nibli. A eux, les vacances. C’est rare quand ils se payent un hôtel et c’est normal, la maison familiale est assez vaste, ouel guedra qui fait manger cinq peut nourrir dix. Ghammess khouya, ghammess. Un euro c’est 12 dinars. A partir de là commencent les calculs. On prend tous les enfants chez l’ophtalmo, la visite générale, la correction, l’optométriste, les verres, les montures griffa, le tout à presque rien. Ça aurait coûté les yeux de la tête là-bas. Les adolescents, eux, feront leurs emplettes de CD-musique piratée, les derniers tubes sont à la portée et les logiciels, je vous dis pas. Papa, lui, profite pour refaire son dentier. Et puis, y’a la fille qui bientôt va se marier là-bas avec un type de là-bas. On lui achète sa dot ici. Belbaraka. Youyou… are très «euroïque». La malle de la grosse cylindrée n’a qu’à bien se porter au retour. Et le porte-bagages aussi. Alors, qui a dit que les nôtres, ceux de là-bas, n’aident pas l’économie d’ici. En tout cas, moi, et aaoudou billah mine moi, je les préfère à ceux qui changent leurs dinars en euros et qui vont jouer sur les coqs, sur les cotes, cote, cote… Mais attention, faut pas qu’ils se prennent pour douze fois ce qu’ils sont. Le change peut changer les apparences, jamais la personnalité.

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Mon bébé, Justin, me manque beaucoup

  3. Artisans de l'ombre Dit :

    DETOURNEMENT D’ENQUETE

    par K. Selim
    La situation se tend dangereusement au Liban. Les «enquêtes» du Tribunal spécial sur le Liban (TSL) sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri ciblent ouvertement le seul Hezbollah et prennent un tour plutôt étonnant. Les enquêteurs du Tribunal spécial se sont en effet rendus dans une clinique de la banlieue sud de Beyrouth pour demander les dossiers gynécologiques d’un certain nombre de patientes.

    L’exigence est tellement surréaliste au regard de la mission présumée du Tribunal spécial qu’elle a suscité l’indignation et la colère des femmes présentes dans l’établissement. On comprend aisément que ces femmes ne trouvent aucune légitimité à une démarche qui peut paraître absurde mais qui conforte l’hostilité d’une bonne partie des Libanais contre un tribunal dont la vocation n’est plus la manifestation de la vérité sur l’assassinat de Rafic Hariri, mais de servir de couverture à des objectifs politiques.

    La colère des femmes présentes dans l’établissement a été relayée par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui a demandé aux Libanais de cesser toute collaboration avec le TSL.

    A l’évidence, pour le chef d’un mouvement qui se sait la cible privilégiée d’Israël et de ses soutiens occidentaux, cette dernière demande des «enquêteurs» du tribunal est aussi insultante qu’incongrue. Quel rapport peut-il en effet exister entre la mort de Rafic Hariri et les problèmes intimes de citoyennes du pays du Cèdre ? Cette intrusion «gynécologique» est en quelque sorte la cerise sur la gâteau d’une enquête qui ressemble fort à de la collecte d’informations pour le compte d’un ou de plusieurs services de renseignements.

    Les Sherlock Holmes du TSL ont déjà demandé et obtenu tous les dossiers des étudiants au Liban dans les universités privées et publiques de 2003 à 2006. Ils ont exigé l’ensemble des données des sociétés de télécommunications du pays, les ADN et les empreintes digitales de centaines de personnes, ainsi que le registre complet des abonnés à la Société de l’électricité. La liste n’est pas complète.

    Beaucoup de Libanais, et pas seulement les dirigeants du Hezbollah, estiment qu’avec cette intrusion dans les dossiers médicaux féminins, un seuil a été franchi.

    Comment en effet comprendre qu’une enquête puisse se donner une aussi vaste population comme sujet d’enquête – les Libanais – alors que le monde entier n’ignore rien des manipulations qui ont entouré les activités du Tribunal spécial, qui avait décidé d’orienter ses accusations contre la Syrie et pour lesquelles des faux témoins ont été obligeamment trouvés ? Des responsables libanais de services de sécurité ont croupi pendant des années en prison avant d’être élargis. Saad Hariri a fini par admettre qu’on a faussement accusé la Syrie.

    Le Hezbollah a toutes les raisons de douter de l’honnêteté d’une enquête qui a exclu d’emblée Israël de la liste des suspects. Le Tribunal spécial pour le Liban, au lieu de s’expliquer sur ces exigences pour le moins ahurissantes, fait mine de s’indigner contre une «tentative délibérée d’entrave à la justice».

    A défaut de répondre sur les raisons qui justifieraient une collecte d’informations privées sur des centaines de milliers de Libanais, chiites sans doute, le TSL discrédite la justice internationale et approfondit une suspicion légitime de collecter des informations sans rapport avec l’objet de son enquête.

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Mon bébé, Justin, me manque beaucoup

Académie Renée Vivien |
faffoo |
little voice |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | alacroiseedesarts
| Sud
| éditer livre, agent littéra...