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AHMED ARARBI, AUTEUR, COMPOSITEUR ET ÉCRIVAIN : «Les gens préfèrent écouter que lire la poésie»

21 octobre 2010

1.POESIE

 

Ahmed Ararbi est auteur compositeur interprète, né aux Ouacifs dans la wilaya de Tizi Ouzou. À l’âge de 11 ans, déjà, il s’est initié à l’écriture de ses premiers poèmes, thèmes et sujets variés: l’identité, l’amour, la misère en d’autres termes : le quotidien algérien. À18 ans, il s’investit dans le travail de la scène : découvrir le grand public et se découvrir luimême. Il anime plusieurs galas et soirées: mariages, fêtes estudiantines… Cet artiste a produit son premier album audio en 1993, intitulé « lekhvar id yerzen fell-i

: la nouvelle qui m’est parvenue, aux éditions Asalu Béjaïa. Il a aussi publié, à Paris en février 2009, un roman chez l’édition Société des écrivains intitulé « La vie des deux orphelins » le deuxième intitulé « La bague ensorcelée » chez l’édition Édilivre à Paris , ainsi qu’un recueil de poésie « les nuits d’enfance » chez les éditions Edifrée, en France. Ahmed Ararbi a organisé plusieurs séances dédicaces en France, ses ouvrages se vendent dans des grande librairies telles que Amazone, Furet, Ellipse et d’autres. Ce poète romancier est également comédien doubleur. Il a ainsi participé à plusieurs films tels que Fadhma N’Sumer, Mohammed Hilmi et d’autres… Ahmed Ararbi à bien voulu se confier à nos lecteurs. Le Courrier d’Algérie : – Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à écrire ? Ahmed Ararbi : – C’est que j’ai découvert en moi c’est l’art d’écriture depuis mon jeune âge. C’est à partir de là que j’ai commencé à écrire la poésie en premier lieu, puis d’autres textes littéraires tels que «La vie des deux orphelins » et «La bague ensorcelée». Alors, qu’est-ce qui vous inspire ? C’est la nostalgie, l’inégalité, la pauvreté, les problèmes sociaux, l’injustice etc. Votre roman est intitulé «La vie des deux orphelins», qu’évoque-t-il justement ? Il évoque l’espoir et l’optimisme, quel que sont les durs moments qu’on affronte dans la vie, ils seront toujours suivis du bonheur, cela malgré la lenteur du temps. Donc, il est toujours bon d’être patient et optimiste dans la vie, d’être aussi un peu naïf mais pas trop rusé. Il donne encore l’image des mauvais parents qui sont durs, qui traitent leurs enfants d’esclaves et les humilient. C’est un message pour leur dire cessez d’être autoritaires vis-à-vis de vos enfants, ne profitez pas de leur faiblesse, mettezvous à leur écoute, soyez tendres et prenez soin d’eux car la vie est éphémère. La préface de ce roman a été faite par la poétesse néerlandaise qui vit en Belgique, Elisa Muyleart, docteur en philosophie . Et pour votre deuxième oeuvre, « La bague ensorcelée »… «La bague ensorcelée» est un roman que j’ai publié à Paris en juin 2010, chez Edilivre. Cette histoire que j’ai écrite en langue amazighe a été traduite en français puis en langue tchèque. Elle est traduite et mise en scène par Libuse Adarova, présidente et fondatrice du projet tchéco-franco-berbère (TFB) que je tiens à remercier infiniment pour tout ce qu’elle fait pour notre culture. Cette émouvante histoire a été jouée plusieurs fois sur scène en Tchéquie par des comédiens tchèques. Cela montre que notre culture a une très bonne appréciation et pourra avoir sa place comme toutes les autres cultures dans le monde. Mais il faut la véhiculer, l’exporter par nos propres moyens pour qu’elle soit connue . Cette histoire évoque la solidarité d’un peuple d’une certaine époque; le respect, la dignité et les traditions kabyles qui sont en voie de disparition et je voulais ressusciter et graver dans la mémoire des gens à travers l’écrit. Qu’en est-il de votre dernier recueil de poésie, «Les nuits d’enfance » ? Mon recueil de poésie intitulé Les nuits d’enfance a été publié, en France le mois de mars dernier, par l’édition Edifree. J’ai fait plusieurs séances dédicace dans les librairies, à Saint-Étienne, Grenoble, Lyon etc. Ça s’est très bien passé. C’est un recueil traduit de tamazight vers la langue française par Mohamed Melaz, et par le professeur d’Université de Tizi Ouzou, Mohamed Outaleb, que je tiens à remercier beaucoup pour sa participation. Dans ce recueil, j’ai rendu un hommage au chanteur Matoub Lounès, à l’écrivain Mouloud Mâammeri ainsi qu’aux victimes du mouvement citoyen de Kabylie de 2001. Le recueil a été préfacé par mon ami Atanas Vantchev de Tracy, grand écrivain bulgare vivant en France. Seriez-vous d’accord de dire que la poésie n’est que la langue d’une personne qui veut dire des choses aux gens qui ne l’écoutent pas souvent ? Non au contraire, la majorité des gens aiment bien la poésie, mais ils préfèrent l’écouter que de la lire. Pour moi la catégorie de ceux qui ne l’écoutent pas sont des gens qui ne comprennent pas la langue, mais pour eux il y a toujours un moyen de les sensibiliser en empruntant une autre langue pour leur faire comprendre et transmettre le message voulu. Pour éviter cette étape, notre langue doit avoir un grand soutien dans notre pays, cela pour qu’elle donnera l’image d’un arbre qui fleurit, donc avoir cette image elle doit être enseignée comme toutes les autres langues et dans toutes les écoles sans choix du peuple… il ne faut pas qu’elle soit marginalisée. Je souhaite bien qu’elle aura sa place un jour en Algérie. Pensez-vous que la poésie, en particulier, et la culture, en général, subissent un délaissement par le peuple ? Oui, je suis tout à fait d’accord avec vous, mais où est la cause de tout cela ?… Aujourd’hui, les gens ne cherchent que le pain rien d’autre, comme le proverbe kabyle dit : «Wtit ghef y irden ad ittu timzin» , donc au lieu de se concentrer et de faire des progrès pour que notre culture s’épanouisse on est tous désorientés vers la même direction, mais je souhaite qu’un jour asif ad yughal gher l hed is. Je peux dire aussi que les associations culturelles qui sont, pour la plupart d’entre elles, en hibernation, faute, entre autres, de subventions. Revenons maintenant à ce que vous êtes en train d’écrire. Est-ce toujours la poésie ? Un roman ? Parlons un peu de vos projets… Oui, j’écris toujours la poésie sur les différents thèmes : l’identité, l’amour et le quotidien de l’Algérien. Dommage que je trouve quelques problèmes pour la publication. Ce n’est pas permis de publier le tout. Donc, on n’a pas le choix. J’écris aussi des romans, je souhaite que mon roman sera publié par le H-CA cette année. Actuellement, je prépare mes oeuvres en scénario, j’espère bien trouver un bon réalisateur de film pour les mettre en scène. J’anime aussi des galas artistiques comme d’habitude. Le mois prochain, je serai à Prague où je suis invité pour participer au Festival tchéco franco-berbère ( TFB) qui se déroulera du 17 au 21 novembre 2010. Un mot pour conclure… Je tiens à remercier l’équipe du journal « Le Courrier d’Algérie ». Je souhaite bien voir une Algérie plurielle, souriante, où l’artiste aura sa place. Je souhaite aussi qu’un festival kabylo africain aura lieu un jour en Algérie.

Propos recueillis par Hafit Zaouche

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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Une réponse à “AHMED ARARBI, AUTEUR, COMPOSITEUR ET ÉCRIVAIN : «Les gens préfèrent écouter que lire la poésie»”

  1. sonia Dit :

    j’ai lu le roman de cet auteur vraiment tres emouvant .
    bonne continuitè !!!!

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