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39.La nouvelle de Adila Katia “L’autre”

15 octobre 2010

1.Extraits

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Edition du Lundi 28 Novembre 2005

La nouvelle de Adila Katia

“L’autre”

 

RÉSUMÉ : Mouna trouve sa belle-mère chez elle. Elle a préparé du thé et des gâteaux. Elle est heureuse. Plus tard, Samir rentre avec Hassina. Fathma jubile. Mouna est sous le choc. Samir tente de lui expliquer mais elle refuse de l’écouter…

Mouna rentre chez ses parents. Elle est dans un état second. Dans le taxi qui l’a ramenée, elle a eu la présence d’esprit de prendre un calmant. Elle s’est souvenue des conseils du cardiologue. Du calme et du repos, elle se demande où  les trouver. Il faut éviter le stress et les colères. Comment garder son calme dans sa situation ?
Mouna aurait dû se douter que les choses avaient changé durant son absence. Le fait d’avoir vu cette femme en voiture avec son mari aurait dû lui ouvrir les yeux. Ce n’est pas la première fois qu’il la voyait. Hassina est plutôt jolie. Elle est jeune. Elle pourra lui donner de beaux enfants. Elle fera le bonheur de sa belle-mère. Mouna imagine sa joie de la savoir sortie de la vie de son fils.
Hadja Nouara, qui ne s’attendait pas à la revoir si vite, la suit dans la chambre. Elle se doute que cela a dû mal se passer.
- Il y avait sa mère ? lui demande-t-elle. Qu’a-t-elle fait cette fois ?
- Rien, répond Mouna. Samir est rentré accompagné d’une fille, jeune, agréable à regarder et aussi en bonne santé. Elle n’a pas de traitement médical à suivre et elle pourra lui donner des enfants. Le rêve impossible avec moi se réalisera enfin avec une autre.
- Je ne crois pas que ton mari se soit tourné vers une autre femme, dit hadja Nouara. Il y a certainement un malentendu…
- Sa mère avait préparé du thé et des gâteaux. Elle les attendait, lui explique Mouna. Ils se sont entendus pour se voir cet après-midi, l’après-midi où je voulais le surprendre. Et Je l’ai bien surpris.
Hadja Nouara n’y croit toujours pas. Elle connaît bien son gendre et elle jurerait à sa place qu’il y a un malentendu.
- Il n’a pas cherché à expliquer la présence de cette fille ? lui demande-t-elle.
- Il voulait me parler mais j’ai refusé de rester. J’ai vu de mes yeux et je crois à ce que j’ai vu, insiste Mouna. Je n’ai plus rien à faire là-bas.
- Si cela avait été une amie, il se serait arrangé pour la voir ailleurs, dit sa mère. Il ne l’aurait pas amenée chez vous.
- Il voulait la bénédiction de sa mère, réplique Mouna. C’est pourquoi il tenait à la lui présenter.
- Aucune femme n’aura grâce aux yeux de ta belle-mère et je ne crois toujours pas que Samir ait l’intention de refaire sa vie avec une autre.
Mouna n’a pas le courage de l’avouer mais elle ne supporte pas l’idée. Elle voudrait être aussi confiante que sa mère mais la présence de cette inconnue dans sa demeure ne lui laisse aucun espoir. De son mariage, il ne reste rien.
- Je vais t’apporter une tisane…
La sonnette de la porte d’entrée l’interrompt.
- C’est certainement ton père.
Elle va ouvrir et découvre Samir et une jeune fille.
- Tu n’as pas honte, lui dit-elle. Tu oses l’amener ici.
Elle a beau le lui reprocher, il n’y a aucune colère dans sa voix. Samir demande à entrer.
- Il faut qu’on lui parle. Elle se trompe sur tout.
- Elle sera difficile à convaincre, l’avertit hadja Nouara. Elle était partie pour te faire une surprise. Elle a subi un choc.
- Je sais, laissez-nous entrer. Je vais lui expliquer.
Hadja Nouara les mène au salon et leur demande d’attendre. Elle va voir sa fille.
- Est-ce que tu aimes vraiment Samir ?
- Oui.
- S’il revenait à toi, est-ce que tu ferais un effort pour être de nouveau avec lui ?
- Oui, mais il y a l’autre.
Hadja Nouara lui tend la main.
- Viens, lui dit-elle. Il y a Samir et la fille dans le salon. Il veut te parler.
- De quoi ? Mes félicitations ?
- Écoute-le avant, lui conseille sa mère. Tout n’est pas aussi noir que tu le crois.
Mouna hésite à se rendre au salon. Elle ne veut pas être humiliée une seconde fois.
(À suivre)

A. K.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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