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34.La nouvelle de Adila Katia “L’autre”

15 octobre 2010

Non classé

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Edition du Jeudi 24 Novembre 2005

 


RÉSUMÉ : Hadja Nouara tente d’ouvrir les yeux à sa fille. Si elle persiste à refuser de voir son mari, elle le perdra. C’est sans compter sur sa belle-mère qui passe son temps à lui répéter qu’elle est indigne de lui et qu’il devrait refaire sa vie…

Samir n’en revient pas. Mouna a accepté de lui parler. Elle répond à ses questions et quand il lui propose de se voir, elle ne refuse pas. Son appel lui a fait plaisir mais elle lui demande de rappeler pour choisir le jour où il passerait la récupérer.
Lorsqu’il raccroche, il ne peut pas cacher sa joie. Sa mère, curieuse, veut tout savoir. Elle feint de partager sa joie quand il lui apprend la nouvelle.
- Tu vois, mon mariage tient encore !
- Oui, tant mieux. Pourquoi ne pas lui demander de venir, ici ? En retrouvant son foyer, dit-elle, elle sera proie aux bons souvenirs. Je suis sûre qu’elle ne repartira pas.
- Inch Allah.
Plus que jamais, Fathma réfléchit à comment les séparer sans que son fils ne se doute qu’elle y aurait joué un rôle. Elle pense à cette femme qu’il a rencontrée et elle espère pouvoir les réunir autour d’une table. Elle imagine Mouna faire une scène à Samir puis prendre ses affaires. Elle claquerait la porte en ayant l’intention de ne plus revenir. Puis, elle demanderait le divorce. Ah, le rêve !
- Pourquoi n’appelles-tu pas Hassina, maintenant ? Je pourrais savoir quand je reviendrais ? Si j’aurais à préparer des gâteaux ?
Samir est si heureux d’avoir pu parler à sa femme qu’il ne peut rien refuser. Il joint Hassina sous l’œil de sa mère. Il n’est pas surpris de l’entendre dire “oui”.
- Demande-lui quand.
Samir lui propose le jeudi après-midi. Hassina accepte avec joie. Mais la plus heureuse est Fathma. Elle ne tarde pas. Samir la raccompagne à la maison. Il ne se doute pas une seconde qu’elle est en train de préparer un coup bas.
- J’apporterai des gâteaux, dit-elle à son fils. Je serai chez toi dès onze heures. Rentre bien, et prends bien soin de toi.
Samir l’embrasse et descend dire bonjour à son père. Il ne tarde pas, préférant rester dehors. Il repart vite chez lui et rappelle Mouna, comme pour vérifier qu’il n’a pas rêvé ce rapprochement. Il prend des nouvelles de sa santé.
- Tu suis bien le traitement ? Tu ne fais pas d’effort au moins ? La spécialiste a été très claire là-dessus. Il faut te ménager.
Mouna rit. Il ne la laisse pas répondre aux questions. Elle lui promet de prendre soin d’elle quand même. Lorsqu’elle raccroche, sa mère s’approche d’elle et pose une main réconfortante sur son bras. Il y a de la reconnaissance dans ses yeux.
- Tu as bien fait de m’écouter, lui dit-elle. Tu peux encore être heureuse avec lui, même sans enfant. Comment était-il au téléphone ?
- Bien. On doit se voir prochainement. Satisfaite ?
- Je ne veux que ton bonheur, lui affirme sa mère. Malgré tout, il reste attaché à toi. Après toutes ces semaines d’indifférence, il est temps de lui prouver que tu tiens toujours à lui et à votre mariage.
Mouna compte se rendre chez elle et discuter avec lui. Elle se demande ce qu’ils pourront se dire après tout ce temps. Retrouvera-t-elle dans ses yeux l’amour d’autrefois ? Elle craint qu’il ait changé après tout ce qui est arrivé. Elle réalise ne pas s’être bien comportée avec son mari. Ses récents rendez-vous avec la cardiologue lui ont ouvert les yeux. Samir n’a pas eu le choix. C’était la sauver ou les perdre les deux.
- J’ai été bête, reconnaît-elle. Sans toi et tous les avertissements du cardiologue, je crois que je n’y aurais jamais cru.
Mouna pense à rentrer chez elle et elle décide de faire une surprise à son mari. Elle ira le voir ce jeudi. La présence de sa belle-mère ne la gêne pas. Elle sait qu’elle est chez elle mais elle ignore que cette dernière en est toujours après elle. Une occasion en or s’est présentée en la personne de Hassina. Fathma n’allait pas la laisser passer…
(À suivre)

A. K.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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