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LAZHARI LABTER À ECHO DE PLUMES AU TNA «Le livre me fascine»

27 septembre 2010

1.LECTURE

LAZHARI LABTER À ECHO DE PLUMES AU TNA «Le livre me fascine» dans 1.LECTURE logodzprLAZHARI LABTER À ECHO DE PLUMES AU TNA
«Le livre me fascine»

O. HIND
  - Lundi 27 Septembre 2010 – Page : 20

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L’auteur projette de publier un recueil des dix plus beaux poèmes de la poésie populaire arabe et amoureuse, à l’occasion de la Saint-Valentin.

L’écrivain et éditeur Lazhari Labter était l’invité de la manifestation Echo de plumes qui entamait son entrée, samedi, au TNA. Il y a présenté son nouveau livre La Cuillère et autres petits riens, préfacé par Yasmina Khadra et sorti aux

éditions françaises, Zelig. Les droits ont été achetés récemment en Algérie. La traduction en arabe est achevée. Le roman sera édité prochainement en tamazight, en plus de la version italienne. «Je ne suis pas là pour une conférence, mais pour un échange» a-t-il dit en substance. Evoquant son roman, Lazhari Labter dira qu’il a été écrit pour son père et sa mère. «C’est un roman dicté par un sentiment de culpabilité, car je n’ai pas pu leur dire je t’aime», et ce, à cause de l’éducation algérienne marquée par le conformisme et l’esprit de tabou. «Ce livre, je l’ai écrit pour leur dire que je les aime et je les aime toujours». A mi-chemin entre le réel et la fiction, nous apprend-on, ce livre commence par «Mon père raconte» autrement ses histoires et souvenirs…Labter qualifie son père dans son roman d’«homme qui restait debout et veillait à la répartition équitable de l’eau». Evoquant le titre du roman, l’auteur explique que «cuillère» est une référence à la cuillère
retrouvée au fond d’une source d’eau, récupérée par son père avec laquelle il a mangé durant toute sa vie. Dorénavant, Labter fait pareil que son père jadis. «Chaque oeuvre démarre d’un rien et ce rien est unique. Reste à savoir comment transmettre ces choses-là? C’est avec le style, la maîtrise de la langue et la sincérité dans l’écriture». Evoquant son métier d’éditeur, Lazhari Labter relèvera le combat qu’il mène chaque jour pour affirmer son rôle dans la société car, dit-il, «j’ai toujours été fasciné par le livre depuis ma tendre enfance. Je suis fasciné par cet objet, comme si c’était un bijou», a-t-il ajouté. Quant à ses débuts qui remontent à cinq ans, Lazhari Labter fera remarquer qu’il avait commencé avec seulement 100.000 DA.
«Je n’avais pas de dinars pour imprimer, aujourd’hui, je possède 50 titres en français et en arabe. Cette année, je ne pourrai pas publier de romans lourds alors j’ai opté pour la spécialisation dans la littérature de jeunesse moderne et la BD, mais de qualité.» Avouant son amour pour les mots, l’auteur dira qu’il «adore lire et lier». Revenant à son roman dans lequel on retrouve sa ville natale, Laghouat, il soulignera que c’est par tendresse et non par nostalgie qu’il en fait mention dans son livre. «Car la vie, jadis dans cette ville, était très dure et marcher dans cette région froide ne se faisait qu’avec des engelures aux pieds…» Des souvenirs amers qui l’ont marqué. Abordant ses projets, Lazhari Labter qui avouera aimer la poésie populaire algérienne dont Hizia dira qu’il compte sortir un recueil de dix poèmes qui s’illustrent comme les plus beaux textes de la poésie populaire amoureuse du XIXe siècle. Chaque poème sera accompagné d’une peinture. La publication de ce recueil, note-t-il coïncidera avec la fête de la Saint-Valentin. «J’aime ma femme Yasmina, je n’ai pas de honte à le dire, comme l’a fait Kateb Yacine avec Nedjma, c’est pourquoi j’ai écrit Yasmina ou les sept pierres de mon collier d’amour» (poésie, éditions Barzakh, 2001, Ndlr). Pour lui, l’amour individuel peut toucher à l’universel comme ce fut le cas dans Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez «Partir du local, si l’histoire est bien traitée, on peut déboucher sur l’universel.» Outre, la poésie, Lazhari Labter regrettera le manque d’édition de textes concernant le théâtre en Algérie. «Ça ne suffit pas.» C’est par ces mots que notre auteur a achevé cette rencontre, avant d’observer une minute de silence en guise de recueillement à la mémoire de Tahar Ouettar, Larbi Zekkal, Arkoun, disparus récemment. A noter que Lazhari Labter est né le 8 janvier 1952 à Laghouat (Sud algérien). Il est poète et écrivain. Après avoir exercé de longues années le métier de journaliste, il se consacre aujourd’hui à l’édition et à l’écriture à Alger, où il vit et y travaille.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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