RSS

Cheikh El Hadj M’hamed El Anka, l’indétronable !

19 septembre 2010

Non classé

le 12.09.10 | 03h00

Cheikh El Hadj M’hamed El Anka, l’indétronable !

| © D. R.


Quelle personnalité se cache derrière ce visage angélique, coiffé d’une chéchia et habillé d’une djellaba avec l’éternel mondole à la main ? Qui est cette personne ?

Qui a voulu représenter l’image précieuse de l’Algérie dans sa coutume et sa pensée pleine de raison.
Quand on contemple cette description panoramique, notre champ lexical voyage d’une manière instinctive vers l’immense maître ou bien cheikh El Hadj M’hamed El Anka, qui est à la hauteur de cette réputation.
L’hadj était un homme plein de volonté et de courage. Il est né dans l’oppression et la misère, la faim et la souffrance, mais sa sagacité se retrouvait au premier plan de ses principes. C’était elle qui couronnait le schéma de sa fierté. Sa personnalité était ferme, il refusait la pitié et la condescendance liées à sa condition de vie.

Il se débattait pour conserver à tout prix la fierté d’être, sans se laisser bafouer ni téléguider. Après mûre réflexion, Il a réussi à surpasser toutes ces brimades épineuses pour s’imprégner dans l’univers musical, en l’occurrence «le chaâbi».
C’était le meilleur moyen pour lui de s’évader et d’adoucir son esprit. Il avait le don de l’écrit et la musique coulait dans ses veines. Il formulait des mots et des phrases qui prenaient vite des allures musicales, ornées de proverbes et de dictons ponctués de silence calculé.
El hadj tenait trop à ce statut de cheikh, ce nom qu’il s’est forgé lui-même à force d’énormes efforts. Il avait et a toujours une popularité incomparable. Il était comme une étincelle rayonnante au milieu de ce monde qui apprécie son chef-d’œuvre mystérieux.

Sa sobriété a dépassé les monts de la simplicité. Il se plaisait seulement d’être entouré et   écouté, car pour lui c’était le meilleur présent offert après un dur labeur.  Ses fans ne l’aimaient pas uniquement pour sa voix féerique , mais aussi pour sa sagesse profonde, qui donnait, au son de sa voix, des conseils précieux qui doivent être transcrits en lettres d’or.
El Anka et  ses  musiciens émérites, en l’occurrence Moh Sghir, Kedour Cherchali, Mohamed Kabour dit «Tailleur» et Mustapha Scandrani (que Dieu ait leur âme),  reflètent la beauté et la richesse de la culture algérienne. Car chacun d’eux, donnait le meilleur d’eux-mêmes  pour que le résultat soit à la hauteur de la perfection.

Ils ont réussi à créer une symbiose qui les a menés vers un cheminement majestueux.Je tiens à rendre hommage au maître inoubliable ainsi qu’à ses collaborateurs, de nous avoir légué cet héritage intarissable. J’ai le privilège d’être la fille de Faïd Boualem, un de ses élèves, qui a été ma source d’information.

Faïd Assla, lycéenne

 

 

© El Watan

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

S'abonner

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Les commentaires sont fermés.

Académie Renée Vivien |
faffoo |
little voice |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | alacroiseedesarts
| Sud
| éditer livre, agent littéra...