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Le singe et la caméra par O. Chaalal*

16 septembre 2010

Contributions

Un singe corrompu, un perroquet vendu et une autruche complice coincés dans un métro immobile.

A vrai dire, je ne suis détendeur d’aucune loyauté céleste, je ne défends aucune théorie politique antagoniste à notre histoire et je ne véhicule aucune idéologie bizarre ou anarchique contradictoire à nos croyances musulmanes. Mes visées n’ont aucune appétence que celle de partager avec mes chers concitoyens quelques modestes idées en relation avec notre quotidien dur et monotone.

La politique des singes de la sagesse est basée sur trois principes, ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal. Cette maxime nous démontre que ceux qui appliquent, à la lettre, ces trois principes vivent heureux et dans la joie éternelle ici et dans l’au-delà. A l’école on nous a appris que Victor Hugo disait « Ouvrir une école c’est fermer une prison. La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées. » La rue et son sous-sol nous apprennent autres choses très différentes de ce que l’école nous enseigne.

Un maître de la rue préparant ses fonctions dans le futur sous-sol du métro de la Grande Poste se permet de nous dire « Quand le maître d’une école a le même niveau que ses élèves; les élèves répètent la leçon les uns aux autres pendant que ledit maître écoute. La leçon est supposée apprise et comprise quand le maître répète cette leçon à la façon de ses élèves. Le patron de cette l’école est un satisfait.

Il ne voit rien. Il entend tout et ne fait rien. Puisque c’est ainsi fermons cette bâtisse qui n’a plus d’influence sur la rue et ouvrons une prison qui, peut-être, rendra la bonne éducation dans notre rue. ».

Nous avons des hommes mais nous détestons la guerre. Nous sommes en paix et les idées ne font pas défaut. Nous sommes dans la rue et nous allons vers le sous-sol. Les bonnes actions s’apprennent à l’école et s’appliquent dans la rue. La rue reflète bien notre école. Après cette introduction, permettez-moi de vous dire « sommes-nous prêts à prendre le risque du sous-sol et à faire face à ces inconnus? Écoutez-moi attentivement, je vais vous raconter.

L’argile importée de Chine ne donne pas la cruche algérienne. Chaque grand homme a sa raison dans l’Histoire de sa nation comme chaque homme occasionnel a sa raison d’être cité comme une anecdote dans l’histoire de sa bourgade.

Le Fidel de Cuba n’est pas forcement un fidèle chez nous. Chaque terre enfante ses fidèles et chaque peuple reconnaît ses hommes et honore leurs positions. La relation esclave-maître n’a pas de place dans nôtre culture. Le peuple algérien adore la modestie et la simplicité le séduit. Il exalte la vérité et respecte les hommes à principe. Il est né révolutionnaire et aime avoir une armée forte et moderne. Une armée capable de le défendre en temps de conflits amers. Il glorifie ses martyrs et salue ses anciens combattants. Il se révolte et devient rebelle face à l’injustice et l’inégalité. L’Histoire des peuples démontre que notre peuple est indomptable. Même les ennemis de ce peuple reconnaissent sa grandeur et bravoure. « Rfaa rassek ya Ba » résume son Histoire et fait partie de son identité.

N’est pas visionnaire qui veut voir la lumière au fond des labyrinthes d’un métro ombré de corruption chuchote un sage curieux à l’oreille d’un jeune homme contemplant les grands travaux de génie civil du métro d’Alger. Les hommes occasionnels apprécient mal l’intelligence du peuple et oublient son histoire. Munis d’une mémoire courte et gonflés par la mégalomanie politicienne, ils se font prendre pour des visionnaires dans le royaume des aveugles. On n’est loin du vieil adage: A chacun son métier et les vaches seront bien gardées.

Nos familles composent ce peuple. L’Algérie est notre seule demeure. En famille je m’exprime librement et avec grande sincérité je dis à mes enfants : « Tout peuple qui renonce à compter sur lui-même et place son destin dans les mains de la fatalité et attend le leader providentiellement importé ou le nouveau inconnu pour améliorer son niveau de vie est un peuple voué à l’échec. » En famille je me questionne « Qui est responsable de la politique du métro sans « rails » qui ne démarre jamais du grand trou creusé à la Grande Poste ? ». Chez nous, rails équivalent au « rail » de Chab Khaled au pluriel.

Certainement mes enfants vont penser au colon romancier Guy de Maupassant qui leur décrit le tramway de Paris: « Le tramway de Neuilly venait de passer la porte Maillot et il filait maintenant tout le long de la grande avenue qui aboutit à la Seine.

La petite machine, attelée à son wagon, cornait pour éviter les obstacles, crachait sa vapeur, haletait comme une personne essoufflée qui court; et ses pistons faisaient un bruit précipité de jambe de fer en mouvement.» Nos enfants sont jeunes et peuvent être pris au dépourvu ! Je soupire et je leur rappelle ce même Guy de Maupassant qui nous décrit sa venue à Alger: « J’ai vu, le jour de mon arrivée, un petit fait sans importance et qui pourtant résume à peu près l’histoire de l’Algérie et de la colonisation. Comme j’étais assis devant un café, un jeune moricaud s’empara, de force, de mes pieds et se met à les cirer avec une énergie furieuse. Après qu’il eut frotté pendant un quart d’heure et rendu le cuir de mes bottes plus luisant qu’une glace, je lui donnai deux sous… » J’imagine ce scénario et je dis a mes enfants: «Dieu merci nous sommes libres et indépendants et nos petits garçons ne frottent plus les bottes du colon qui ne vaut pas un sou. »

De la même manière, ils pensent aux deux Amar qui racontent histoire du métro: « Ce trou historique fut inauguré en 1982, le siècle dernier, par son excellence le Président Chadli Bendjedid.

Son étude a été entamée en 1955 par les colons des deux sous. Bientôt le tramway d’Alger démarrera de Aïn-Taya, passera par El Harrach, traversera Hussein Dey et s’arrêtera peut-être à Ruisseau. Notre tramway transportera joyeusement la population algéroise vers le métro d’Alger. De 1982 à 2010, vingt huit ans d’attente ; un temps équivalent à quatre fois le temps de notre guerre contre le colonialisme de Guy de Maupassant».

J’imagine ce scénario et je leur dis: « Vous êtes jeunes certes, mais le concret est devant vous. Dieu merci, l’autoroute des rêves est devenue réalité. Elle symbolise le défi du siècle et dérange les Guy de Maupassant. Nous souhaitons voir d’autres rêves devenir vérité dans notre pays. Faisons confiance aux deux Amar et oublions les grimaces politiques des clowns du cirque Amar ! »

Espérons qu’un beau jour de ce trou merveilleux, un train rapide démarrera. Ce train express roulera à une vitesse prestigieuse et son accès ne sera pas trop cher puisque son énergie est un fuel composé de la baraka de « sidna » et de la volonté des deux Amar.

Si tout se passe comme planifié, il y a plus d’un quart de siècle, le rond-point de la Grande Poste ressemblera à Piccadilly Circus de Londres ou à la place du Times Square de New York City. A ce moment bien attendu, les générations des années quatre vingt ne seront plus jeunes garçons pour jouer aux : « Beatles débrayés » de Piccadilly Circus ou aux piétons costumés et hâtés de Times Square de Manhattan.

 Pour justifier le retard des travaux de ce métro certains députés et sénateurs occasionnels diront au peuple: « Notre pays fait partie du monde qui nous entoure. Qui parmi nous peut appliquer l’ordre et respecter les délais dans un monde bouleversé par les contradictions et les conflits de tous les vents? Un monde dominé par l’égoïsme des forts. Un monde de peur et d’ennui. Un monde bizarre où la raison du plus fort est toujours la meilleure. Un monde gouverné par des médiocres corrompus sans honte et sans scrupule. Un monde sauvage où l’argent sale impose sa loi et ses règles à haute voix aux quatre coins d’un holding injuste. »

 Pour bien s’excuser, nos frères députés et nos cousins sénateurs oublient, à volonté, de parler des métros du Caire, de Téhéran et de Dubaï qui roulent dans ce monde bouleversé. La main droite en l’air fait constat des lieux et accepte le retard sans commentaires. En temps moderne le travail se compte en temps et en énergie. Un élève de classe de terminale, débutant en physique, peut démonter sans aucune difficulté que l’énergie potentielle d’une main levée d’un parlementaire et son temps de soustraction en l’air sont très négligeables comparés au temps et à l’énergie cinétique furieuse du geste du garçon cireur de bottes de Guy de Maupassant. Partout dans le monde, même dans les pays du quart monde, les élus-maires, députés et sénateurs-se battent pour améliorer le niveau de vie des citoyens. Dans les pays qui se respectent, un élu bien élu défend les droits et la dignité des citoyens et dénonce l’anormal.

Un élu de bonne race et de bonne éducation dispose d’une grande influence sur le milieu qui l’entoure par sa sagesse, sa modestie, et son comportement quotidien humble et exemplaire. Il personnifie la loi, la justice, le respect, le travail et l’éduction. C’est le citoyen représentatif de la nation, la personne dure, sûre, pure et mûre.

 Mais dans un microcosme corrompu, pourri et dévalorisé le citoyen honnête et apolitique ne respecte plus ses élus et se sent cloué dans un espace miné par les mensonges. Cet Algérois, aux yeux lassés par les souvenirs, vit sans espoir de prendre le métro au moins une fois dans sa vie pour aller au dit boulot ou travail. Le parcours des longs chemins, à pied, chipote son esprit et l’ennui des longues pistes le dévore. Fatigué et déplumé, il préfère faire dodo au lieu de travail. Il devient ermite et fidèle à sa petite famille et ne fait confidence à personne. Il s’isole et écoute à longueur de journée Hadj El Anka lui chantonnant les pigeons qui s’envolèrent loin de son regard. C’est ce prototype de fonctionnaire pauvre, condamné pour la vie à une besogne de bête de manège avec un salaire dérisoire juste de quoi se nourrir de lait ensaché et de pain dur. Un salaire trop négligeable et non satisfaisant pour le faire taire mais suffisant pour l’obliger de s’atterrir dans un lieu ésotérique et inconnu que certains chantent et appellent Algérie profonde.

Nos élus démagogues responsables de notre retard, les fils de Gog le corrompu responsable de l’ennui et de tous les vices renouvelables et les cousins de Magog le « khoubsiste» trop bavards, savent bien cuisiner. Ils nous cocottent du prêt à avaler pour cons. Ils nous font prendre les lentilles de Tiaret pour des petits pois de Mostaganem, les pamplemousses de Blida pour des petits melons de Sétif. Ils nous vendent la brebis indienne congelée à la place du bélier majestueux de Ouled Djelal. A les entendre parler, on prendra les radis d’Adrar pour des fraises de Skikda et même les marrons de Tizi-Ouzou pour des kiwis iraniens ou italiens.

Quand même le peuple n’est pas con à ces limites pour confondre les tomates d’Ouargla aux kakis de Miliana ou pour comparer la clôture de Béni Ezgan à la muraille de Chine.

 Nous sommes en démocratie. J’ai droit à la parlote et vous avez le même droit de ne pas être d’accord. Mais lorsque vous respectez les idées d’autrui même si elles s’opposent aux vôtres, vous jouez aux démocrates à la manière américaine. De cette manière, vous pouvez contredire Woody Allen et dire « la démocratie n’est pas synonyme de parle toujours et la dictature ne se résume pas à ferme-la, tu n’as pas le droit d’ouvrir ta gueule. »

 J’ ai connu des démocrates de fortune qui musèlent leurs chiens pour les empêcher de mordre les passants et oublient que cette technique prive ces pauvres bêtes d’aboyer pour exprimer leurs douleurs, leur faim et même leurs désirs. Puisque nous sommes en famille et en démocratie, permettez moi de vous dire « Dans une contrée où tout le monde aboie en même temps, ladite démocratie devient un tapage démodé qui camouffle les discordes dans les trains et atténue le bruit des marteaux piqueurs au sous-sol» Dans ce tapage, la dictature dans la gérance des projets et la démocratie dans leur commerce se superposent et donnent naissance à une gestion nucléaire de secteur tribal très réduite. Dans ce tapage le « manegemteche » devient management. Le « manegemteche » est une gestion propre aux tribus africaines. Tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil et tout le monde il est sans principe. Puisque le surveillant est absent, réalisez ce que bon vous semble et laissez-nous en paix.

Je définis la gestion nucléaire comme suit : c’est une gérance constituée d’un noyau chargé positivement autour duquel une poignée d’électrons négativement excités gravite. La doctrine de cette gestion est construite sur des sentiments de cœur trop familier et des relations de rang régional trop fortes. Sa structure ignore la raison, la pensée, la logique, le rationnel et s’enfiche éperdument du cerveau. Le dogme de cette gestion se résume en deux phrases. Tu n’es pas des miens. Tu n’es pas le radioactif nucléaire que je cherche et qui m’est utile.

Cette gestion n’est pas un bon modèle pour notre demeure Elle isole le chef de ses subalternes et crée une instabilité de structure administrative très difficile à gérer. Dans ce modèle de gérance l’armature se couvre de méfiance et repose sur un socle ancré dans le soupçon. Cette gestion ruine la nation et salit l’image du pays dans le monde.

Ce modèle de gestion ne fait partie ni de notre culture ni de notre histoire. Nous sommes un peuple habitué aux modèles basés sur les compétences et l’égalité de chance pour tous les Algériens. Un modèle qui abrite tous les frères algériens sous le toit de la confiance, la fraternité et la tolérance. Un modèle de liberté très solide né de notre glorieuse révolution.

La gérance de doute et de méfiance est semblable au réacteur chimique fonctionnant à pression et température non étudiées. Une manipulation brute pour corriger ces paramètres risque l’explosion et le désastre. Que Dieu nous protège de tout désastre.

En temps d’orage politique et de vents violents, quand le pouvoir économique possède la force nécessaire et suffisante pour faire plier le pouvoir politique, l’administration de rage devient une politique de sage. A ce moment bien précis le lobbying devient maître du jeu. Sage et rage riment de la même manière chez les gens qui n’écoutent pas sous prétexte que le tonnerre du lobbying politique bouche les oreilles des influençables. En politique expérimentalement occasionnelle, écouter n’est pas synonyme d’entendre. Un politicien peut vous entendre sans vous écouter, spécialement lorsque vous êtes dans le camp des non influençables. Ce phénomène se nomme surdité politique passagère ou soufisme hypocrite d’un parlementaire éphémère.

Ne pas entendre le peuple, ses demandes et ses besoins, n’est pas un comportement digne d’un élu. Le comportement diplomate de soufi hypocrite éphémère dévoile les hommes occasionnels de décore ; zoome les voyageurs dépaysés qui traversent les contrées lointaines en administrateurs experts et programmés. Enfin, il repère les routards nomades ou pèlerins concaves qui, une fois la mission terminée dans un pâturage garanti et bien gardé à Hydra, se retirent pour vivre en gars honnêtes et sédentaires chez les autres au seizième arrondissement.

 La force politique occasionnelle navigatrice dans un bain de lumière de cameras rangées et bien arrangées freine le développement, encourage l’improvisation, cause le retard et sème le doute. Le discret a horreur de l’occasionnel.

 Qui pratique la politique occasionnelle ?

 Les opportunistes, les arrivistes, les lèche-bottes, les menteurs, les bénis oui, les titrés si El-hadj et les flatteurs. Ceux qui profitent des situations. Ceux qui applaudissent la situation en publique et la critiquent en privé.

Ceux qui vendent le singe et se moquent de celui qui l’achète. Ceux qui flattent et gonflent les responsables comme des ballons de décoration dans leur fête foraine. Ceux qui sculptent des statues pour les saints pendant leur vie et les démolissent une seconde après leur mort.

Comment reconnaître un politicien occasionnel?

C’est un individu qui s’affiche H24 aux feux des cameras. Il suit l’équipe de cameras, aux souks, aux mosquées les jours de fêtes religieuses, aux hôpitaux, aux stades et même aux cimetières. Il salut le leader pour démontrer sa présence intrinsèque et marquer sa raison d’être. C’est monsieur partout. Il parle sans rien dire. Il parle dans tous les domaines. C’est monsieur arrogant qui connaît tout. Ce type de politique n’écoute pas.

Il se répète pour être compris.

C’est la politique du perroquet qui s’adresse aux medias, télévision, radios et même téléphones arabes. Le perroquet est une créature de décor qui enjolive la demeure. Il répète mais ne comprend jamais ce qu’il répète.

 Aujourd’hui il applaudit si Hadj Belkhadem, demain il insultera si Hadj Soltani, après demain il fera l’éloge de Louisa la travailliste ou de Rédha Malek le républicain. Il salut tout le monde, même les arbres et les poteaux, en temps d’élections. Il était ANR et jouait contre le FLN. Aujourd’hui il est FLN et occupe le devant de la scène. Demain il portera le manteau bolchevique ou le béret du RPR. Au CRB ou au RCD il s’en moque, tous les chemins justifient les moyens pour conquérir un poste. Il crée le flou et sème la pagaille. Il vit dans l’irrationnel et symbolise la faillite. Ce type de politique n’écoute pas. Son travail c’est de se faire écouter. Il exerce la politique du singe corrompu. Il saute de branche en branche. C’est l’acrobate politique par excellence. Il s’adresse aux citoyens trop naïfs à vaincre et aux adhérents tourmentés à tranquilliser. C’est le guignolet politique. Il symbolise l’opium politique de marque en démocratie rurale.

 Le mois prochain il prendra si Ahmed Ouyahia pour si Ahmed Ben Bella. Il confond tout le monde. Il ne fait pas la distinction entre Ali Haroun et Ali la Pointe. Dans son désordre politique Saïd Saadi et Sidi Saïd sont la même personne Ce politique n’écoute personne. Il s’écoute. C’est la politique de l’autruche. Quand l’autruche enfouit sa tête dans le sable politique elle n’écoute plus les autres. Elle s’écoute et ignore tout le monde.

 Les occasionnels veulent nous faire revivre l’expérience de Guy de Maupassant le colon. Ils sont coincés dans un train immobile et ne veulent pas que la machine démarre.

En conclusion :

Dans tous les niveaux de notre société, les occasionnels célèbrent la médiocrité et chantent une éducation de monsieur accepte tout. Ils encouragent la culture de monsieur ne critique pas et nous font admettre leur échec comme une fatalité tombant du ciel. Ils nous demandent de suivre les gens superficiels et d’apparence bien cultivés. Ils confondent les girouettes en révolution passagère aux héros de notre glorieuse révolution. Ils admirent et applaudissent les demi-instruits et trop mal éduqués qui font du tape-à-l’œil et nous font revivre des fêtes musicales à Djamila et ailleurs. Ils mélangent civilisation musulmane et promenades turques à l’Ourit de Tlemcen. Ils chantent politiquement la propulsion d’un Algérien vers la lune dans une fusée guidée par les mensonges. Ils jouent aux saints en fêtes religieuses et désirent vivre à la lumière des étoiles filantes leurs caprices politiques.

Les occasionnels oublient que dans leurs caprices politiques nos enfants seront égarés. Dans leurs caprices politiques de singe corrompu nos enfants tourneront en rond dans un espace incertain et seront incapables de se défendre. Ils seront incompétents de lever le défi imposé par les nouvelles structures de ce monde. Ils retourneront sans faute à l’abêtissement intellectuel. La démence de l’obscurantisme colonisera leurs esprits et seront pris en otage dans les ténèbres de l’ignorance des cent trente deux ans de l’ère coloniale. Les singes, les autruches et les perroquets essayent de faire de nos enfants un groupe de poissons prisonniers dans un aquarium au milieu de l’Océan. La volonté du peuple va casser cette cage de verre qui complexe nos enfants. Quand les trains démarrent, les singes, les autruches et les perroquets retourneront à leur zoo à Ben Aknoun et nos enfants jouiront de la liberté dans une Algérie puissante, forte et solide.

*Professeur associé

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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