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Bidonvilles par Oualid Ammar

16 septembre 2010

Contributions

Il y a cinq à six ans, la plaie sociale et visuelle d’une localité, à l’ouestd’Alger, était éradiquée : un bidonville. En fait, c’était une cité de regroupement qui datait de la Seconde Guerre mondiale, laquelle au fil du temps et des innombrables naissances s’est transformée en « habitat précaire ».

Occupation du moindre espace avec des planches, de la tôle ou suprême luxe du parpaing, branchement électrique sauvage et eaux usées à ciel ouvert. On s’y entassait avec une certaine organisation imposée par le cours banal de la vie. Par exemple, on y dormait à tour de rôle. Le jour ou la nuit. Selon le nombre d’occupants de l’espace concédé et squatté. Selon que l’on travaillait ou pas. Deux à trois générations, environ un millier de personnes, ont vécu dans ces conditions pendant une soixantaine d’années, dans ce bidonville situé à mille mètres d’une des résidences d’Etat de la République algérienne. Un jour, des gens de cette localité sont allés voir le maire, qui alors préparait fébrilement et avec zèle, le 30e anniversaire de la Révolution, pour lui dire de prévoir dans ce cadre le relogement de ces habitants, résidents de la commune. Avec le parler fleuri qui le caractérisait, ce maire leur dit que ces « affreux » ne payaient même pas leur loyer mensuel de 50 dinars et qu’il ne pouvait pas envisager de les reloger dans des HLM où le loyer est cinq à sept fois plus élevé. Les « méchants » de ce bidonville attendront jusqu’en 2005 pour avoir un toit décent. Aujourd’hui, on raconte que certains d’entre eux ont vendu leurs appartements pour s’installer dans des bidonvilles, ailleurs. Par nécessité ? Par «choix » ?

Toujours est-il que dans la même localité, un nouveau bidonville est en train de pousser. A la périphérie ouest, le long d’un oued, derrière des haies de roseaux, il s’étale, s’étire avec accrochés sur les toits faits de bric et de broc, les incontournables paraboles et les fils des branchements électriques sauvages. Ni vu, ni connu. Localement, tout le monde fait semblant de ne pas les voir. Sont-ils tous nécessiteux ? D’où viennent-ils encore ? Est-ce encore les conséquences de l’exode rural de la décennie 90 ? Combien de logements sociaux ont été construits depuis l’indépendance ? Pourquoi n’y a-t-il pas de fichier national informatisé des logements sociaux ? Aller au fond du problème ne semble intéresser personne. Tout le monde fait semblant, comme si les bidonvilles s’étaient emparés des esprits.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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