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58. “Le bonheur à portée de main” La nouvelle de Adila Katia

20 août 2010

1.Extraits

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Edition du Samedi 15 Mai 2010

Des gens et des faits 

“Le bonheur à portée de main”

La nouvelle de Adila Katia

RÉSUMÉ : Kamélia est heureuse de voir sa mère. Lydia et elle sont venues aussi vite que possible. Lydia est allée auprès de Youcef. Elle a eu la peur de sa vie. Elle en veut à Samir d’avoir improvisé ce voyage uniquement dans le but d’éloigner l’enfant d’elle…

58eme partie

Kamélia est devenue livide. Elle évite son regard.
- Non, on ne t’avait pas vue…
- Youcef m’a vue et il vous l’a dit, insiste Lydia, le visage fermé. Mais vous ne vouliez pas l’écouter. Inutile de nier !
- Lydia, laisse ta cousine tranquille, la prie Houria. Elle revient de loin.
- Oui, en effet, elle aurait pu ne jamais revenir ! Je ne les aurais jamais revus. Vous savez combien je tiens à Youcef, je n’aurais pas supporté qu’il lui arrive malheur ! C’est un enfant, un être innocent. Je n’en reviens pas ! J’ai failli le perdre. J’ai failli perdre mon…
- Lydia ! Tais-toi !
Cette dernière sort en claquant la porte derrière elle. Sa tante est choquée par son comportement. Elle la rejoint dans le couloir.
- Mais qu’est-ce qui te prend ? Pourquoi tu fais une fixation sur Youcef ?
- C’est… C’est mon…
Lydia se ressaisit à temps.
- C’est mon neveu. Je l’aime comme s’il était mon propre fils, dit-elle. J’ai eu la peur de ma vie. Hamdoullah, ils sont vivants. C’est le plus important ! Je réagis de façon excessive. Pardonne-moi ma tante ! Je te jure de ne plus recommencer !
- Je ne t’aurais pas reconnue si tu n’avais pas réagi de la sorte, réplique Houria. Je sais que tu l’aimes plus que de raison.
Lydia la prend dans ses bras.
- Il n’y a que toi qui puisses comprendre ce que je ressens ! Je suis si spontanée que je provoque des dégâts  de ma taille. Je vais m’excuser auprès de Kamélia. Elle n’avait pas besoin que…
- C’est une bonne idée, dit Houria. Je te laisse faire. Je vais demander après mon gendre ! Ils doivent savoir où il est.
Lydia retourne dans la chambre et s’assure d’avoir bien fermé avant de parler. Kamélia détourne le regard en la voyant.
- Regarde-moi ou pas mais tu vas m’écouter, l’avertit-elle, devenant très dure. Vous vous en êtes sortis indemnes et c’est tant mieux ! Ce que je ne t’excuse pas, c’est que tu veuilles à tout prix l’éloigner de moi ! On sait que dans quelques semaines, vous repartirez, je ne vous suivrais pas là-bas !
- Qu’est-ce que tu veux ?
- Aujourd’hui, vous avez failli mourir, poursuit Lydia. Youcef n’aurait jamais su qui est sa vraie mère…
- Ce n’est qu’un enfant, dit Kamélia, exaspérée. Tu veux bouleverser sa vie. Comme toujours, tu agis sans réfléchir ! Tu dis l’aimer alors que tu fais tout pour perturber sa vie tranquille !
Tu t’en prends à nous alors qu’on est ses parents !
- Je sais, mais je voudrais qu’un jour, il sache la vérité ! insiste Lydia. Qu’il comprenne pourquoi je tiens à lui. Pourquoi j’ai renoncé à lui !
- Ça apportera quoi de bon dans sa vie de le savoir ?  Savoir qu’il est né suite à un viol ? Lydia, comme toujours, je ne te comprends pas, rétorque sa cousine. J’étais persuadée que tu avais changé en bien.
- Je ne suis plus la même depuis sa naissance. Et je tiens à ce qu’il sache que s’il vous arrive quoi que ce soit, je serais toujours là, pour lui, termine Lydia. J’y tiens. Je veux qu’il ait quelqu’un vers qui se tourner si ça foirait un jour ! Ne me réponds pas maintenant. Tu as tout le temps pour y réfléchir ! Cet accident devrait t’ouvrir les yeux.
Lydia soupire, soulagée. Maintenant qu’elle lui a dit ce qu’elle veut, elle se dirige vers la porte. Elle ne peut s’empêcher d’ajouter avant de sortir :
- Je vais voir ton mari. Je sais qu’il ne m’accueillera pas joyeusement mais je le fais pour Youcef ! Il adore son père.
Dans le couloir, elle demande à une infirmière, une de ses connaissances, d’amener Youcef auprès de sa mère. Houria la remercie. Une fois la chose faite, elle lui propose de partir sur le champ à la recherche de Samir. Elles savent qu’il est aux urgences de l’hôpital de Thénia. Ce qu’elles ignorent en revanche, c’est son état.

A. K.
(À suivre)

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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